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Patrimoine culturel immatériel en Azerbaïdjan

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Cet article recense les pratiques inscrites au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO en Azerbaïdjan.

Comprendre[modifier]

Le pays compte sept pratiques reprises sur la « liste représentative du patrimoine culturel immatériel » de l'UNESCO et une pratique sur la « liste de sauvegarde d'urgence ».

Aucune pratique n'est reprise dans le « registre des meilleures pratiques de sauvegarde de la culture ».

Listes[modifier]

Liste représentative[modifier]

Pratique Année Domaine Description Illustration
Le mugham azerbaïdjanais Le mugham azerbaïdjanais est un genre musical traditionnel qui se prête à un haut degré d’improvisation. Musique classique et académique, il intègre également des mélodies, rythmes et techniques d’interprétation populaires d’origine bardes et se pratique dans de nombreux contextes à travers le pays. Les interprétations contemporaines du mugham azerbaïdjanais reflètent les différentes périodes de l’histoire du pays et ses contacts avec les Perses, les Arméniens, les Géorgiens et d’autres peuples turcs. Ce genre musical partage des caractéristiques artistiques du maqam iraquien, du radif perse et du makam turc. Dans le passé, le mugham était principalement joué en deux occasions : le toy, banquet de noce traditionnel, et le majles, réunion privée de connaisseurs. Il était également pratiqué par les membres des ordres soufis et par les interprètes de drames religieux appelés ta’zie ou shabih. Des concours officiels et des rencontres informelles permettaient aux musiciens accomplis de se faire connaître. Ce genre modal associe un chanteur, homme ou femme, à des musiciens jouant des instruments traditionnels, notamment le tar (luth à long manche), le kamancha (violon à pique à quatre cordes) et le daf (sorte de grand tambourin). Ne pouvant être transcrit sous une forme définitive, les multiples versions sont transmises par des maîtres qui forment des élèves à l’art subtil de l’improvisation qui fait la richesse de cette expression artistique. Les influences européennes, particulièrement sensibles quant à la façon dont les musiciens contemporains jouent et transmettent leur savoir-faire aux jeunes générations, ont largement contribué à dépouiller le mugham de certaines caractéristiques esthétiques et expressives. Azeri 7.jpg


L’art des Ashiqs d’Azerbaïdjan L’art des Ashiq d’Azerbaïdjan réunit poésie, récits, danses, chants et musique instrumentale en une forme d’expression scénique traditionnelle qui constitue un symbole de la culture du peuple azerbaïdjanais. Caractérisé par l’accompagnement du saz, instrument de musique à cordes, le répertoire classique compte quelque 200 chants, 150 compositions musicales et poétiques appelées dastans, près de 2 000 poèmes de tout genre poétique et une multitude de récits. Les régions ont parfois leur propre mode d’accompagnement instrumental, mais toutes reposent sur une langue nationale et une histoire artistique communes. Les Ashiq se produisent lors de mariages, de réunions entre amis et d’événements festifs dans tout le Caucase, mais aussi dans des salles de concert, à la radio et à la télévision, et ils continuent d’enrichir leur répertoire en combinant mélodies classiques et mélodies contemporaines. Considéré comme emblématique de l’identité nationale, leur art est également perçu comme le gardien de la langue, de la littérature et de la musique azerbaïdjanaises. Tout en représentant la conscience collective d’un peuple, les Ashiq contribuent à promouvoir les échanges et le dialogue entre les cultures : Kurdes, Lezguiens, Talish, Tats et autres groupes ethniques vivant dans le pays pratiquent souvent l’art des Ashiq, et tant leurs poèmes que leurs chansons se sont répandus dans l’ensemble de la région. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


Le Novruz, Nowrouz, Nooruz, Navruz, Nauroz, Nevruz
Note

L'Azerbaïdjan partage cette pratique avec l'Iran, l'Inde, le Kirghizistan, le Pakistan, la Turquie et en Ouzbékistan.

Traditions et expressions orales, notamment la langue comme moyen de transmission du patrimoine culturel immatériel

Arts du spectacle

Pratiques sociales, rituels et évènements festifs

Connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers

Artisanat traditionnel

Le Novruz, ou Nowrouz, Nooruz, Navruz, Nauroz, Nevruz, marque le nouvel an et le début du printemps dans une zone géographique très étendue, comprenant, entre autres, l’Azerbaïdjan, l’Inde, l’Iran, le Kirghizistan, le Pakistan, la Turquie et l’Ouzbékistan. Il est fêté chaque 21 mars, date calculée et fixée à l’origine en fonction des études astronomiques. Le Novruz est associé à des traditions locales diverses, par exemple l’évocation de Jamshid, roi mythologique d’Iran, à des nombreux récits et légendes. Les rites qui l’accompagnent dépendent des lieux, depuis les sauts par-dessus les feux et les ruisseaux en Iran jusqu’aux marches sur la corde raide, le dépôt de bougies allumées à la porte de la maison, en passant par des jeux traditionnels, tels que des courses de chevaux ou la lutte traditionnelle pratiqués au Kirghizistan. Chants et danses sont presque partout la règle, ainsi que des repas semi-sacrés familiaux ou publics. Les enfants sont les premiers bénéficiaires des festivités et participent à nombre d’activités comme la décoration d’œufs durs. Les femmes jouent un rôle central dans l’organisation et le déroulement du Novruz, ainsi que dans la transmission des traditions. Le Novruz promeut des valeurs de paix, de solidarité entre les générations et au sein des familles, de réconciliation et de bon voisinage, contribuant à la diversité culturelle et à l’amitié entre les peuples et les différentes communautés Persian New Year Table - Haft Sin -in Holland - Nowruz - Photo by Pejman Akbarzadeh PDN.JPG


L’art traditionnel du tissage du tapis azerbaïdjanais en République d’Azerbaïdjan Le tapis azerbaïdjanais est un textile traditionnel fait à la main en plusieurs dimensions, à la texture dense, noué ou tissé, dont les motifs sont caractéristiques des nombreuses régions de fabrication de tapis azerbaïdjanais. La fabrication de tapis est une tradition familiale qui se transmet oralement et par la pratique. Les hommes tondent les moutons au printemps et à l’automne, tandis que les femmes récoltent les colorants, filent la laine et teignent le fil au printemps, en été et en automne. Le tissage est exécuté pendant l’hiver par les membres féminins du cercle familial élargi, les filles apprenant à tisser avec leur mère et leur grand-mère et les brus avec leur belle-mère. Le tapis est confectionné sur un métier à tisser horizontal ou vertical à l’aide de fils de laine, de coton ou de soie multicolores teints avec des colorants naturels. En appliquant des techniques particulières aux tapis noués, les tisserands passent un fil qu’ils nouent autour des fils de chaîne. Les tapis tissés sont diversement faits d’entrelacs de chaînes de structure, de trames et de trames de motifs. La découpe d’un tapis fini sur le métier à tisser est une célébration d’une rare solennité. Le tissage du tapis est étroitement lié à la vie quotidienne et aux coutumes des communautés concernées, et son rôle se reflète dans la signification des compositions et de leurs applications. Ainsi, des filles assises sur un tapis disent la bonne aventure et chantent des airs traditionnels lors du Novruz (le Nouvel An régional). Le tapis est largement utilisé comme pièce d’ameublement ou décoration murale, et des tapis spéciaux sont tissés pour des traitements médicaux, des cérémonies nuptiales, la naissance d’un enfant, des rituels funéraires et pour la prière. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


La facture et la pratique musicale du tar, instrument à cordes à long manche Le tar est un luth à cordes pincées et à long manche, traditionnellement fabriqué et joué dans les communautés à travers tout l’Azerbaïdjan. Considéré par beaucoup comme le principal instrument de musique du pays, il figure seul ou avec d’autres instruments dans de nombreux styles musicaux traditionnels. Les facteurs de tar transmettent leur savoir-faire aux apprentis, souvent dans le milieu familial. La fabrication commence par le choix attentif des matériaux pour l’instrument: du mûrier pour la caisse, du noisetier pour le manche et du poirier pour les chevilles. À l’aide de divers outils, les artisans créent une caisse au corps creux, en forme de huit, qui est ensuite recouverte d’un fin péricarde de taureau. Le manche à frettes est fixé, les cordes métalliques sont ajoutées et les incrustations de nacre sont faites sur la caisse. Les joueurs tiennent l’instrument à l’horizontale contre la poitrine et pincent les cordes avec un plectre en utilisant des trilles et plusieurs techniques et frappés pour ajouter de la couleur. La musique du tar tient une place essentielle dans les mariages et diverses réunions entre amis, événements festifs et concerts publics. Les joueurs de tar transmettent leur savoir-faire de bouche à oreille aux jeunes de leur communauté, mais aussi par l’exemple et dans les écoles de musique. La fabrication et la pratique du tar, ainsi que les savoir-faire liés à cette tradition jouent un rôle important dans la formation de l’identité culturelle des Azerbaïdjanais. Aserbaidschanische Volksinstrument Tar.JPG


L’art et le symbolisme traditionnels du kelaghayi, fabrication et port de foulards en soie pour les femmes Ancré dans les traditions répandues tout au long de la Route de la soie, l’art du kelaghayi se concentre à deux endroits de l’Azerbaïdjan : la ville de Shaki et le village de Basgal. La fabrication du kelaghayi comprend plusieurs étapes : le tissage de l’étoffe, sa teinture et sa décoration à l’aide de blocs de bois. Les tisserands choisissent de fins fils de soie auprès de sériciculteurs et tissent des étoffes sur leurs métiers à tisser avant de les tremper dans un bain bouillant et de les faire sécher pour produire des étoffes carrées. À l’aide de substances végétales, les maîtres-artisans donnent ensuite aux étoffes différentes couleurs et les décorent de différents motifs au moyen de tampons en bois recouverts de solutions à base de colophane, de paraffine et d’huile solide. Les couleurs des foulards ont une signification symbolique souvent liée à des occasions sociales : mariages, cérémonies funéraires, célébrations et activités quotidiennes. L’art de la fabrication du kelaghayi se transmet uniquement par le biais de l’apprentissage informel et constitue avant tout une activité familiale. Chaque famille possède ses propres caractéristiques stylistiques et motifs de décoration. La pratique traditionnelle de la fabrication et du port du kelaghayi est une expression de l’identité culturelle et des traditions religieuses, et un symbole de cohésion sociale qui renforce le rôle des femmes ainsi que l’unité culturelle de la société azerbaïdjanaise. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


Registre des meilleures pratiques de sauvegarde[modifier]

L'Azerbaïdjan n'a pas de pratique inscrite au registre des meilleures pratiques de sauvegarde.

Liste de sauvegarde d'urgence[modifier]

Pratique Année Domaine Description Illustration


Le tchovgan, jeu équestre traditionnel pratiqué à dos de chevaux karabakhs en République d'Azerbaïdjan Le tchovgan est un jeu équestre traditionnel qui se pratique sur un terrain plat recouvert d’herbe où s’affrontent deux équipes de joueurs montés sur des chevaux karabakhs. Chaque équipe se compose de cinq cavaliers : deux défenseurs et trois attaquants. La partie commence au milieu du terrain et les joueurs se servent de maillets en bois pour tenter de faire entrer une petite balle en cuir ou en bois dans le but adverse. Le jeu est entrecoupé de musique instrumentale traditionnelle appelée janghi. Les joueurs et les entraîneurs de tchovgan sont des agriculteurs et des cavaliers expérimentés de la région. Ils portent traditionnellement un grand chapeau en astrakan, un long manteau ajusté à taille haute, un pantalon spécial, des chaussettes et des chaussures. Des personnes de tous âges viennent assister à ce jeu traditionnel et soutenir leurs équipes. Le tchovgan renforce le sentiment d’identité ancré dans la culture nomade et contribue à faire percevoir le cheval comme partie intégrante de la vie quotidienne. Les règles spécifiques, le savoir-faire et les techniques du tchovgan sont transmis aux débutants par des joueurs expérimentés lors d’entraînements collectifs. La pratique et la transmission du tchovgan ont cependant faibli en raison de la perte d’intérêt parmi les jeunes, de l’urbanisation et de l’émigration, qui ont entraîné un manque de joueurs, d’entraîneurs et de chevaux karabakhs. Polo game.jpg



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