| Galim (Galim) | |
| Informations | |
| Pays | |
|---|---|
| Région | Ouest (Cameroun) |
| Cours d’eau | lac de retenue de Bamendjing |
| Code postal | |
| Préfixe téléphonique | |
| Fuseau horaire | UTC+01:00 |
| [ Site officiel] | |
Galim est un arrondissement du département des Bamboutos dans l'Ouest Cameroun en pays Bamiléké. C'est une ville qui s'ouvre à la modernisation tout en conservant son originalité culturelle. La localité de Galim est située sur la route provinciale P15 à 18 km au nord-est du chef-lieu départemental Mbouda. Ce territoire couvre une superficie de 513 km2 soit 43,7 % du département des Bamboutos, elle est limitée : Au Nord par la Commune de Balikumbat (Région du Nord-Ouest), À l'Ouest par la Commune de Mbouda et la Commune de Santa (Région du Nord-Ouest), Au Sud par la Commune de Mbouda et la Commune de Kouoptamo (Département du Noun), À l'Est par la Commune de Kouoptamo (Département du Noun, Région de l'Ouest) et Ndop. La population est estimée à environ 51 000 habitants (recensement 2005).
Comprendre
[modifier]Histoire
[modifier]Galim se trouve en pays Bamiléké, une région historiquement marquée par des migrations internes. Les premiers habitants étaient des groupes bamiléké venus des chefferies voisines, cherchant de nouvelles terres agricoles fertiles. La zone a ensuite accueilli des Bororo (Peuls), pasteurs nomades, qui ont introduit l’élevage bovin et la langue Fulfulde dans la région.
- Dynamiques migratoires
Les migrations ont été motivées par la recherche de terres cultivables, la pression démographique dans les chefferies bamiléké, et parfois par des conflits internes. L’installation des Bororo a créé une cohabitation entre agriculteurs sédentaires et pasteurs nomades, donnant à Galim une diversité culturelle et économique. Les échanges commerciaux (produits agricoles contre bétail) ont renforcé cette interaction.
- Occupation et organisation
Administrativement, Galim est devenu un district, puis un arrondissement, et enfin une commune autonome en 1977. Cette évolution reflète l’importance croissante de la population et de l’activité économique. La densité de population (près de 100 habitants/km²) montre que le territoire est fortement occupé et exploité. De manière synthétique, Galim est le fruit d’un mélange de migrations agricoles bamiléké et pastorales bororo, qui ont structuré son identité actuelle : une commune agricole, multiculturelle et en constante recomposition.
Climat
[modifier]Galim est situé à environ 955 m d’altitude, ce qui lui donne un climat de type tropical savane (Aw). Température moyenne annuelle : 24,3 °C (un peu plus fraîche que la moyenne nationale). Amplitude thermique : entre 17 °C (minimale) et 28–32 °C (maximale selon les saisons). Précipitations : environ 140 mm par mois, avec près de 217 jours de pluie par an (soit plus de la moitié de l’année). Saison sèche : novembre à mars, avec des températures plus élevées (février et mars sont les plus chauds). Saison pluvieuse : avril à octobre, marquée par des pluies abondantes et régulières.
Relief
[modifier]Galim est situé dans les hautes terres de l’Ouest Cameroun, sur un plateau accidenté. le relief est dominé par des collines et vallées, typiques du pays bamiléké. Altitude moyenne : environ 950–1000 m, ce qui favorise un climat tempéré par rapport aux plaines. Les sols sont volcaniques et fertiles, propices à l’agriculture.
Végétation
[modifier]La végétation est de type savane humide, avec alternance de prairies et de zones boisées. Présence de cultures vivrières (maïs, haricots, pommes de terre, café, légumes). Les collines sont souvent couvertes de forêts secondaires et de plantations. Les zones de pâturage accueillent l’élevage bovin et caprin, notamment par les Bororo.
Aller
[modifier]Circuler
[modifier]Le moyen le plus simple de se déplacer dans Galim est le moto-taxi appelé localement benskin (expression anglophone locale pour : « peaux qui tremblent »). Il n'est pas autorisé de partager sa moto-taxi. La course en ville varie entre 150 et 300 F CFAc (plus si la distance est importante). Un « dépôt » (moto-taxi non partagé) varie en fonction de la durée et débute à 500 F CFAc et va jusqu'à 2 000 F CFAc . Les tarifs sont à discuter avant de monter sur le véhicule. La ville dispose de milliers de moto-taxi, c'est un moyen de transport très économique. Il n'en est pas moins dangereux, en effet de nombreux accidents impliquant ce moyen de transport.
Voir
[modifier]A Galim
[modifier]- Centre touristique de Bamendjing. situé non loin de Galim, il est associé au barrage de Bamendjing, qui forme un vaste lac artificiel. Ce site attire pour ses paysages et ses activités de pêche.
Aux alentours de Galim
[modifier]- Grotte de Ngoulem à Balepo. cavernes rocheuses qui servaient autrefois de refuge, aujourd’hui lieu de curiosité géologique et culturelle.
- 1 Chute de la Métché. à la frontière Bamougoum Babadjou à l'ouest Cameroun.
- Monts Bamboutos. Situés entre les départements des Menoua et du Mifi Bamboutos. Ce relief culmine 2 740 mètres d’altitude, accidenté avec des plateaux, des vallées profondes et, avec des versants escarpés.
- Chute de Matiet à Kameleh. un site idéal pour l’écotourisme et les pique-niques, avec un paysage verdoyant et rafraîchissant.
- Chefferie supérieure de Batcham. La chefferie supérieure de Batcham est l’une des grandes chefferies traditionnelles de la région de l’Ouest Cameroun, située dans le département des Bamboutos, arrondissement de Batcham. Elle joue un rôle central dans la vie culturelle, sociale et politique du peuple Batcham.
Faire
[modifier]- Photographie du paysage
Acheter
[modifier]Produits et souvenirs typiques
[modifier]- Artisanat en bois : sculptures, masques traditionnels, objets décoratifs fabriqués par des artisans locaux.
- Tissus et vêtements traditionnels : pagnes, tenues en ndop (tissu royal bamiléké), broderies et accessoires.
- Produits agricoles : café, miel, arachides, vin de raphia, et autres produits issus de l’agriculture locale.
- Objets utilitaires faits main : paniers en raphia, nattes, ustensiles traditionnels.
- Œuvres d’art : tableaux, peintures et petites pièces artistiques disponibles dans les boutiques régionales .
Où acheter
[modifier]- Boutiques artisanales locales : certaines sont soutenues par l’Office Régional du Tourisme de l’Ouest (ORTOC), *qui met en avant des créations authentiques.
- Marchés de Galim : lieux vivants où l’on peut acheter directement auprès des producteurs et artisans.
- Petits ateliers familiaux : souvent discrets, mais proposant des pièces uniques transmises de génération en génération.
Manger
[modifier]- Taro sauce jaune. plat de fête par excellence, préparé avec du taro pilé et une sauce à base d’huile de palme rouge et d’épices.
Boire un verre / Sortir
[modifier]- Vin de palme localement appelé "Matango"
- Autres boissons rafraîchissantes
- Jus naturels