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Cet article recense les pratiques inscrites au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO au Yémen.

Comprendre[modifier]

Le pays compte deux pratiques reprises sur la « liste représentative du patrimoine culturel immatériel » de l'UNESCO.

Aucune pratique supplémentaire n'est reprise que se soit dans le « registre des meilleures pratiques de sauvegarde de la culture » ou sur la « liste de sauvegarde d'urgence ».

Listes[modifier]

Liste représentative[modifier]

Pratique Année Domaine Description Illustration


1 Le chant de Sana’a 2008 * Arts du spectacle
* Traditions et expressions orales
Le chant de Sana’a, également appelé al-Ghina al-San’ani, désigne un ensemble de chants appartenant à une riche tradition musicale pratiquée à travers tout le pays. Issu de diverses traditions poétiques datant du quatorzième siècle, il accompagne un certain nombre d’activités sociales, telles la veillée de noces (samra) et le magyal, rassemblement entre amis ou collègues qui a lieu chaque après-midi. Les chants sont interprétés par un chanteur soliste accompagné de deux instruments anciens: le qanbus (luth yéménite) et le sahn nuhasi, un plateau en cuivre que le musicien tient en équilibre sur ses pouces et tape doucement de ses huit autres doigts. Il existe de très nombreux types mélodiques différents. La modulation de l’un à l’autre au cours d’un même concert est rare, mais le talent artistique du chanteur réside dans sa capacité à embellir une mélodie pour souligner le sens du texte et toucher l’auditoire. Le répertoire poétique, écrit en dialectes yéménites et en arabe classique, regorge de jeux de mots et est empreint d’une profonde émotion. Les textes des chants constituent le corpus poétique le plus vénéré et le plus souvent cité au Yémen. Bien qu’ils soient directement associés à la capitale historique du pays, Sana’a, ils sont également très répandus dans les villes et zones rurales du pays. Le répertoire poétique fait en effet souvent appel aux dialectes des différentes régions. Et les mélodies traditionnelles sont régulièrement empruntées par les interprètes d’autres genres, notamment les danses rurales et la musique contemporaine. Si les Yéménites restent très fiers de la tradition du chant de Sana’a, la fréquentation des concerts a fortement diminué. Par ailleurs, les musiciens actuels, pourtant de plus en plus nombreux, ne connaissent que quelques vieux chants qu’ils insèrent dans leurs récitals, avant de passer à un répertoire moderne plus léger. Seuls quelques musiciens âgés ont préservé l’intégralité de la tradition et les subtilités de l’interprétation. Defaut.svg


Les connaissances, savoir-faire, traditions et pratiques associés au palmier dattier
Note

Le Yémen partage cette pratique avec le Bahreïn, l'Iraq, la Jordanie, le Koweït, le Maroc, la Mauritanie, l'Égypte, Oman, la Palestine, l'Arabie saoudite, le Soudan, la Tunisie et les Émirats arabes unis.

2019 * arts du spectacle
* connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers
* pratiques sociales, rituels et événements festifs
* savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel
* traditions et expressions orales
Le palmier dattier est associé à la population des États soumissionnaires depuis des siècles, comme un matériau indispensable à plusieurs formes d’artisanat, plusieurs métiers et plusieurs traditions, coutumes et pratiques socioculturelles, mais aussi comme une importante source de nourriture. Le palmier dattier est une plante à feuilles persistantes typique des régions sèches, car ses racines peuvent pénétrer profondément le sol pour en absorber l’humidité. On compte parmi les détenteurs et les praticiens de l’élément les propriétaires de plantations de palmiers dattiers ; les agriculteurs qui plantent, entretiennent et irriguent les arbres ; les artisans qui fabriquent des produits traditionnels en utilisant les différentes parties du palmier ; les marchands de dattes ; et les créateurs et artistes qui récitent des contes et des poèmes populaires. Les connaissances, savoir-faire, traditions et pratiques associés au palmier dattier ont joué un rôle essentiel dans le renforcement des liens entre les habitants des pays arabes concernés et leurs terres, car cet arbre les a aidés à surmonter les difficultés propres à un environnement désertique. La relation historique que la région entretient avec l’élément a donné naissance à un riche patrimoine culturel rassemblant les pratiques, les connaissances et les savoir-faire encore employés aujourd’hui. Le développement de l’élément à travers les siècles et sa pertinence culturelle expliquent à quel point les communautés locales sont engagées en faveur de sa préservation. Elles participent pour cela à de multiples actions portant sur le palmier dattier, organisent de nombreux rituels festifs et perpétuent les traditions et coutumes liées à l’élément. Palmeraie de Marrakech.JPG


Registre des meilleures pratiques de sauvegarde[modifier]

Le Yémen n'a pas de pratique inscrite au registre des meilleures pratiques de sauvegarde.

Liste de sauvegarde d'urgence[modifier]

Le Yémen n'a pas de pratique inscrite sur la liste de sauvegarde d'urgence.


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