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Patrimoine culturel immatériel au Kazakhstan

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Cet article recense les pratiques inscrites au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO au Kazakhstan.

Comprendre[modifier]

Le pays compte huit pratiques reprises sur la « liste représentative du patrimoine culturel immatériel » de l'UNESCO.

Aucune pratique n'est reprise que se soit dans le « registre des meilleures pratiques de sauvegarde de la culture » ou sur la « liste de sauvegarde d'urgence ».

Listes[modifier]

Liste représentative[modifier]

Pratique Année Domaine Description Illustration


Les jeux traditionnels d’assyks kazakhs Les jeux traditionnels d’assyks kazakhs sont une tradition ancestrale au Kazakhstan. Chaque joueur possède son propre jeu d’« assyks », traditionnellement constitués d’astragales de mouton, et un « saka », teint dans des couleurs vives. Les joueurs se servent de leur assyk pour éliminer les autres assyks du jeu. C’est la position de l’osselet qui détermine qui est le gagnant. La communauté concernée comprend la majeure partie de la population du Kazakhstan, y compris les membres de la Fédération de jeux « Assyk Atu », ainsi que la grande communauté des praticiens, essentiellement des enfants entre 4 et 18 ans. L’élément est une activité en extérieur qui aide à développer les capacités d’analyse et le bien-être physique des enfants, en encourageant les liens d’amitié et l’intégration sociale. Il s’agit aussi d’un excellent modèle de collaboration positive, vecteur d’unité indépendamment de l’âge, des origines ethniques ou de la confession religieuse. Il est généralement pratiqué à l’occasion des festivités et rassemblements, et la communauté joue un rôle clé dans la sauvegarde de la pratique et dans sa popularisation auprès d’autres groupes ethniques du Kazakhstan, ce qui en fait un symbole national de l’enfance. Il est transmis des garçons plus âgés aux plus jeunes, par l’observation, ainsi qu’à travers des documentaires sur l’élément, diffusés à la radio et à la télévision, qui visent à inciter les enfants à jouer aux assyks et à familiariser le public avec son patrimoine culturel. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


La culture de la fabrication et du partage de pain plat Lavash, Katyrma, Jupka, Yufka

Azerbaïdjan – Iran – Kazakhstan – Kirghizistan – Turquie

La culture de la fabrication et du partage du pain plat dans les communautés d’Azerbaïdjan, d’Iran, du Kazakhstan, du Kirghizistan et de Turquie remplit des fonctions sociales grâce auxquelles cette tradition continue d’être suivie par de nombreux individus. La fabrication du pain (lavash, katyrma, jupka ou yufka) mobilise au moins trois personnes, souvent d’une même famille, qui ont chacune un rôle dans sa préparation et sa cuisson. Dans les zones rurales, le processus se déroule entre voisins. Les boulangeries traditionnelles fabriquent également ce pain. Il est cuit dans des tandyrs/tanūrs (fours en terre ou en pierres creusés dans le sol), sur des sājs (plaques métalliques) ou dans des kazans (chaudrons). Outre lors des repas habituels, le pain plat est partagé à l’occasion des mariages, des naissances, des funérailles, des vacances et des prières. En Azerbaïdjan et en Iran, il est posé sur les épaules de la mariée ou émietté sur sa tête pour souhaiter prospérité au couple alors qu’en Turquie, il est donné aux voisins du couple. Au Kazakhstan, la croyance veut que ce pain soit préparé lors de funérailles pour protéger le défunt en attendant la décision divine, et au Kirghizistan, le partage du pain assure au défunt un meilleur séjour dans l’au-delà. Cette pratique, activement transmise au sein des familles et de maîtres à apprentis, reflète l’hospitalité, la solidarité et certaines croyances symbolisant des racines culturelles communes et renforce ainsi le sentiment d’appartenance à la communauté. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


La fauconnerie, un patrimoine humain vivant
Note

Le Kazakhstan partage cette pratique avec l'Allemagne, l'Arabie saoudite, l'Autriche, la Belgique, les Émirats arabes unis, l'Espagne, la France, la Hongrie, l'Italie, le Maroc, la Mongolie, le Pakistan, le Portugal, le Qatar, la Syrie, la Corée du Sud et la Tchéquie.

pratiques sociales, rituels et événements festifs Utilisée à l’origine pour se procurer de la nourriture, la fauconnerie est désormais davantage liée à la protection de la nature, au patrimoine culturel et à l’engagement social des communautés. Suivant leurs propres traditions et principes éthiques, les fauconniers dressent, forment et font voler des oiseaux de proie (falconidés, mais aussi aigles et accipitridés) en développant un lien avec eux et en devenant leur principale source de protection. Présente dans de nombreux pays du monde, la pratique peut varier, par exemple, au niveau du type d’équipement utilisé, mais les méthodes restent les mêmes. Se considérant comme un groupe, les fauconniers peuvent voyager pendant des semaines pour chasser, en se racontant, le soir, leur journée. Ils considèrent la fauconnerie comme un lien avec le passé, notamment lorsqu’il s’agit de l’un des derniers liens avec l’environnement naturel et la culture traditionnelle de la communauté. Les connaissances et savoir-faire se transmettent de génération en génération dans le cadre du mentorat, de l’apprentissage au sein des familles, ou d’une formation dans des clubs et des écoles. Dans certains pays, un examen national doit être passé pour devenir fauconnier. Des rencontres et festivals permettent aux communautés de partager leurs connaissances, de renforcer la sensibilisation et de promouvoir la diversité. Parabuteo unicinctus takeoff.jpg


Le koures au Kazakhstan Le koures au Kazakhstan est une forme de lutte dans laquelle les concurrents s’affrontent debout, l’objectif consistant à plaquer les deux omoplates de l’adversaire au sol. Dans le cadre de cette pratique traditionnelle, les formateurs entraînent les jeunes garçons qui participent ensuite à des compétitions locales. De nos jours, le koures au Kazakhstan est un sport national, pratiqué par les deux sexes, jusqu’au niveau professionnel. Des compétitions internationales sont organisées, comme le « Kazakhstan Barysy », diffusé tous les ans dans plus de 100 pays. Le koures au Kazakhstan se transmet au sein des clubs sportifs éventuellement associés à des écoles et dans le cadre de master classes de lutteurs expérimentés. L’âge minimum pour se former est de 10 ans et aucune restriction ne limite l’accès à l’élément selon l’origine des participants. Le koures est également présent dans le folklore traditionnel kazakh. Les lutteurs, ou baluans, sont considérés comme forts et courageux et célébrés dans des épopées, la poésie et la littérature. La pratique du koures au Kazakhstan apprend aux jeunes générations à respecter leur histoire et leur culture et les incite à se comporter comme les baluans héroïques. Elle contribue à renforcer la tolérance, la bonne volonté et la solidarité entre communautés. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


Le Novruz, Nowrouz, Nooruz, Navruz, Nauroz, Nevruz
Note

Le Kazakhstan partage cette pratique avec l'Afghanistan, l'Azerbaïdjan, l'Inde, l'Iran, l'Iraq, le Kirghizistan, l'Ouzbékistan, le Pakistan, le Tadjikistan, le Turkménistan et la Turquie.

Traditions et expressions orales, notamment la langue comme moyen de transmission du patrimoine culturel immatériel

Arts du spectacle

Pratiques sociales, rituels et évènements festifs

Connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers

Artisanat traditionnel

Le Novruz, ou Nowrouz, Nooruz, Navruz, Nauroz, Nevruz, marque le nouvel an et le début du printemps dans une zone géographique très étendue, comprenant, entre autres, l’Azerbaïdjan, l’Inde, l’Iran, le Kirghizistan, le Pakistan, la Turquie et l’Ouzbékistan. Il est fêté chaque 21 mars, date calculée et fixée à l’origine en fonction des études astronomiques. Le Novruz est associé à des traditions locales diverses, par exemple l’évocation de Jamshid, roi mythologique d’Iran, à des nombreux récits et légendes. Les rites qui l’accompagnent dépendent des lieux, depuis les sauts par-dessus les feux et les ruisseaux en Iran jusqu’aux marches sur la corde raide, le dépôt de bougies allumées à la porte de la maison, en passant par des jeux traditionnels, tels que des courses de chevaux ou la lutte traditionnelle pratiqués au Kirghizistan. Chants et danses sont presque partout la règle, ainsi que des repas semi-sacrés familiaux ou publics. Les enfants sont les premiers bénéficiaires des festivités et participent à nombre d’activités comme la décoration d’œufs durs. Les femmes jouent un rôle central dans l’organisation et le déroulement du Novruz, ainsi que dans la transmission des traditions. Le Novruz promeut des valeurs de paix, de solidarité entre les générations et au sein des familles, de réconciliation et de bon voisinage, contribuant à la diversité culturelle et à l’amitié entre les peuples et les différentes communautés Persian New Year Table - Haft Sin -in Holland - Nowruz - Photo by Pejman Akbarzadeh PDN.JPG


L'aitysh/aitys, art de l'improvisation

Kazakhstan – Kirghizistan

L’aitysh ou aitys est une compétition improvisée de poésie orale parlée ou chantée au son d’instruments de musique traditionnels : le dombra kazakh ou le komuz kirghiz. Deux interprètes (akyns) s’affrontent dans une improvisation poétique portant sur des sujets d’actualité. Leurs traits d’esprit alternent entre humour et profondes réflexions philosophiques. Lors de ces compétitions, les interprètes assis face à face improvisent un dialogue sur tout type de sujet proposé par le public. Est désigné vainqueur celui qui est considéré avoir démontré sa virtuosité musicale et rythmique, son originalité, son ingéniosité, sa sagesse et son esprit. Les expressions les plus éloquentes et les plus spirituelles deviennent souvent des dictons populaires. L’élément est pratiqué lors de diverses occasions, des fêtes locales aux événements nationales. Les praticiens s’en servent alors comme d’une tribune pour soulever des questions sociales importantes. Traditionnellement pratiqué par des hommes, l’aitysh/aitys l’est désormais également par des interprètes féminines qui expriment à travers cet art les aspirations et les points de vue des femmes. Aujourd’hui, l’aitysh/aitys est une composante culturelle très populaire des sociétés multiethniques du Kirghizistan et du Kazakhstan et constitue une partie primordiale de l’identité des communautés de détenteurs. Les interprètes les plus expérimentés enseignent et transmettent leurs connaissances et savoir-faire aux plus jeunes générations. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


Connaissances et savoir-faire traditionnels liés à la fabrication des yourtes kirghizes et kazakhes (habitat nomade des peuples turciques)

Kazakhstan – Kirghizistan

La yourte est un type d’habitat nomade des peuples kazakhs et kirghizes. Elle se compose d’une ossature en bois de forme circulaire recouverte de feutre et maintenue à l’aide de cordes ; elle est facile et rapide à monter et à démonter. Les détenteurs des connaissances liées à la fabrication des yourtes sont les artisans (hommes et femmes) qui fabriquent les yourtes et leurs décorations intérieures. Les yourtes sont fabriquées à partir de matières premières naturelles et renouvelables. Les hommes et leurs élèves fabriquent les ossatures en bois à la main, ainsi que des accessoires en bois, en cuir, en os et en métal. Les femmes s’occupent de la décoration intérieure et de la couverture extérieure, ornées de motifs traditionnels zoomorphiques, végétaux ou géométriques. La règle veut qu’elles travaillent par groupes communautaires supervisés par des artisanes expérimentées, et qu’elles aient recours au tissage, au filage, au tressage, au feutrage, à la broderie, à la couture et à d’autres techniques artisanales traditionnelles. La confection des yourtes fait appel à toute la communauté des artisans, et met en avant des valeurs humaines communes, la coopération constructive et l’imagination créatrice. Traditionnellement, les connaissances et les savoir-faire sont transmis dans les familles ou bien de maîtres à élèves. Toutes les festivités, les cérémonies, les naissances, les mariages et les rituels funéraires se déroulent dans une yourte. La yourte reste ainsi le symbole de la famille et de l’hospitalité traditionnelle, fondamentales pour l’identité des peuples kazakhs et kirghizes. Montage d'une yourte murs.jpg


L’art traditionnel kazakh du dombra kuï L’art du dombra kuï désigne une courte composition jouée en solo (kuï) sur un instrument de musique traditionnel en forme de poire, à deux cordes pincées et à long manche, appelé dombra. Cette musique entend relier les gens avec leurs racines et leurs traditions, grâce à des morceaux classiques et improvisés qui amènent le public à vivre une expérience spirituelle et émotionnelle. L’investissement du public dans l’interprétation compte parmi les plus importants moyens de communication sociale et contribue au transfert des connaissances et des compétences associées à la culture kazakhe. Cette musique s’accompagne généralement d’histoires et de légendes. Traditionnellement, elle est jouée lors des réunions sociales, des vacances et des événements festifs, entourée d’une grande variété de nourriture et de musique. Elle assure une expérience sociale et culturelle indispensable, qui renforce l’identité des populations et promeut la solidarité et la compréhension réciproque dans la société. Des musiciens motives et talentueux sont places en apprentissage auprès des maîtres, dès qu’un enfant manifeste son intérêt pour la philosophie et la virtuosité de la musique traditionnelle et sa pratique. Les musiciens amateurs se forment auprès d’autres interprètes talentueux et plus expérimentés de leur région afin de développer leur savoir-faire et leur répertoire Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


Registre des meilleures pratiques de sauvegarde[modifier]

Le Kazakhstan n'a pas de pratique inscrite au registre des meilleures pratiques de sauvegarde.

Liste de sauvegarde d'urgence[modifier]

Le Kazakhstan n'a pas de pratique inscrite sur la liste de sauvegarde d'urgence.

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