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Patrimoine culturel immatériel au Kenya

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Cet article recense les pratiques inscrites au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO au Kenya.

Comprendre[modifier]

Le Kenya est État partie de la Convention sur le patrimoine culturel immatériel qu'il a ratifié le 24 octobre 2007.

Le pays ne compte aucune pratique reprise sur la « liste représentative du patrimoine culturel immatériel » de l'UNESCO ni dans le « registre des meilleures pratiques de sauvegarde de la culture ».

Deux pratiques sont reprises dans la « liste de sauvegarde d'urgence ».

Liste[modifier]

Pratique Domaine Description Illustration
1 Danse isukuti des communautés Isukha et Idakho * pratiques sociales, rituels et événements festifs
* savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel
La danse isukuti est une danse de célébration traditionnelle pratiquée par les communautés Isukha et Idakho de l'ouest du Kenya (principalement au Nord et au Sud de la ville de Kakamega). C’est une danse au rythme rapide, énergique et passionnée accompagnée par des tambours et des chants. Vecteur essentiel de transmission culturelle et de coexistence harmonieuse entre familles et communautés, elle accompagne la plupart des occasions et des étapes de la vie comme les naissances, les initiations, les mariages, les funérailles, les commémorations, les inaugurations, les festivités religieuses, les événements sportifs et autres rassemblements publics. La danse tire son nom des tambours utilisés pour son exécution, au nombre de trois (grand, moyen et petit), normalement accompagnés d'une corne d’antilope et de hochets en métal. Les danseurs sont menés par un soliste qui chante des couplets thématiques en suivant le rythme des tambours et les pas des danseurs disposés en deux rangs séparés pour les hommes et pour les femmes. La transmission de la danse isukuti et la fréquence des pratiques sont en recul. De nombreux détenteurs, âgés, ne trouvent pas de successeurs à qui ils pourraient transmettre leurs connaissances. Le manque d’argent et de matériaux pour fabriquer les instruments et les costumes constitue également un obstacle à la transmission. Finalement, de nombreux compositeurs préfèrent travailler dans des genres plus commerciaux. Les membres du public se tournent de plus en plus vers des spectacles contemporains. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


2 traditions et pratiques associées aux kayas dans les forêts sacrées des Mijikenda traditions et expressions orales Les Mijikenda se composent de neuf groupes ethniques bantouphones le long des côtes du Kenya et, plus particulièrement, dans les forêts sacrées de kayas, inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO en tant que site culturel. L’identité des Mijikenda s'exprime à travers des traditions orales et manifestations liées aux forêts sacrées, qui sont aussi une source de plantes médicinales utiles. Ces traditions et pratiques constituent leurs codes d'éthique et leurs systèmes de gouvernance, et comprennent prières, prestations de serment, rites d'inhumation et sortilèges, désignation du nom du nouveau-né, initiations, réconciliations, mariages et couronnements. Les kayas sont des habitats fortifiés dont les espaces culturels sont indispensables à la perpétuation des traditions vivantes qui mettent en exergue l’identité, la continuité et la cohésion des communautés mijikenda. L'utilisation des ressources naturelles au sein des kayas est régulée par des savoirs traditionnels et des pratiques qui ont contribué à la conservation de la biodiversité. Le Kambi (Conseil des anciens) fait office de détenteur de ces kayas et des expressions culturelles qui leur sont associées. Aujourd’hui, les communautés mijikenda abandonnent graduellement les kayas au profit d'habitats urbains informels. Du fait des pressions exercées sur les ressources de la terre, l’urbanisation et les transformations sociales, les traditions et pratiques culturelles associées aux habitats kaya sont en rapide régression, constituant une menace sérieuse pour le tissu social et la cohésion des communautés mijikenda qui les vénèrent et les célèbrent comme représentatives de leur identité et symbole de continuité. Kaya-skog.jpg



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