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Cet article recense les pratiques inscrites au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO au Kirghizistan.

Comprendre[modifier]

Le pays compte neuf pratiques reprises sur la « liste représentative du patrimoine culturel immatériel » et une pratique reprise sur la « liste de sauvegarde d'urgence » de l'UNESCO.

Aucune pratique n'est reprise dans le « registre des meilleures pratiques de sauvegarde de la culture ».

Listes[modifier]

Liste représentative[modifier]

Pratique Année Domaine Description Illustration
L’art des Akyn, conteurs épiques Kirghiz 2008 * Traditions et expressions orales
* Pratiques sociales, rituels et événements festifs
La narration d’épopée est une forme d’expression culturelle majeure des nomades kirghizs. L’art des Akyn, conteurs épiques, mêle le chant, l’improvisation et la composition musicale. Racontées lors des fêtes religieuses et privées, des cérémonies à caractère saisonnier ou des fêtes nationales, les épopées ont survécu au fil des siècles grâce à la transmission orale.

La valeur des épopées kirghizes tient essentiellement à leur intrigue dramatique et à leur fondement philosophique. Elles sont une véritable encyclopédie orale des valeurs sociales, des connaissances culturelles et de l’histoire kirghizes. La plus célèbre d’entre elles est la trilogie de Manas, vieille de mille ans et remarquable tant par sa longueur (seize fois plus longue que l’Iliade et l’Odyssée d’Homère) que par la richesse de son contenu. Mélange de faits historiques et de légendes, elle immortalise les événements qui ont marqué l’histoire kirghize depuis le neuvième siècle. Les Kirghiz ont également préservé quarante autres épopées plus courtes. Contrairement à l’épopée de Manas où le récit occupe toute la place, ces œuvres sont généralement racontées avec un accompagnement de komuz, le luth kirghiz à trois cordes. Chaque épopée a un thème, une mélodie et un style narratif propres. Les Akyn étaient autrefois des personnages très respectés qui partaient en tournée de région en région et participaient souvent à des concours de narration. Ils étaient appréciés pour leur talent narratif, leur gestuelle expressive, leurs intonations et leurs imitations vivantes, en parfait accord avec la dimension émotionnelle des épopées.

Dans les années 1920, la première partie de la trilogie de Manas a été consignée par écrit, à partir de l’interprétation orale du grand chanteur épique Sagynbay. Les épopées restent une composante essentielle de l’identité kirghize et une source d’inspiration pour les écrivains, poètes et compositeurs contemporains. Les interprétations traditionnelles sont, aujourd’hui encore, liées à des espaces culturels sacrés. Bien que le nombre de praticiens diminue, des maîtres Akyn continuent de former des jeunes. Ils sont soutenus par des initiatives de revitalisation appuyées par le gouvernement kirghiz.

Kyrgyz Manaschi, Karakol.jpg


Manas, Semetey, Seitek : trilogie épique kirghize 2013 * Arts du spectacle
* Connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers
* Traditions et expressions orales
La trilogie épique kirghize de Manas, Semetey et Seitek décrit la façon dont les tribus dispersées ont été unifiées pour former une seule nation. La trilogie témoigne de la mémoire historique du peuple kirghize et doit sa survie à une communauté de conteurs épiques qui se compose d’hommes et de femmes de tous âges. Les narrateurs acceptent leur mission après avoir reçu un rêve prophétique considéré comme un signe des héros des récits. Pendant les représentations, ils entrent dans un état proche de la transe et se servent de formes narratives, de rythmes, de tons et de gestes variés pour recréer l’atmosphère historique de l’épopée. La narration de la trilogie peut durer treize heures en continu. Les représentations ont lieu à diverses occasions publiques, des fêtes de village aux célébrations et fêtes nationales Les conteurs épiques offrent également un soutien moral et spirituel aux communautés locales et aux individus lors d’événements sociaux, de conflits ou de catastrophes. Ils considèrent la trilogie comme un patrimoine culturel pour lequel ils assument une responsabilité personnelle. La trilogie aide les jeunes à mieux comprendre leur histoire, leur culture, leur environnement naturel et les peuples du monde, et leur procure un sentiment d’identité. En tant que composante de l’éducation formelle, elle promeut la tolérance et le multiculturalisme. À travers l’éducation non formelle, la transmission se fait oralement, du maître à l’apprenti.= State History Museum and Statue of Manas in Bishkek 2.jpg


Connaissances et savoir-faire traditionnels liés à la fabrication des yourtes kirghizes et kazakhes (habitat nomade des peuples turciques)
Note

Le Kirghizistan partage cette pratique avec le Kazakhstan.

2014 * Savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel
* Pratiques sociales, rituels et événements festifs
La yourte est un type d’habitat nomade des peuples kazakhs et kirghizes. Elle se compose d’une ossature en bois de forme circulaire recouverte de feutre et maintenue à l’aide de cordes ; elle est facile et rapide à monter et à démonter. Les détenteurs des connaissances liées à la fabrication des yourtes sont les artisans (hommes et femmes) qui fabriquent les yourtes et leurs décorations intérieures. Les yourtes sont fabriquées à partir de matières premières naturelles et renouvelables. Les hommes et leurs élèves fabriquent les ossatures en bois à la main, ainsi que des accessoires en bois, en cuir, en os et en métal. Les femmes s’occupent de la décoration intérieure et de la couverture extérieure, ornées de motifs traditionnels zoomorphiques, végétaux ou géométriques. La règle veut qu’elles travaillent par groupes communautaires supervisés par des artisanes expérimentées, et qu’elles aient recours au tissage, au filage, au tressage, au feutrage, à la broderie, à la couture et à d’autres techniques artisanales traditionnelles. La confection des yourtes fait appel à toute la communauté des artisans, et met en avant des valeurs humaines communes, la coopération constructive et l’imagination créatrice. Traditionnellement, les connaissances et les savoir-faire sont transmis dans les familles ou bien de maîtres à élèves. Toutes les festivités, les cérémonies, les naissances, les mariages et les rituels funéraires se déroulent dans une yourte. La yourte reste ainsi le symbole de la famille et de l’hospitalité traditionnelle, fondamentales pour l’identité des peuples kazakhs et kirghizes. Montage d'une yourte murs.jpg


L'aitysh/aitys, art de l'improvisation
Note

Le Kirghizistan partage cette pratique avec le Kazakhstan.

2015 * Arts du spectacle
* Traditions et expressions orales
L’aitysh ou aitys est une compétition improvisée de poésie orale parlée ou chantée au son d’instruments de musique traditionnels : le dombra kazakh ou le komuz kirghiz. Deux interprètes (akyns) s’affrontent dans une improvisation poétique portant sur des sujets d’actualité. Leurs traits d’esprit alternent entre humour et profondes réflexions philosophiques. Lors de ces compétitions, les interprètes assis face à face improvisent un dialogue sur tout type de sujet proposé par le public. Est désigné vainqueur celui qui est considéré avoir démontré sa virtuosité musicale et rythmique, son originalité, son ingéniosité, sa sagesse et son esprit. Les expressions les plus éloquentes et les plus spirituelles deviennent souvent des dictons populaires. L’élément est pratiqué lors de diverses occasions, des fêtes locales aux événements nationales. Les praticiens s’en servent alors comme d’une tribune pour soulever des questions sociales importantes. Traditionnellement pratiqué par des hommes, l’aitysh/aitys l’est désormais également par des interprètes féminines qui expriment à travers cet art les aspirations et les points de vue des femmes. Aujourd’hui, l’aitysh/aitys est une composante culturelle très populaire des sociétés multiethniques du Kirghizistan et du Kazakhstan et constitue une partie primordiale de l’identité des communautés de détenteurs. Les interprètes les plus expérimentés enseignent et transmettent leurs connaissances et savoir-faire aux plus jeunes générations. KZ-2011-50tenge-Aytysh-b.png


La culture de la fabrication et du partage de pain plat Lavash, Katyrma, Jupka, Yufka
Note

Le Kirghizistan partage cette pratique avec l'Azerbaïdjan, l'Iran, le Kazakhstan et la Turquie.

2016 * Connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers
* Pratiques sociales, rituels et événements festifs
* Traditions et expressions orales
La culture de la fabrication et du partage du pain plat dans les communautés d’Azerbaïdjan, d’Iran, du Kazakhstan, du Kirghizistan et de Turquie remplit des fonctions sociales grâce auxquelles cette tradition continue d’être suivie par de nombreux individus. La fabrication du pain (lavash, katyrma, jupka ou yufka) mobilise au moins trois personnes, souvent d’une même famille, qui ont chacune un rôle dans sa préparation et sa cuisson. Dans les zones rurales, le processus se déroule entre voisins. Les boulangeries traditionnelles fabriquent également ce pain. Il est cuit dans des tandyrs/tanūrs (fours en terre ou en pierres creusés dans le sol), sur des sājs (plaques métalliques) ou dans des kazans (chaudrons). Outre lors des repas habituels, le pain plat est partagé à l’occasion des mariages, des naissances, des funérailles, des vacances et des prières. En Azerbaïdjan et en Iran, il est posé sur les épaules de la mariée ou émietté sur sa tête pour souhaiter prospérité au couple alors qu’en Turquie, il est donné aux voisins du couple. Au Kazakhstan, la croyance veut que ce pain soit préparé lors de funérailles pour protéger le défunt en attendant la décision divine, et au Kirghizistan, le partage du pain assure au défunt un meilleur séjour dans l’au-delà. Cette pratique, activement transmise au sein des familles et de maîtres à apprentis, reflète l’hospitalité, la solidarité et certaines croyances symbolisant des racines culturelles communes et renforce ainsi le sentiment d’appartenance à la communauté. Azərbaycan Lavaşı.jpg


Le Novruz, Nowrouz, Nooruz, Navruz, Nauroz, Nevruz
Note

Le Kirghizistan partage cette pratique avec l'Afghanistan, l'Azerbaïdjan, l'Inde, l'Iran, l'Iraq, le Kazakhstan, l'Ouzbékistan, le Pakistan, le Tadjikistan, le Turkménistan et la Turquie.

2016 * Traditions et expressions orales
* Arts du spectacle
* Pratiques sociales, rituels et évènements festifs
* Connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers
* Artisanat traditionnel
Le Novruz, ou Nowrouz, Nooruz, Navruz, Nauroz, Nevruz, marque le nouvel an et le début du printemps dans une zone géographique très étendue, comprenant, entre autres, l’Azerbaïdjan, l’Inde, l’Iran, le Kirghizistan, le Pakistan, la Turquie et l’Ouzbékistan. Il est fêté chaque 21 mars, date calculée et fixée à l’origine en fonction des études astronomiques. Le Novruz est associé à des traditions locales diverses, par exemple l’évocation de Jamshid, roi mythologique d’Iran, à des nombreux récits et légendes. Les rites qui l’accompagnent dépendent des lieux, depuis les sauts par-dessus les feux et les ruisseaux en Iran jusqu’aux marches sur la corde raide, le dépôt de bougies allumées à la porte de la maison, en passant par des jeux traditionnels, tels que des courses de chevaux ou la lutte traditionnelle pratiqués au Kirghizistan. Chants et danses sont presque partout la règle, ainsi que des repas semi-sacrés familiaux ou publics. Les enfants sont les premiers bénéficiaires des festivités et participent à nombre d’activités comme la décoration d’œufs durs. Les femmes jouent un rôle central dans l’organisation et le déroulement du Novruz, ainsi que dans la transmission des traditions. Le Novruz promeut des valeurs de paix, de solidarité entre les générations et au sein des familles, de réconciliation et de bon voisinage, contribuant à la diversité culturelle et à l’amitié entre les peuples et les différentes communautés Persian New Year Table - Haft Sin -in Holland - Nowruz - Photo by Pejman Akbarzadeh PDN.JPG


Le kok-boru, jeu équestre traditionnel 2017 * Pratiques sociales, rituels et événements festifs
* Connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers
* Savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel
* Traditions et expressions orales
Le kok-boru, jeu équestre traditionnel, est la synthèse de pratiques traditionnelles, de performances et du jeu proprement dit. C’est un jeu traditionnel dans lequel deux équipes de cavaliers tentent de déposer une carcasse de chèvre (remplacée par un moulage de nos jours) ou « ulak » dans le but de leurs adversaires. La communauté des détenteurs inclut des joueurs répartis dans des équipes de ligue supérieure, semi-professionnelles et amateurs, ainsi que le grand public. Les joueurs les plus expérimentés font office d’arbitres, tandis que les « kalystar » (anciens) entrent dans une autre catégorie. Ils sont les garants de l’impartialité du jeu. L’élément est l’expression d’une tradition culturelle et historique ainsi que de l’identité spirituelle de ses praticiens. Il contribue à renforcer la cohésion des communautés, indépendamment de leur statut social. Le jeu favorise une culture du travail en équipe, de responsabilité et de respect. Les connaissances relatives à l’élément sont principalement transmises de façon naturelle par des démonstrations, ainsi qu’à l’occasion d’événements festifs et sociaux. La communauté concernée participe activement à assurer la viabilité de l’élément à travers la transmission de connaissances et de savoir-faire, par des travaux de recherche et l’organisation de séances de formation. La Fédération nationale du kok-boru, créée en 1998, joue un rôle clé dans la promotion et la sauvegarde de l’élément par le développement et l’organisation d’activités. Көк бөрү.jpg


L’artisanat de l’ak-kalpak, connaissances et savoir-faire traditionnels liés à la fabrication et au port du chapeau masculin kirghiz 2019 * Connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers
* Savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel
L’artisanat de l’ak-kalpak est une forme artisanale kirghize traditionnelle. L’ak-kalpak est un couvre-chef masculin traditionnel en feutre blanc, associé à de profondes significations d’ordre sacré. L’artisanat de l’ak-kalpak est une somme de connaissances et de savoir-faire en constante évolution dans les domaines du feutrage, de la découpe, de la couture et de la broderie des motifs, transmis dans les communautés concernées par les praticiennes de l’élément. Les connaissances et les savoir-faire nécessaires sont transmis à travers l’enseignement oral, la formation pratique et la participation à des ateliers de fabrication. On distingue plus de 80 types d’ak-kalpak, ornés de divers motifs qui ont chacun une histoire et une signification sacrée. Écologique et agréable à porter, l’ak-kalpak fait penser à une montagne enneigée dont les quatre versants représentent les quatre éléments : l’air, l’eau, le feu et la terre. Les quatre arêtes symbolisent la vie, les glands qui se trouvent sur le dessus symbolisent la postérité et la mémoire des ancêtres, et le motif symbolise un arbre généalogique. Facteur d’unité entre les différentes tribus et communautés kirghizes, l’ak-kalpak distingue les Kirghizes des autres groupes ethniques. Il permet également de favoriser l’inclusion, notamment lorsque des représentants d’autres groupes ethniques le portent à l’occasion de fêtes ou pendant les jours de deuil pour exprimer leur union et leur sympathie. Plusieurs ateliers sont organisés à travers tout le pays pour assurer la transmission des connaissances et savoir-faire nécessaires, et en 2013 un projet intitulé « De génération en génération », consacré aux techniques traditionnelles de fabrication de l’ak-kalpak, a été mené à l’échelle nationale. Il a donné lieu à une exposition et à la publication d’un livre. Kirghizistan 2018 - Kirghize portant l'ak-kalpak.jpg


Le jeu traditionnel d’intelligence et de stratégie: Togyzqumalaq, Toguz Korgool, Mangala/Göçürme
Note

Le Kirghizistan partage cette pratique avec le Kazakhstan et la Turquie.

2020 * Pratiques sociales, rituels et événements festifs
* Savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel
Le jeu traditionnel d’intelligence et de stratégie appelé Togyzqumalaq, Toguz Korgool ou Mangala/Göçürme est un jeu traditionnel qui peut se jouer sur des plateaux spéciaux ou improvisés, par exemple en creusant des trous dans le sol. Le jeu peut se jouer avec des pions en pierre, en bois ou en métal, os, noix, graines, répartis dans les trous ; le gagnant est le joueur qui parvient à rassembler le plus de pions. Il existe plusieurs variantes du jeu. Par exemple, le plateau de jeu peut comporter deux, trois, quatre, six ou neuf trous disposés en fonction du nombre de joueurs, et la durée de la partie dépend du nombre de joueurs. Dans les États soumissionnaires, l’élément est lié à d’autres activités artisanales traditionnelles, comme la sculpture sur bois, la sculpture sur pierre et la fabrication de bijoux. Les maîtres de la sculpture sur bois et sur pierre et les bijoutiers fabriquent des plateaux et des pions finement décorés et pratiques. La conception des plateaux reflète la vision du monde traditionnelle et la créativité artistique des artisans. Le jeu améliore les compétences cognitives, motrices et sociales des joueurs. Il renforce leur réflexion stratégique et créative et leur enseigne la patience et la bienveillance. Il est transmis de manière informelle, mais aussi par le biais de l’éducation formelle. Récemment, les communautés concernées ont développé des applications mobiles permettant d’apprendre à jouer et/ou de jouer. Elles constituent un nouveau moyen de transmettre les connaissances et d’accroître la visibilité de la pratique auprès des jeunes. Тогузкоргоол.jpg


Registre des meilleures pratiques de sauvegarde[modifier]

Le Kirghizistan n'a pas de pratique inscrite au registre des meilleures pratiques de sauvegarde.

Liste de sauvegarde d'urgence[modifier]

Pratique Année Domaine Description Illustration
L’ala-kiyiz et le chirdak, l’art du tapis traditionnel kirghiz en feutre 2012 * Savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel
* Connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers
* Pratiques sociales, rituels et événements festifs
L'art du tapis traditionnel en feutre est l’un des arts premiers du peuple kirghiz et fait partie intégrante de son patrimoine culturel. Les Kirghiz produisent traditionnellement deux types de tapis en feutre : les ala-kiyiz et les chirdaks. Les connaissances, les techniques, la diversité, la sémantique des ornements et les cérémonies de création de tapis sont autant d’éléments culturels importants qui procurent au peuple kirghiz un sentiment d’identité et de continuité. La réalisation des tapis en feutre kirghiz est inséparablement liée au mode de vie quotidien des nomades qui les utilisent pour se protéger du froid et décorer leur intérieur. La création des tapis en feutre exige l’unité au sein de la communauté et favorise la transmission du savoir traditionnel – en principe par les femmes âgées concentrées dans les zones rurales montagneuses aux jeunes filles de la famille. L’art traditionnel de l’ala-kiyiz et du chirdak est cependant menacé de disparition. Le nombre de praticiens est en recul, la plupart d’entre eux ayant plus de quarante ans. L’absence de sauvegarde gouvernementale, le désintérêt de la jeune génération, la prédominance de tapis synthétiques à bas prix et la qualité médiocre et l’insuffisance de l’approvisionnement en matières premières ne font qu’aggraver la situation. De ce fait, la cérémonie de l’ala-kiyiz a quasiment disparu et le chirdak est sérieusement menacé de disparition. Kyrgyz design felt rugs.jpg


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