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Patrimoine culturel immatériel en Arménie

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Cet article recense les pratiques inscrites au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO en Arménie.

Comprendre[modifier]

Le pays compte quatre pratiques reprises sur la « liste représentative du patrimoine culturel immatériel » de l'UNESCO.

Aucune pratique supplémentaire n'est reprise que se soit dans le « registre des meilleures pratiques de sauvegarde de la culture » ou sur la « liste de sauvegarde d'urgence ».

Listes[modifier]

Liste représentative[modifier]

Pratique Année Domaine Description Illustration
Le Duduk et sa musique Le duduk, hautbois arménien, est un instrument à vent à anche double, au timbre chaud et doux, légèrement nasal. Il appartient à la famille des aérophones qui comprend également le balaban, joué en Azerbaïdjan et en Iran, le duduki, très répandu en Géorgie et le nay turc. Le bois tendre de l’abricotier offre le matériau idéal pour creuser le corps de l’instrument. L’anche, appelée ghamish ou yegheg, est faite d’une plante locale qui pousse sur les rives de l’Arax. L’origine de la musique pour duduk remonte à l’époque du roi arménien Tigran le Grand (95-55 av. J.-C.). Le duduk accompagne les chants et danses traditionnels des différentes régions de l’Arménie. Il est aussi l’instrument privilégié de diverses réunions telles que les mariages et les funérailles. Bien que certains instrumentistes soient célèbres comme solistes, notamment Gevorg Dabaghyan et Vache Sharafyan, le duduk est généralement joué par deux musiciens. L’un d’eux crée le fond musical en tenant un bourdon continu grâce à une technique de respiration circulaire, tandis que l’autre développe des mélodies et improvisations complexes. Il y a quatre grands types de duduk qui varient en longueur de 28 à 40 cm. Cette variété permet de créer des atmosphères différentes selon le contenu du morceau et le contexte dans lequel il est joué. Le duduk de 40 cm de long, par exemple, est considéré comme idéal pour les chansons d’amour, alors que le plus petit accompagne généralement les danses. Aujourd’hui encore, des facteurs de duduk créent et expérimentent différents types de duduk. Pour beaucoup d’Arméniens, c’est l’instrument qui exprime avec le plus d’éloquence la chaleur, la joie et l’histoire de leur communauté. Depuis quelques décennies, la musique pour duduk perd de sa popularité, notamment en milieu rural d’où il est originaire. De moins en moins présent dans les fêtes populaires, le duduk est davantage joué par des professionnels lors de concerts, mettant ainsi en péril la viabilité et le caractère traditionnel de cette musique.


L’art des croix de pierre arméniennes. Symbolisme et savoir-faire des Khachkars Artisanat traditionnel

pratiques sociales

rituels

Le Khachkar est une stèle érigée en plein air, sculptée dans la pierre par des artisans en Arménie et au sein des communautés de la diaspora arménienne. Il sert, entre autres, de point focal du culte, de pierre commémorative et de relique facilitant la communication entre séculier et divin. Le Khachkar atteint 1,50 mètres de hauteur avec, en son centre, une croix sculptée de manière ornementale, reposant sur le symbole du soleil ou de la roue de l’éternité, accompagnée de motifs géométriques végétaux, d’animaux et de personnages sculptés dans la pierre. Les Khachkars sont généralement taillés dans la pierre de la région et sculptés à l’aide d’un burin, d’une gouge, d’une pointe fine et d’un marteau. Puis les motifs sculptés sont polis au sable fin. Les petites cassures et les irrégularités sont estompées avec du plâtre d’argile ou de la chaux, puis l’ensemble est peint. Une fois terminé, le Khachkar est mis en place lors d’une petite cérémonie religieuse. Après avoir été béni et consacré, le Khachkar est supposé posséder des pouvoirs sacrés et peut apporter une aide, une protection, une victoire, une longue vie, une mémoire et une médiation pour le salut de l’âme. Sur plus de 50 000 Khachkars en Arménie, chacun a sa propre composition et il n’y en a pas deux pareils. Le savoir-faire des Khachkars se transmet en famille ou du maître à l’apprenti, par l’enseignement des méthodes et des motifs traditionnels tout en encourageant le particularisme régional et l’improvisation individuelle. Sanahin khachkar.jpg


L’interprétation de l’épopée arménienne « Les enragés de Sassoun » ou « David de Sassoun » les traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du patrimoine culturel immatériel

fait partie de l’identité nationale, de la mentalité, phénomène de l’histoire nationale, mémoire liée à l’origine de la nation

L’épopée arménienne « Les enragés de Sassoun » raconte l’histoire de David de Sassoun, un jeune homme téméraire et indépendant qui, par la grâce de Dieu, défend son pays contre le mal dans un duel inégal. L’épopée s’inscrit dans la tradition des récits populaires héroïques qui relatent l’histoire d’une nation et dépeignent ses aspirations et ses sentiments les plus profonds. L’épopée est déclamée sur un ton lyrique, avec une articulation rythmée, avec un corpus de chants séparé dans un style poétique rimé. Elle est racontée tous les ans le premier samedi d’octobre (Journée du poème épique dans certains villages), lors des mariages, des anniversaires, des baptêmes et des grandes manifestations culturelles nationales. Le conteur d’épopée, vêtu du costume national, se tient généralement assis et est accompagné au duduk, instrument à vent en bois. L’art de raconter l’épopée ne connaît aucune restriction liée au genre, à l’âge ou à la profession. Sa transmission au sein de la famille est considérée comme une vocation, surtout dans les communautés rurales qui entretiennent des liens étroits avec la culture populaire. Il en existe 160 variantes. Les séances de narration peuvent durer aujourd’hui jusqu’à deux heures où l’épopée est racontée en plusieurs épisodes. Elle est communément citée comme l’une des œuvres les plus importantes du folklore arménien, encyclopédie et dépositaire de l’ensemble des connaissances relatives au patrimoine du peuple arménien, sa religion, sa mythologie, sa philosophie, sa cosmologie, ses coutumes et son éthique. David of Sasun Yerevan.jpg


Le lavash : préparation, signification et aspect du pain traditionnel en tant qu’expression culturelle en Arménie les traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du patrimoine culturel immatériel

les arts du spectacle

les pratiques sociales, rituels et événements festifs

les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers

les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel

Le lavash est un pain traditionnel fin qui fait partie intégrante de la cuisine arménienne. Sa préparation est effectuée par un petit groupe de femmes et demande beaucoup d’efforts, de coordination, de l’expérience et un savoir-faire spécifique. La pâte, simplement composée de farine de blé et d’eau, est pétrie puis divisée en boules, qui sont ensuite étalées en fines couches puis étirées sur un moule ovale spécial ressemblant à un traversin ; celui-ci est ensuite appliqué contre la paroi du four traditionnel en argile, de forme conique. Trente secondes à une minute plus tard, le pain cuit est décollé de la paroi du four. Le lavash est fréquemment servi enroulé autour de fromages locaux, de légumes ou de viandes, et peut se conserver jusqu’à six mois. Il exerce une fonction rituelle lors des mariages, où il est placé sur les épaules des jeunes mariés afin de leur souhaiter fertilité et prospérité. Le travail collectif de la préparation du lavash renforce les liens familiaux, communautaires et sociaux. Les jeunes filles aident à préparer le lavash, devenant de plus en plus impliquées à mesure qu’elles gagnent en expérience. Les hommes interviennent également dans la fabrication des traversins et la construction des fours, et transmettent leur savoir-faire aux étudiants et apprentis, une étape nécessaire à la préservation de la vitalité et de la viabilité de la préparation du lavash. Pan armenio en el mercado de Yerevan.JPG


Registre des meilleures pratiques de sauvegarde[modifier]

L'Arménie n'a pas de pratique inscrite au registre des meilleures pratiques de sauvegarde.

Liste de sauvegarde d'urgence[modifier]

L'Arménie n'a pas de pratique inscrite sur la liste de sauvegarde d'urgence.


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