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Patrimoine culturel immatériel au Venezuela

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Cet article recense les pratiques inscrites au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO au Venezuela.

Comprendre[modifier]

Le pays compte trois pratiques reprisent sur la « liste représentative du patrimoine culturel immatériel » de l'UNESCO et une pratique sur la « liste de sauvegarde d'urgence ».

Aucune pratique supplémentaire n'est reprise dans le « registre des meilleures pratiques de sauvegarde de la culture ».

Listes[modifier]

Liste représentative[modifier]

Pratique Année Domaine Description Illustration
Les diables danseurs de Corpus Christi du Venezuela pratiques sociales, rituels et événements festifs Les petites communautés de la région côtière du centre du Venezuela ont une façon particulière de célébrer la Fête du Corpus Christi, fête catholique romaine annuelle commémorant la présence du Christ dans le sacrement. Des groupes d’adultes, de jeunes hommes et d’enfants déguisés en diables masqués dansent vers l’arrière en attitude pénitente tandis qu’une autorité de l’Église catholique s’avance avec le Saint Sacrement. Des instruments à cordes et percussion offrent un accompagnement musical et les fidèles portent des maracas pour éloigner les esprits maléfiques. Au sommet de la célébration, les diables se rendent au Saint Sacrement, symbolisant le triomphe du Bien sur le Mal. Les danseurs ou promeseros (prometteurs) sont membres à vie d’une confrérie qui transmet la mémoire historique et les traditions ancestrales. Chaque confrérie fabrique ses propres masques de diable qui se portent avec des croix, des scapulaires et des palmes bénites. Les danseurs utilisent aussi des cloches, des foulards et des rubans de protection contre les esprits maléfiques. Les femmes veillent à la préparation spirituelle des enfants, organisent les phases du rituel, préparent la nourriture, prêtent leur appui aux danses et élèvent des autels sur le chemin de la procession; ces dernières années, certaines communautés ont commencé à les accueillir comme danseuses. La pratique est imprégnée de créativité, d’organisation et de foi, et promeut un sens aigu de l’identité communautaire et culturelle. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


La parranda de San Pedro de Guarenas et Guatire les arts du spectacle Chaque année, dans les petites villes de Guarenas et de Guatire, les fidèles de saint Pierre l’Apôtre célèbrent le jour de Saint-Pierre par une série de fêtes et de rituels populaires. Une image de saint Pierre est conservée dans chaque église de la ville tandis que les participants chantent des airs populaires. À minuit, après avoir assisté à la messe, les participants sortent l’image de l’église et parcourent les rues de la ville. Le cœur de cette fête est la mise en scène de l’histoire de l’esclave María Ignacia, dont la fille aurait été guérie par le saint. Les "parranderos" endossent les rôles clés de cette histoire et portent des costumes colorés et minutieusement confectionnés, qui représentent chacun un personnage différent. D’autres participants portent des drapeaux et des banderoles, dansent, jouent des instruments de musique, chantent et improvisent des airs populaires. Les femmes y participent en organisant des ateliers pour préparer et former les jeunes générations ; elles sont également chargées de décorer l’église, d’habiller le saint et de cuisiner des plats traditionnels. Pendant le festival, les danseurs, leurs familles, les voisins et les autres adultes et enfants de la communauté se rassemblent pour partager et vivre des moments de joie et de convivialité. Chaque rassemblement sert à célébrer l’esprit de la communauté, l’énergie et la joie des danseurs, ainsi que la vitalité d’une tradition qui symbolise et permet de renforcer la lutte contre l’injustice et les inégalités. ParrandaSanPedro.jpg


Les connaissances et technologies traditionnelles liées à la culture et à la transformation de la curagua les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers

les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel

Les connaissances et technologies traditionnelles liées à la culture et à la transformation de la curagua englobent toute une série de pratiques qui portent sur la façon de cultiver cette plante et d’en extraire les fibres blanches, qui se caractérisent par leur solidité, leur durabilité et leur douceur. Les fibres sont tissées en fils pour fabriquer toute une gamme d’objets artisanaux, comme des hamacs, l’emblème traditionnel de la région. Ce sont généralement les hommes qui extraient et préparent les fibres de curagua, car ces activités exigent une grande force. Les femmes se chargent ensuite du tissage et de la fabrication des produits artisanaux. La pratique joue un rôle important dans le façonnage de l’identité des communautés vivant dans la municipalité d’Aguasay. Elle fonctionne comme un mécanisme de cohésion sociale qui transcende les barrières de genre, d’origine ethnique ou socio-culturelle. Elle favorise diverses formes de coopération au sein des communautés et entre elles et les structures familiales, dans lesquelles les femmes assument un rôle important dans le travail créatif et la génération de revenus pour la famille. Les connaissances et les savoir-faire sont transmis d’une génération à l’autre, principalement à travers la tradition orale ainsi que par l’observation et l’imitation parmi les membres d’une même famille. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


Registre des meilleures pratiques de sauvegarde[modifier]

Le Venezuela n'a pas de pratique inscrite au registre des meilleures pratiques de sauvegarde.

Liste de sauvegarde d'urgence[modifier]

Pratique Année Domaine Description Illustration
La tradition orale Mapoyo et ses points de référence symboliques dans leur territoire ancestral les traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du patrimoine culturel immatériel

les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers

La tradition orale des Mapoyos et ses points de référence symboliques sur le territoire ancestral englobent un corpus narratif constituant la mémoire collective du peuple mapoyo. Elle est symboliquement et indissolublement liée à un certain nombre de sites sur le territoire ancestral, le long de l’Orénoque en Guyane vénézuélienne. Les détenteurs de la tradition racontent les récits pendant leurs activités quotidiennes. L’espace symbolique qui résulte de cette interaction est devenu la référence d’une histoire vivante reliant les Mapoyos à leur passé et leur territoire. La tradition touche à la structure sociale, aux connaissances, à la cosmogonie et aux histoires qui ont légitimé l’action des Mapoyos dans la naissance de la république vénézuélienne. Les anciens de la communauté sont désormais les principaux dépositaires des traditions orales des Mapoyos et de leur symbolisme. Plusieurs facteurs menacent toutefois la transmission aux nouvelles générations : l’émigration des jeunes aspirant à de meilleures opportunités éducatives et économiques, l’expansion des industries minières et l’exposition des jeunes à l’éducation publique formelle qui affaiblit l’utilisation de la langue mapoyo. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


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