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Patrimoine culturel immatériel en Inde

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Cet article recense les pratiques inscrites au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO en Inde.

Comprendre[modifier]

Le pays compte onze pratiques reprises sur la « liste représentative du patrimoine culturel immatériel » de l'UNESCO.

Aucune pratique n'est reprise dans le « registre des meilleures pratiques de sauvegarde de la culture » ou sur la « liste de sauvegarde d'urgence ».

Listes[modifier]

Liste représentative[modifier]

Pratique Année Domaine Description Illustration
Ramlila, représentation traditionnelle du Ramayana Ramlila, littéralement « la pièce de Rama », met en scène l’épopée du Ramayana sous forme de tableaux associant chants, narrations, récitations et dialogues. Elle est représentée dans tout le nord de l’Inde pendant le festival de Dussehra qui se tient chaque année en automne selon le calendrier rituel. Les Ramlila les plus représentatifs sont ceux d’Ayodhya, Ramnagar et Benares,Vrindavan,Almora, Sattna et Madhubani. Cette mise en scène du Ramayana s’appuie sur le Ramacharitmanas, une des formes de récit les plus populaires dans le nord du pays. Ce texte sacré à la gloire de Rama, le héros du Ramayana, a été composé par Tulsidas au seizième siècle, dans un dialecte proche du hindi, afin de mettre l’épopée sanscrite à la portée de tous. La plupart des Ramlila relatent des épisodes du Ramacharitmanas à travers une série de représentations qui durent entre dix et douze jours, voire un mois pour celui de Ramnagar. Des centaines de fêtes sont organisées dans chaque localité, ville et village pendant la saison du festival de Dussehra qui célèbre le retour d’exil de Rama. Le Ramlila évoque la bataille qui l’oppose à Ravana et consiste en une série de dialogues entre les dieux, les sages et les fidèles. Il tire toute sa force dramatique de la succession d’icônes représentant les moments culminants de chaque scène. Le public est invité à chanter et à prendre part à la narration. Cette tradition réunit l’ensemble de la population, sans distinction de caste, de religion ou d’âge. Tous les villageois participent spontanément, jouant certains rôles ou s’associant à diverses activités connexes comme la fabrication des masques et des costumes, le maquillage, ou la préparation des effigies et des éclairages. Toutefois, le développement des médias, notamment des feuilletons télévisés, provoque une désaffection du public pour les représentations de Ramlila qui perdent de ce fait leur vocation principale, à savoir rassembler les gens et les communautés. Ramlila artists.jpg


La tradition du chant védique Les Veda sont un vaste corpus de poésie sanscrite, de dialogues philosophiques, de mythes et d’incantations rituelles élaboré et composé par les Aryens il y a plus de 3 500 ans. Considérés par les hindous comme la source première de toute connaissance et le fondement sacré de leur religion, les Veda incarnent l’une des traditions culturelles les plus anciennes encore vivantes aujourd’hui. Le patrimoine védique rassemble de très nombreux écrits et interprétations répartis en quatre Veda couramment appelés « livres de la connaissance », bien qu’ils aient été transmis oralement. Le Rig Veda est une anthologie d’hymnes sacrés ; le Sama Veda contient des arrangements musicaux des hymnes du Rig Veda et d’autres sources ; le Yajur Veda réunit les prières et formules sacrificielles utilisées par les prêtres ; et l’Atharna Veda est un ensemble d’incantations et de formules magiques. Les Veda offrent également un véritable panorama historique de l’hindouisme et éclairent les origines de plusieurs concepts artistiques, scientifiques et philosophiques, comme celui du zéro. Exprimés en langue védique issue du sanscrit classique, les vers des Veda étaient traditionnellement chantés pendant les rituels sacrés et récités quotidiennement dans les communautés védiques. La valeur de cette tradition ne réside pas tant dans le riche contenu de sa littérature orale que dans les techniques ingénieuses employées par les brahmanes pour préserver les textes inchangés au fil des millénaires. Pour que le son de chaque mot demeure intact, les praticiens apprennent dès l’enfance des techniques complexes de récitation fondées sur l’accent tonal, une manière unique de prononcer chaque lettre et des combinaisons spécifiques de discours. Bien que les Veda continuent de jouer un rôle important dans la vie des Indiens, seuls treize des plus de mille branches védiques qui existaient jadis ont survécu. Quatre écoles védiques réputées – Maharashtra (dans le centre de l’Inde), Kerala et Karnataka (dans le sud) et Orissa (dans l’est) – sont en outre considérées comme menacées d’une disparition imminente. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


Le théâtre sanscrit, Kutiyattam Le kutiyattam, théâtre sanscrit de la province du Kerala, est l’une des traditions théâtrales vivantes les plus anciennes de l’Inde. Apparu il y a plus de 2000 ans, il est à la fois une synthèse du classicisme sanscrit et le reflet des traditions locales du Kerala. Dans son langage théâtral stylisé et codifié, l’expression des yeux (neta abhinaya) et la gestuelle (hasta abhinaya) jouent un rôle fondamental en cristallisant l’attention sur les pensées et les sentiments du personnage principal. Les acteurs doivent se soumettre à une formation rigoureuse de dix à quinze ans pour devenir des acteurs dignes de ce nom et acquérir une parfaite maîtrise de la respiration et des subtils mouvements des muscles du visage et du corps. Tout l’art consiste à développer une situation ou un épisode dans ses moindres détails, à tel point que la représentation d’un seul acte peut durer plusieurs jours et la pièce entière, jusqu’à 40 jours. Le kutiyattam est traditionnellement représenté dans des théâtres appelés Kuttampalams, aménagés à l’intérieur des temples hindous. Réservées à l’origine à un auditoire restreint en raison de leur caractère sacré, les représentations se sont progressivement ouvertes à des publics plus larges. La charge de l’acteur conserve cependant une dimension sacrée, comme en témoignent les rituels de purification auxquels il se soumet préalablement ou la lampe à huile qui brûle sur la scène, symbolisant la présence divine. Les acteurs de sexe masculin transmettent à leurs élèves des manuels d’art dramatique extrêmement détaillés qui sont restés jusqu’à une époque récente la propriété exclusive et secrète de certaines familles. Avec la fin de l’ordre féodal et la disparition concomitante du mécénat au dix-neuvième siècle, les familles qui détenaient les secrets des techniques dramatiques se sont trouvées confrontées à de sérieuses difficultés. Malgré un renouveau au début du vingtième siècle, le kutiyattam doit aujourd’hui de nouveau faire face à un manque de moyens financiers entraînant une sérieuse crise au sein de la profession. Dans ces circonstances, les institutions responsables de la transmission de la tradition ont uni leurs efforts afin d’assurer la continuité de ce théâtre sanscrit. Mani damodara Chakyar-mattavilasa.jpg


1 Le Ramman, festival religieux et théâtre rituel du Garhwal, dans l’Himalaya, en Inde Pratiques sociales
rituels
évènements festifs
Arts du spectacle
Chaque année à la fin avril, les villages jumelés de Saloor-Dungra dans l’État d’Uttarakhand (Inde du Nord) sont sous le signe du Ramman, festival religieux en l’honneur du dieu tutélaire Bhumiyal Devta, divinité locale dont le temple accueille l’essentiel des festivités. Cet événement consiste en des rituels d’une grande complexité : récitation d’une version de l’épopée de Rama et de légendes diverses, et interprétation de chants et de danses masquées. Ce festival est organisé par des villageois, chaque caste et groupe professionnel ayant un rôle distinct : par exemple, les jeunes et les aînés sont les artistes, les Brahmanes dirigent les prières et exécutent les rituels, et les Bhandaris – représentants locaux de la caste des Kshatriya – ont le droit exclusif de porter l’un des masques les plus sacrés, celui de la divinité mi-homme, mi-lion Narasimha. La famille qui accueille Bhumiyal Devta pendant l’année doit respecter une routine stricte au quotidien. Conjuguant théâtre, musique, reconstitutions historiques, récits traditionnels oraux et écrits, le Ramman est un événement culturel multiforme qui reflète la conception écologique, spirituelle et sociale de la communauté, retrace ses mythes fondateurs et renforce son estime de soi. Afin de pouvoir assurer sa viabilité à l’avenir, la communauté a pour objectifs prioritaires un renforcement de sa transmission et sa reconnaissance au-delà de la zone géographique de sa pratique. Ramman, religious festival and ritual theatre of the Garhwal Himalayas, India.jpg


Le Novruz, Nowrouz, Nooruz, Navruz, Nauroz, Nevruz
Note

L'Inde partage cette pratique avec l'Azerbaïdjan, l'Ouzbékistan, l'Iran, le Kirghizistan, le Pakistan et en Turquie.

Traditions et expressions orales, notamment la langue comme moyen de transmission du patrimoine culturel immatériel

Arts du spectacle

Pratiques sociales, rituels et événements festifs

Connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers

Artisanat traditionnel

Le Novruz, ou Nowrouz, Nooruz, Navruz, Nauroz, Nevruz, marque le nouvel an et le début du printemps dans une zone géographique très étendue, comprenant, entre autres, l’Azerbaïdjan, l’Inde, l’Iran, le Kirghizistan, le Pakistan, la Turquie et l’Ouzbékistan. Il est fêté chaque 21 mars, date calculée et fixée à l’origine en fonction des études astronomiques. Le Novruz est associé à des traditions locales diverses, par exemple l’évocation de Jamshid, roi mythologique d’Iran, à des nombreux récits et légendes. Les rites qui l’accompagnent dépendent des lieux, depuis les sauts par-dessus les feux et les ruisseaux en Iran jusqu’aux marches sur la corde raide, le dépôt de bougies allumées à la porte de la maison, en passant par des jeux traditionnels, tels que des courses de chevaux ou la lutte traditionnelle pratiqués au Kirghizistan. Chants et danses sont presque partout la règle, ainsi que des repas semi-sacrés familiaux ou publics. Les enfants sont les premiers bénéficiaires des festivités et participent à nombre d’activités comme la décoration d’œufs durs. Les femmes jouent un rôle central dans l’organisation et le déroulement du Novruz, ainsi que dans la transmission des traditions. Le Novruz promeut des valeurs de paix, de solidarité entre les générations et au sein des familles, de réconciliation et de bon voisinage, contribuant à la diversité culturelle et à l’amitié entre les peuples et les différentes communautés Persian New Year Table - Haft Sin -in Holland - Nowruz - Photo by Pejman Akbarzadeh PDN.JPG


Le Mudiyettu, théâtre rituel et drame dansé du Kerala Les arts du spectacle

Les pratiques sociales, rituels et événements festifs

Les traditions et expressions orales

Les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers

Les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel

Le Mudiyettu est un drame rituel dansé du Kerala fondé sur le récit mythologique d’un combat entre la déesse Kali et le démon Darika. C’est un rituel communautaire auquel participe le village tout entier. Après avoir récolté les cultures estivales, les villageois se rendent au temple au petit matin, le jour dit. Les interprètes traditionnels du Mudiyettu se purifient à travers le jeûne et la prière, puis dessinent sur le sol du temple, à l’aide de poudres colorées, un portrait géant de la déesse Kali, appelé kalam, dans lequel l’esprit de la déesse est invoqué. Cela prépare le terrain pour la représentation vivante qui suit, dans laquelle le divin et sage Narada presse Shiva de maîtriser le démon Darika, qui est immunisé contre la défaite par l’homme. Shiva ordonne à la place que Darika meure des mains de la déesse Kali. Le Mudiyettu se pratique chaque année dans les « Bhagavati Kavus », temples de la déesse, dans les différents villages au bord des rivières Chalakkudy Puzha, Periyar et Moovattupuzha. La coopération mutuelle et la participation collective de chaque caste au rituel inspirent et renforcent l’identité commune et les liens réciproques dans la communauté. La responsabilité de sa transmission revient aux anciens et aux comédiens les plus âgés qui engagent des apprentis dans la jeune génération au cours de l’accomplissement du rituel. Le Mudiyettu est un vecteur culturel important pour la transmission aux générations futures des valeurs traditionnelles, de l’éthique, des codes moraux et des normes esthétiques de la communauté, assurant ainsi leur continuité et leur pertinence à l’époque actuelle. Mudiyettu at Kezhoor kavu 02-02-2013 2-01-43.JPG


Les chants et danses populaires Kalbelia du Rajasthan Les arts du spectacle (danse et musique)

Les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers

Les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel

Les traditions et expression orales, y compris la langue comme vecteur du patrimoine culturel immatériel.

Les pratiques sociales, rituels et événements festifs

Les chants et danses sont une expression du mode de vie traditionnel de la communauté des Kalbelia. Autrefois charmeurs de serpents, les Kalbelia évoquent leur occupation passée à travers la musique et la danse qui évoluent vers des formes nouvelles et créatives. Aujourd’hui, les femmes vêtues de longues jupes noires dansent et tournoient en imitant les mouvements d’un serpent, tandis que les hommes les accompagnent au son d’un instrument à percussion – le khanjari – et d’un instrument à vent en bois – le poongi – qui était traditionnellement joué pour capturer les serpents. Les danseuses arborent des tatouages aux motifs traditionnels, des bijoux et des vêtements richement décorés de petits miroirs et de broderies en fil d’argent. Les chants Kalbelia puisent leur matière dans les récits mythologiques dont ils transmettent la connaissance ; certaines danses traditionnelles spéciales sont exécutées à l’occasion du Holi, la fête des couleurs. Les chants témoignent également de l’habileté poétique des Kalbelias, réputés pour leur capacité à composer spontanément des paroles et à improviser des chants pendant les représentations. Transmis de génération en génération, les chants et les danses s’inscrivent dans une tradition orale, qui ne s’appuie sur aucun texte ni manuel de formation. Le chant et la danse sont, pour la communauté Kalbelia, une source de fierté et un marqueur de leur identité, à une époque où leur mode de vie nomade traditionnel et leur rôle dans la société rurale disparaissent peu à peu. Ils sont la preuve des efforts déployés par une communauté pour revitaliser son patrimoine culturel et l’adapter aux changements socio-économiques. Rajasthan folk dance.jpg


La danse Chhau Arts du spectacle

Pratiques sociales, rituels et événements festifs

Savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel

La danse Chhau est une tradition de l’Est de l’Inde qui s’inspire d’épisodes d’épopées, dont le Mahabharata et le Ramayana, du folklore local et de thèmes abstraits. Ses trois styles distincts proviennent de trois régions : le Seraikella, le Purulia et le Mayurbhanj ; les deux premiers utilisent des masques. La danse Chhau est intimement liée aux fêtes régionales, en particulier la fête du printemps, Chaitra Parva. Elle tirerait son origine de formes de danse autochtones et de pratiques guerrières. Son vocabulaire relatif aux mouvements comprend des techniques de combat simulé, l’imitation stylisée d’oiseaux et d’animaux et des mouvements inspirés des tâches ménagères quotidiennes des villageoises. La danse Chhau est enseignée à des danseurs (des hommes exclusivement) issus de familles d’artistes traditionnels ou de communautés locales. La danse est exécutée de nuit dans un espace en plein air au son de mélodies traditionnelles et populaires, jouées sur des instruments à anche, le mohuri et le shehnai. Divers qui donnent le rythme dominent l’accompagnement musical. La danse Chhau fait partie intégrante de la culture de ces communautés. Elle réunit des individus de toute couche sociale et origine ethnique qui ont des pratiques sociales, des croyances, des professions et des langues différentes. Cependant, en coupant de plus en plus les communautés de leurs racines, l’industrialisation croissante, les pressions économiques et les nouveaux médias sont la cause d’une diminution de la participation collective. Kartikeya and Ganesha - Mahisasuramardini - Chhau Dance - Royal Chhau Academy - Science City - Kolkata 2014-02-13 9120.JPG


Le chant bouddhique du Ladakh : récitation de textes sacrés bouddhiques dans la région transhimalayenne du Ladakh, Jammu-et-Cachemire, Inde Pratiques sociales, rituels et événements festifs

Arts du spectacle

Traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du patrimoine culturel immatériel

Dans les monastères et villages de la région du Ladakh, les lamas (prêtres) bouddhistes chantent les textes sacrés illustrant l’esprit, la philosophie et les enseignements du Bouddha. Deux formes de bouddhisme sont pratiquées au Ladakh – le Mahayana et le Vajrayana – et il existe quatre grandes sectes : Nyngma, Kagyud, Shakya et Geluk. Chaque secte a plusieurs formes de chant, pratiquées lors des rituels du cycle de vie et les jours importants des calendriers bouddhiste et agraire. Le chant est exécuté pour le bien-être spirituel et moral du peuple, pour la purification et la paix de l’esprit, pour appaiser la colère des mauvais esprits ou pour invoquer la bénédiction de divers bouddhas, bodhisattvas, déités et rinpochés. Il est pratiqué en groupe, soit assis à l’intérieur, soit accompagné de danses dans la cour du monastère ou d’une maison particulière. Les moines portent des costumes spéciaux et font des gestes de la main (mudras) qui représentent l’être divin du Bouddha, tandis que des instruments tels que clochettes, tambours, cymbales et trompettes apportent musicalité et rythme au chant. Des acolytes sont formés sous la direction rigoureuse de moines plus âgés ; ils récitent fréquemment les textes jusqu’à ce qu’ils soient mémorisés. Les chants sont pratiqués tous les jours dans le hall d’assemblée du monastère où ils font office de prière aux déités pour la paix dans le monde et pour le développement personnel des praticiens. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


Le sankirtana, chants rituels, tambours et danses du Manipur les arts du spectacle

les pratiques sociales, rituels et événements festifs

Le sankirtana englobe un ensemble d’arts interprétés afin d’accompagner certaines fêtes religieuses et certaines étapes de la vie des Vaishnavas, dans les plaines du Manipur. Les pratiques du sankirtana se concentrent sur le temple où les interprètes racontent les vies et les actes de Krishna au moyen de chansons et de danses. Typiquement, lors d’une interprétation, deux joueurs de tambour et environ dix chanteurs-danseurs jouent dans une vaste salle ou dans la cour d’une maison, entourés de dévots assis. La dignité et le flot de l’énergie esthétique et religieuse sont sans pareils, provoquant les larmes des membres du public et leur prostration devant les interprètes. Le sankirtana a deux fonctions sociales principales : il réunit les gens lors d’occasions festives tout au long de l’année, agissant ainsi comme une force de cohésion au sein de la communauté vaishnava du Manipur, et il établit et renforce les relations entre les individus et la communauté à l’occasion de cérémonies liées aux cycles de la vie. Le sankirtana est ainsi considéré comme une manifestation visible de Dieu. Le sankirtana de Manipur est une pratique pleine de vitalité qui promeut une relation organique avec le peuple ; en effet, toute la société est impliquée dans sa sauvegarde avec des connaissances et compétences spécifiques transmises traditionnellement de mentor à disciple. Il agit en harmonie avec la nature dont la présence est reconnue par de nombreux rituels. Sankirtana at Sri Bhaktivinoda Asana, Calcutta.jpg


La fabrication artisanale traditionnelle d’ustensiles en laiton et en cuivre des Thatheras de Jandiala Guru, Penjab, Inde les traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du patrimoine culturel immatériel

les pratiques sociales, rituels et événements festifs

les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel

L’artisanat des Thatheras de Jandiala Guru constitue la technique traditionnelle de fabrication des ustensiles en laiton et en cuivre au Penjab. Les métaux utilisés – cuivre, laitons et certains alliages – sont jugés bénéfiques pour la santé. Le processus commence par l’approvisionnement en lingots de métal refroidis qui sont aplatis jusqu’à obtenir des plaques fines. Celles-ci sont ensuite martelées pour leur donner une forme incurvée et créer les petits bols, assiettes cerclées, grands pots destinés à contenir de l’eau ou du lait, grands plats de cuisine et autres artefacts souhaités. Chauffer les plaques tout en les martelant pour les incurver et leur donner différentes formes requiert un contrôle précis de la température, rendu possible grâce à de petits fourneaux (aidés par des soufflets manuels) enterrés dans le sol et alimentés au bois. La fabrication des ustensiles s’achève avec le polissage, effectué à la main, à l’aide de matériaux traditionnels tels que du sable et du jus de tamarin. Les motifs sont gravés en martelant habilement le métal à chaud pour créer une série de minuscules bosses. Les ustensiles fabriqués remplissent des fonctions rituelles ou utilitaires et sont destinés à l’usage individuel ou communautaire lors d’occasions spéciales, telles que les mariages, ou dans les temples. Le processus de fabrication est transmis par voie orale de père en fils. Le travail des métaux ne représente pas seulement un moyen de subsistance pour les Thatheras mais il définit leur structure familiale et de parenté, leur éthique professionnelle et leur statut au sein de la hiérarchie sociale de la ville. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


Registre des meilleures pratiques de sauvegarde[modifier]

L'Inde n'a pas de pratique inscrite au registre des meilleures pratiques de sauvegarde.

Liste de sauvegarde d'urgence[modifier]

L'Inde n'a pas de pratique inscrite sur la liste de sauvegarde d'urgence.


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