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Patrimoine culturel immatériel au Japon

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Cet article recense les pratiques inscrites au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO au Japon.

Comprendre[modifier]

Le pays compte 22 pratiques reprises sur la « liste représentative du patrimoine culturel immatériel » de l'UNESCO.

Aucune pratique n'est reprise dans le « registre des meilleures pratiques de sauvegarde de la culture » ou sur la « liste de sauvegarde d'urgence ».

Listes[modifier]

Liste représentative[modifier]

Pratique Domaine Description Illustration
Le théâtre Kabuki Le Kabuki est une forme de théâtre traditionnel japonais qui a vu le jour à l’époque Edo, au début du dix-septième siècle, où il était particulièrement prisé des citadins. Joué à l’origine par des hommes et des femmes, il a été par la suite interprété par des troupes exclusivement masculines, tradition qui a perduré jusqu’à nos jours. Les acteurs spécialisés dans les rôles féminins sont appelés onnagata. Il existe deux autres grands types de rôles : l’aragoto (style violent) et le wagoto (style doux). Les pièces de Kabuki illustrent des événements historiques et le conflit moral lié aux relations affectives. Les acteurs s’expriment d’une voix monotone et sont accompagnés d’instruments traditionnels. La scène est équipée de divers dispositifs tels que des plateaux tournants et des trappes par lesquelles les acteurs peuvent apparaître et disparaître. Une autre spécificité du Kabuki est la passerelle (hanamichi) qui s’avance au milieu du public. Le théâtre Kabuki se distingue par sa musique particulière, ses costumes, ses machineries et ses accessoires, ainsi que par son répertoire, un style de langue et de jeu, tel le mie, où l’acteur se fige dans une pose caractéristique pour camper son personnage. Le kesh¯o, le maquillage propre au Kabuki, est un élément de style aisément reconnaissable, même par ceux qui sont peu familiarisés avec cette forme d’art. Après 1868, quand le Japon s’est ouvert aux influences occidentales, les acteurs se sont attachés à améliorer la réputation du Kabuki auprès des classes supérieures et à adapter les styles classiques aux goûts modernes. Aujourd’hui, le Kabuki est la forme de théâtre traditionnel japonais la plus appréciée. Kabuki.png


Le théâtre de marionnettes Ningyo Johruri Bunraku Considéré au Japon comme un genre dramatique traditionnel majeur, à l’instar du Nô et du Kabuki, le théâtre de marionnettes Ningyo Johruri Bunraku est un mélange de récit chanté, d’accompagnement instrumental et de théâtre de marionnettes. Cette forme dramatique a vu le jour au début de la période Edo (vers 1600) quand le théâtre de marionnettes a été associé au Johruri, un genre narratif très en vogue au quinzième siècle. Les intrigues racontées dans cette nouvelle forme de théâtre de marionnettes sont issues de deux sources principales : des drames historiques dont l’intrigue se déroule au Moyen Âge (Jidaimono) et des pièces contemporaines explorant le conflit entre affaires de cœurs et obligations sociales (Sewamono). Le Ningyo Johruri a adopté son jeu scénique caractéristique au milieu du dix-huitième siècle. Trois marionnettistes, masqués jusqu’à la taille par un écran, manipulent de grandes marionnettes articulées. Depuis une plate-forme surélevée (yuka), le narrateur (tayu) raconte l’histoire tandis qu’un musicien joue du shamisen, un luth à trois cordes. Le tayu interprète tous les personnages, hommes et femmes, adaptant sa voix et ses intonations aux rôles et aux situations. Si le tayu « lit » un texte écrit, il jouit d’une grande liberté d’improvisation. Les trois marionnettistes doivent parfaitement coordonner leurs mouvements pour donner plus de réalisme aux gestes et attitudes des marionnettes. Celles-ci, dotées de riches costumes et d’expressions du visage propres à chacune, sont confectionnées par des maîtres artisans. Le genre a pris son nom actuel, Ningyo Johruri Bunraku à la fin du dix-neuvième siècle, le Bunrakuza étant un théâtre célèbre de l’époque. Aujourd’hui, il est principalement joué au Théâtre national Bunraku d’Osaka, mais sa troupe de grand renom se produit également à Tokyo et sur d’autres scènes régionales. Des 700 pièces écrites à l’époque Edo, à peine 160 figurent encore au répertoire. Les représentations, qui duraient autrefois toute la journée, ont été réduites de six à deux ou trois actes. Le Ningyo Johruri Bunraku a été proclamé « Bien culturel immatériel important » en 1955. Il attire aujourd’hui de nombreux jeunes artistes, et les qualités esthétiques ainsi que le contenu dramatique des pièces continuent de séduire le public contemporain. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


Le théâtre Nôgaku Le théâtre Nôgaku a connu son âge d’or aux quatorzième et quinzième siècles, mais remonterait au VIIIe siècle, époque à laquelle le Sangaku est passé de la Chine au Japon. À l’époque, le terme Sangaku désignait divers types de spectacles réunissant acrobaties, chants, danses et sketches comiques. Par la suite, son adaptation à la société japonaise s’est traduite par l’assimilation d’autres formes d’art traditionnel. Aujourd’hui, le Nôgaku est la principale forme de théâtre japonais. Il a influencé le théâtre de marionnettes ainsi que le Kabuki. Souvent inspiré de la littérature traditionnelle, le théâtre Nôgaku mêle masques, costumes et divers accessoires dans une représentation alliant des mouvements de danse. Il exige des acteurs et des musiciens hautement qualifiés. Le théâtre Nôgaku inclut deux types de théâtre, le Nô et le Kyôgen, représentés dans le même espace. La scène, qui s’avance au milieu du public, est reliée par une passerelle à une « salle des miroirs » en coulisse. Dans le Nô, les émotions sont exprimées par des gestes stylisés conventionnels. Le héros, souvent un être surnaturel, prend une forme humaine pour raconter une histoire. Les masques particuliers qui font la renommée du Nô sont utilisés pour les rôles de fantômes, de femmes, d’enfants et de vieillards. Le Kyôgen, par contre, fait moins usage des masques. Il est issu des pièces comiques du Sangaku, comme en témoignent ses dialogues enjoués. Le texte, écrit en langue orale médiévale, décrit de façon très vivante le petit peuple de cette époque (XII-XIVe siècles). En 1957, le gouvernement japonais a déclaré le théâtre Nôgaku « Bien culturel immatériel important », garantissant ainsi une protection juridique à cette tradition et à ses praticiens les plus accomplis. Le Théâtre national du Nô fondé en 1983 présente régulièrement des spectacles. Il organise également des cours pour former les acteurs aux principaux rôles du Nôgaku. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


La danse traditionnelle Ainu Le peuple ainu est un peuple aborigène qui vit aujourd’hui principalement à Hokkaidō, dans le nord du Japon. La danse traditionnelle Ainu est exécutée lors de cérémonies et de banquets, dans le cadre des nouveaux festivals culturels, ou bien en privé dans le cadre de la vie quotidienne. D’une grande diversité d’expression, elle est étroitement liée au mode de vie et à la religion du peuple ainu. Dans son style traditionnel, les danseurs forment un grand cercle. Parfois, les spectateurs les accompagnent en chantant, mais aucun instrument de musique n’est jamais utilisé. Certaines danses consistent à imiter les cris et les mouvements des animaux ou des insectes ; d’autres, comme la danse du sabre ou la danse de l’arc, sont des danses rituelles ; pour d’autres encore, la finalité est l’improvisation ou le seul divertissement. Le peuple ainu, qui croit à l’existence de divinités dans le monde qui l’entoure, a souvent recours à cette tradition de la danse pour leur rendre un culte et remercier la nature. La danse occupe également une place centrale dans les cérémonies officielles, comme la cérémonie Iyomante, durant laquelle les participants renvoient au paradis une divinité déguisée en ours après s’en être nourri, en imitant la gestuelle d’un ours vivant. Pour le peuple ainu, la danse contribue à consolider les relations avec le monde naturel et religieux et constitue un lien avec d’autres cultures arctiques en Russie et en Amérique du Nord. Ceremonial round dance, resembles the Japanese Bon-Odori (Temple dance in which the departed are commemorated) (10795473465).jpg


Le Daimokutate Dans le sanctuaire Yahashira de la ville de Nara, dans la région centrale du Japon, des jeunes gens membres de la communauté de Kami-fukawa se tiennent debout, disposés en demi cercle, vêtus d’habits de samouraï et tenant un arc à la main. Ils sont appelés, un par un, par un vieil homme qui les invite à s’avancer au centre et qui annonce le nom d’un personnage de récits racontant la querelle ayant opposé les clans Genji et Heike. A tour de rôle, chacun d’eux récite de mémoire le texte correspondant à son personnage, en adoptant un accent caractéristique, mais sans jeu particulier ni accompagnement musical. Une fois que les vingt-six personnages se sont livrés à l’exercice, les jeunes tapent des pieds en rythme avant de quitter la scène en chantant. Conçu à l’origine comme un rite de passage à l’âge de dix-sept ans pour marquer l’admission officielle du fils aîné dans la communauté des vingt-deux familles de Kami-fukawa, le Daimokutate se tient aujourd’hui chaque année à la mi octobre et est ouvert à des jeunes gens d’âge divers et issus d’autres familles. Depuis le XXe siècle, en effet, à cause de la dispersion des vingt-deux familles initiales, d’autres habitants de Nara ont dû s’investir dans la cérémonie pour en préserver la continuité. Unique au Japon en tant qu’art scénique sans jeu spécifique, ni musique, le Daimokutate constitue un repère identitaire important et un élément indispensable au maintien de la solidarité dans cette ville de montagne. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


Le Dainichido Bugaku Selon la légende, des artistes itinérants spécialistes du bugaku, danse et musique rituelles du palais impérial, se sont rendus dans la ville de Hachimantai, située dans le nord du Japon, au début du VIIIe siècle, à l’époque de la reconstruction du Dainichido, le pavillon du sanctuaire. C’est de là que vient le nom de rituel Dainichido Bugaku. Depuis, cet art a considérablement évolué, s’enrichissant des spécificités locales transmises par les anciens aux plus jeunes au sein de chacune des quatre communautés de Osato, Azukisawa, Nagamine et Taniuchi. Chaque année, le 2 janvier, les populations de ces communautés se rassemblent dans des lieux précis avant de se rendre au sanctuaire, où, de l’aube jusqu’à la mi-journée, sont interprétées neuf danses sacrées destinées à prier pour invoquer le bonheur durant la Nouvelle Année. Certaines danses sont interprétées par des danseurs masqués (notamment la sorte de lion imaginaire shishi de la mythologie), d’autres par des enfants, selon les variantes propres à chaque communauté. Cette pratique affermit le sentiment d’appartenance à la communauté locale, tant pour les participants que pour les nombreux habitants qui viennent chaque année assister à l’événement. Bien qu’elle ait été interrompue près de soixante ans, vers la fin du XVIIIe siècle, la tradition du Dainichido Bugaku a été réinstaurée par la population de Hachimantai qui en tire une grande fierté et la considère comme le fondement spirituel de la solidarité de ses membres. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


L’Akiu no Taue Odori L’Akiu no Taue Odori est une danse qui simule les gestes liés au repiquage du riz et qui est exécutée par les habitants de Akiu, ville située dans le nord du Japon, pour prier en vue d’une bonne récolte. Pratiqué depuis la fin du XVIIe siècle par les communautés de la région, l’Akiu no Taue Odori est présenté de nos jours à l’occasion de festivals, au printemps et à l’automne. Accompagnées par un groupe de deux à quatre danseurs, dix danseuses, vêtues de kimonos colorés et portant une coiffure décorée de fleurs, interprètent entre six et dix danses selon le répertoire. Tenant à la main des éventails ou des cloches et alignées sur un ou deux rangs, les femmes reproduisent des mouvements qui évoquent les gestes accomplis durant le cycle complet de la culture du riz, en particulier le taue, qui désigne le repiquage des jeunes plans dans un champ plus grand, rempli d’eau. Autrefois assimilée à l’assurance d’une récolte abondante, cette pratique a perdu sa signification religieuse à mesure que les attitudes et les croyances ont évolué et que les techniques agricoles modernes ont remplacé les rituels censés garantir l’abondance, comme le Akiu no Taue Odori. Aujourd’hui, ce spectacle de danse revêt une dimension culturelle et esthétique et permet de préserver le lien entre les habitants des villes et leur patrimoine agricole, la tradition de dépendance du Japon à l’égard du riz et l’appartenance à un groupe transmise de siècle en siècle grâce aux arts populaires du spectacle. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


Le Kagura d’Hayachine Au XIVe ou XVe siècle, les habitants de la préfecture d'Iwate, située dans la partie septentrionale de l’île principale du Japon, vénéraient le mont Hayachine qu’ils considéraient comme une divinité. De là est née une tradition de spectacle folklorique, qui, aujourd’hui encore, est l’une des animations du Grand Festival du sanctuaire Hayachine organisé dans la ville de Hanamaki le 1er août. Le Kagura d’Hayachine est une série de danses auxquelles se livrent des exécutants portant des masques et accompagnés par le tambour, les cymbales et la flûte : le spectacle débute par six danses rituelles, suivies de cinq danses racontant l’histoire des divinités et l’histoire du Japon au Moyen Age, puis d’une danse finale mettant en scène un shishi, sorte de créature imaginaire ressemblant à un lion et incarnant la divinité d’Hayachine elle-même. Exécuté à l’origine par les gardiens sacrés du sanctuaire pour démontrer la puissance de la divinité de la montagne et bénir la population, le Kagura d’Hayachine est aujourd’hui interprété par des représentants de l’ensemble de la communauté qui tirent une grande fierté de la culture très particulière qui est la leur. La transmission de ce rituel et les spectacles publics qui en sont donnés sont un moyen de réaffirmer le sentiment d’appartenance au groupe et de contribuer à la pérennité d’une tradition importante. Ils sont aussi une manière de commémorer des événements de l’histoire du Japon et de célébrer l’une des divinités de la montagne vénérée dans tout le pays. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


L’Oku-noto no Aenokoto L’Oku-noto no Aenokoto est un rituel agraire qui est transmis de génération en génération par les riziculteurs de la péninsule de Noto, laquelle s’étend au nord de la préfecture d’Ishikawa dans la partie centrale de Honshu, la principale île du Japon. Pratiquée deux fois par an, cette cérémonie est unique en son genre par rapport à d’autres rituels agraires en Asie, sa particularité étant que le maître de maison invite la divinité de la rizière chez lui et se comporte comme si cet esprit invisible était véritablement présent. En décembre, le riziculteur, désireux d’exprimer à la divinité sa gratitude pour la récolte, lui fait couler un bain, lui prépare un repas et tente de l’attirer pour qu’elle sorte de la rizière en lui faisant entendre le bruit du pilon des gâteaux de riz. Revêtu d’un habit de cérémonie et muni d’une lanterne, le cultivateur accueille la divinité et la laisse se reposer dans la chambre d’amis avant de l’aider à prendre un bain et de lui offrir un repas composé de riz, de haricots et de poissons. La mauvaise vue de la divinité étant réputée, le maître de maison lui décrit les plats à mesure qu’il la sert. En février, avant les plantations, il accomplit un rituel similaire pour demander une récolte abondante. Le rituel Oku-noto no Aenokoto présente de légères différences d’une région à l’autre. Il reflète la culture qui sous-tend la vie quotidienne des Japonais voués, depuis des temps anciens, à la riziculture et sert de repère identitaire aux riziculteurs de la région. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


Le Koshikijima no Toshidon Selon une croyance populaire au Japon, une divinité rend visite à notre monde à l’aube d’une nouvelle période pour apporter sa bénédiction à la communauté. La fête Koshikijima no Toshidon, qui se déroule chaque année le soir du réveillon de Nouvel An, sur l’île de Shimo-Koshiki, au sud-ouest de l’archipel japonais, célèbre cette coutume de la divinité en visite, appelée raiho-shin. Un groupe de deux à cinq hommes se déguise en dieux Toshidon, vêtus de manteaux de paille pour se protéger de la pluie, décorés avec des feuilles de plantes locales, et portant des masques monstrueux surmontés d’un long nez pointu, avec de grandes dents et des cornes comme celles d’un démon. Parcourant le village, les Toshidon toquent aux portes et aux murs des maisons, appelant les enfants qui y vivent et dont ils ont appris au préalable de leurs parents la mauvaise conduite durant l’année passée. Ils s’assoient en face des enfants, les réprimandent pour leurs bêtises et les exhortent à mieux se comporter. En cadeau d’adieu, les Toshidon offrent à chaque enfant un gros gâteau de riz en forme de boule, censé le protéger pour qu’il grandisse en paix durant l’année à venir, puis ils quittent la maison à reculons avant de se rendre dans la famille suivante. Ces visites jouent un rôle important dans la consolidation de la communauté de Shimo-Koshiki : les enfants développent peu à peu leur sentiment d’affiliation à leur village et à sa culture ; quant aux hommes qui incarnent le rôle de Toshidon, ils en acquièrent un sentiment renforcé d’identité et assurent la continuité de leurs traditions ancestrales. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


1 Le Yamahoko, la cérémonie des chars du festival de Gion à Kyoto Chaque année, le 17 juillet, la ville de Kyoto, située dans la partie centrale du Japon, accueille le festival de Gion. Le point culminant du festival est la grande procession des yamahoko, chars richement décorés de tapisseries et d’ornements en bois et en métal, qui leur a valu l’appellation de « musées mobiles ». Ce festival est organisé par le sanctuaire Yasaka dans les environs de Gion. Les trente-deux chars sont construits par les résidents des districts autonomes de la ville selon une tradition qui se transmet d’année en année. Chaque district fait appel à des musiciens pour jouer dans les orchestres qui accompagneront la parade et à différents artisans pour assembler, décorer et démonter les chars, selon un ordre qui est déterminé chaque année par le tirage d’une loterie. Les chars sont de deux types : les chars yama surmontés de plates-formes décorées ressemblant à des montagnes et les chars hoko équipés de longues perches en bois, destinées à l’origine à implorer le dieu de la peste pour que, honoré par la musique, les danses et le culte qui lui sont consacrés, il se transforme en esprit protecteur. Aujourd’hui, la parade des yamahoko est l’occasion d’un grand festival d’été de la ville, illustrant la créativité artistique des districts pour la construction des chars et donnant lieu à de nombreuses animations dans les rues. Funehoko 001.jpg


Le Hitachi Furyumono La parade de Hitachi Furyumono se tient chaque année au mois d’avril, dans la ville d’Hitachi située sur la côte pacifique en plein cœur du Japon, à l’occasion du Festival des cerisiers en fleur, ou encore tous les sept ans au mois de mai, à l’occasion du Grand Festival du Temple de Kamine. Chacune des quatre communautés locales – Kita-machi, Higashi-machi, Nishi-machi et Hom-machi – fabrique un char destiné à servir à la fois d’espace voué au culte d’une divinité et de théâtre de marionnettes à plusieurs étages. Un groupe de trois à cinq marionnettistes est affecté à la manipulation des ficelles de commande d’une même marionnette, tandis que des musiciens jouent en accompagnement de leur spectacle. Événement communautaire administré dans un climat consensuel par l’ensemble des habitants, la parade de Hitachi Furyumono est ouverte à quiconque souhaite participer. Toutefois, l’art du marionnettiste n’est transmis qu’au sein des familles par le père, qui n’en révèle le secret qu’à son fils aîné, permettant ainsi de préserver un répertoire ancien de techniques et d’histoires dont l’origine remonterait au XVIIIe siècle lors du passage d’un artiste itinérant. Pour les festivals annuels des cerisiers en fleur, une seule communauté présente son char chaque année. Pour le Grand Festival du Temple de Kamine, en revanche, les quatre communautés se mesurent les unes aux autres pour déterminer laquelle possède les marionnettistes les plus talentueux et laquelle peut offrir à la divinité locale les meilleures conditions d’hospitalité. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


L’Ojiya-chijimi, Echigo-jofu : techniques de fabrication du tissu de ramie dans la région d’Uonuma, de la préfecture de Niigata Les textiles décorés légers et de qualité, qui sont fabriqués à partir de plante de ramie, sont particulièrement adaptés aux étés chauds et humides du Japon. Mis au point dans la partie nord-ouest de l’île principale du Japon, l’Ojiya-chijimi, Echigo-jofu : techniques de fabrication du tissu de ramie dans la région d’Uonuma, de la préfecture de Niiagata, porte la marque du climat plus frais qui règne dans cette région, notamment de ses hivers enneigés. Les fibres de ramie sont séparées du reste de la plante avec l’ongle, puis torsadées à la main pour former des fils. Selon le procédé de teinture par nœuds, les fils de ramie sont noués en bottes à l’aide d’un fil de coton, puis trempés dans la teinture, de façon à créer un motif géométrique ou floral lors du tissage sur un simple métier à courroie attaché dans le dos. Le tissu est lavé dans de l’eau chaude, puis malaxé avec les pieds, et enfin exposé, pendant dix à vingt jours, sur les champs couverts de neige pour sécher et prendre une coloration plus claire sous l’action du soleil et de l’ozone libéré par l’évaporation de l’eau contenue dans la neige. Les étoffes ainsi fabriquées sont très prisées dans toutes les classes sociales, et ce depuis des siècles. Cet art, qui n’est plus exercé aujourd’hui que par des artisans âgés, reste un signe de fierté culturelle et contribue à renforcer le sentiment d’identité de la communauté. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


Le Gagaku Le Gagaku, caractérisé par ses chants longs et lents et par sa gestuelle de type chorégraphique, est le plus ancien des arts scéniques traditionnels au Japon. Il est présenté lors de banquets et de cérémonies au Palais impérial et dans les théâtres partout dans le pays, et recouvre trois genres artistiques distincts. Le premier, Kuniburi no Utamai, est constitué de chansons japonaises anciennes, parfois accompagnées d’une chorégraphie simple au son de la harpe et de la flûte. Le deuxième est une musique instrumentale (pour la plupart des instruments à vent) associée à une danse rituelle, originaire du continent asiatique et adaptée ultérieurement par des artistes japonais. Le troisième, Utamono, se danse sur de la musique chantée dont le répertoire se compose de chansons populaires japonaises et de poèmes chinois. Marqué par l’histoire politique et culturelle à différentes périodes au cours de sa longue évolution, le Gagaku se transmet, comme par le passé, de maîtres à apprentis au sein du Département de musique de l’Agence de la maison impériale. Les maîtres sont souvent les descendants de familles profondément imprégnées de cet art. Vecteur culturel important de l’identité japonaise et cristallisation de l’histoire de la société japonaise, il est aussi la démonstration du mariage possible entre de multiples traditions culturelles pour donner naissance à un patrimoine unique, grâce à un processus constant de recréation au fil du temps. Gagaku 0372.JPG


Le Chakkirako Située sur une péninsule de la préfecture de Kanagawa dans la partie centrale du Japon, la ville de Miura possède un port militaire ouvrant sur le Pacifique et un deuxième port qui accueille les bateaux de passage. Initiée par les marins séjournant dans ses ports à des danses pratiquées dans d’autres villes, la population de Miura a lancé la tradition du Chakkirako destinée à célébrer le Nouvel An, attirer la prospérité et garantir des pêches abondantes dans les mois à venir. Au milieu du XVIIIe siècle, cette pratique a évolué sous la forme d’un spectacle dont l’objet était de montrer les talents des jeunes filles locales. Chaque année, à la mi janvier, dix à vingt jeunes filles, vêtues de kimonos colorés, dansent dans le sanctuaire ou devant les maisons de la communauté, accompagnées par un groupe de cinq à dix femmes âgées de 40 à 80 ans qui chantent a capella. Selon les danses, les jeunes filles se mettent sur deux rangs face à face ou bien en cercle ; elles tiennent parfois des éventails devant leur visage ou encore de fines tiges de bambou qu’elles font claquer l’une contre l’autre. Le nom de la danse, Chakkirako, évoque le son que font ces tiges en s’entrechoquant. Transmis de mère en fille, le Chakkirako fait appel à un large répertoire de chansons et de danses séculaires. Élément de divertissement, il est aussi un moyen de réaffirmer l’identité culturelle des exécutantes et de leur communauté. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


Le Yuki-tsumugi, technique de production de soierie Le Yuki-tsumugi est une technique japonaise de tissage de la soie que l’on trouve principalement dans les villes de Yuki et Oyama, sur les bords de la rivière Kinu, au nord de Tokyo. La région jouit d’un climat doux et de terres fertiles, conditions idéales pour la culture du mûrier et la sériciculture. La technique du Yuki-tsumugi est employée pour produire du pongé (également appelé soie sauvage) – étoffe légère et chaude, douée d’une souplesse et d’une douceur caractéristiques, traditionnellement employée pour faire les kimonos. La production de l’étoffe comporte plusieurs étapes : filage à la main de la bourre de soie, confection à la main d’écheveaux avant teinture du fil pour réaliser des motifs, puis tissage de la soie sur un métier à sangle dorsale. La bourre de soie qui sert à produire le fil du Yuki-tsumugi provient de cocons vides ou déformés de vers à soie, inutilisables pour la production du fil de soie. Ce procédé de recyclage joue un rôle majeur en procurant des moyens d’existence supplémentaires aux communautés locales qui pratiquent la sériciculture. Les techniques traditionnelles du Yuki-tsumugi sont transmises par les membres de l’Association pour la préservation de la technique de tissage Honba Yuki-tsumugi. Cette association s’occupe de maintenir vivantes les traditions de filage, teinture et tissage transmises de génération en génération au sein de la communauté. Elle encourage la transmission du Yuki-tsumugi par des échanges de savoir-faire, la formation de jeunes tisserands et des démonstrations. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


2 Le Kumiodori, théâtre traditionnel musical d’Okinawa Le Kumiodori est un art du spectacle japonais pratiqué dans l’archipel Okinawa. Fondé sur la musique et la danse traditionnelles d’Okinawa, il intègre des éléments venus des îles principales de l’archipel nippon, tels que le Nogaku ou le Kabuki, et de Chine. Le répertoire du Kumiodori relate des évènements historiques ou des légendes, avec l’accompagnement d’un instrument de musique traditionnel à trois cordes. Les textes ont un rythme particulier, basé sur la poésie traditionnelle et l’intonation particulière de la gamme de Ryukyu, et sont interprétés dans la langue ancienne d’Okinawa. Les mouvements des acteurs évoquent ceux d’une pythonisse lors des rituels traditionnels de l’ancienne Okinawa. Tous les rôles sont tenus par des hommes ; les coiffures, les costumes et les décors employés sur scène font appel à des techniques spécifiques que l’on ne trouve qu’à Okinawa. La nécessité de renforcer la transmission a incité des acteurs de Kumiodori à créer la Société de préservation du Kumiodori traditionnel qui forme des acteurs, fait revivre des pièces du répertoire qui avaient été abandonnées et organise régulièrement des représentations. Outre les œuvres classiques qui ont pour thèmes principaux la loyauté et le devoir filial, de nouvelles pièces ont été produites sur des thèmes et chorégraphies contemporains, mais en conservant le style du Kumiodori traditionnel. Le Kumiodori joue un rôle crucial dans la préservation du vocabulaire ancient d’Okinawa ainsi que dans la transmission de la littérature, des arts du spectacle, de l’histoire et des valeurs éthiques. Japanisches Kulturinstitut Bühnenkünste.jpg


Le Sada Shin Noh, danse sacrée au sanctuaire de Sada, Shimane Le Sada Shin Noh est une série de danses rituelles de purification, exécutées chaque année les 24 et 25 septembre au sanctuaire de Sada, dans la ville de Matsue, préfecture de Shimane, au Japon, dans le cadre du rituel gozakae de changement des tapis en jonc. Les danses sont exécutées pour purifier les nouveaux tapis en jonc (goza) sur lesquels les déités tutélaires du sanctuaire s’assoieront. Le remplacement des tapis a pour but d’attirer leurs bienfaits sur la communauté. Divers types de danse sont exécutés sur une scène construite à cet effet à l’intérieur du sanctuaire. Pour certaines danses, les danseurs portent des épées, des bâtons en bois sacrés et des clochettes ; pour d’autres, ils portent des masques imitant des visages d’hommes âgés ou de dieux et font revivre des mythes japonais. Pendant la danse rituelle du gozamai, les danseurs tiennent les tapis en jonc pour les purifier avant de les offrir aux dieux. Des musiciens assis autour de la scène accompagnent les danses de leurs chants et instruments (flûtes et tambours). Certaines personnes pensent que le Sada Shin Noh devrait être exécuté régulièrement pour faire renaître le pouvoir des dieux tutélaires et pour assurer un avenir riche et pacifique aux gens, à leurs familles et à la communauté. Le Sada Shin Noh est transmis de génération en génération par les membres de la communauté et sa sauvegarde est assurée activement par les membres de l’Association pour la préservation du Sada Shin Noh. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


3 Le Mibu no Hana Taue, rituel du repiquage du riz à Mibu, Hiroshima Le Mibu no Hana Taue est un rituel agricole japonais exécuté par les communautés Mibu et Kawahigashi de la ville de Kitahiroshima, préfecture d’Hiroshima, pour honorer le dieu du riz afin qu’il leur assure une récolte abondante de riz. Le premier dimanche de juin, quand le repiquage du riz est terminé, le rituel illustre la plantation et le repiquage. Des villageois conduisent au sanctuaire de Mibu des animaux de bétail qui portent des colliers de couleur et des selles décorées de motifs élaborés. Un ancien portant un bâton sacré les conduit jusqu’à une rizière spécialement réservée pour le rituel. Une fois le champ labouré par le bétail, des filles aux vêtements colorés placent des plants dans une caisse en interprétant un chant sous la direction d’une personnes plus âgée. Puis le sol de la rizière est aplani à l’aide d’un outil (eburi) qui passe pour contenir le dieu des rizières. Les filles repiquent ensuite les plants un par un, en reculant, suivies de l’utilisateur de l’eburi et de la personne portant les plants, qui arasent le champ au passage. Des chants rituels sont exécutés avec un accompagnement de tambours, de flûtes et de petits gongs. Quand le repiquage rituel est terminé, l’eburi est placé sens dessus dessous dans l’eau avec trois bottes de plants de riz. La transmission est assurée par les anciens qui connaissent les chants et la musique pour planter le riz et qui veillent à la bonne exécution du rituel. Mibu-hanadaue01.JPG


Le Nachi no Dengaku, art religieux du spectacle pratiqué lors de la « fête du feu de Nachi » Le Nachi no Dengaku est un art populaire japonais du spectacle profondément lié à Kumano Sanzan, un site sacré de Nachisanku. Il est exécuté sur une scène à l’intérieur du sanctuaire de Kumano Nachi lors de la Fête du feu de Nachi, célébrée chaque 14 juillet. C’est une composante clé de la fête qui prend la forme d’une danse rituelle exécutée au son de la flûte et des tambours dans l’espoir d’obtenir d’abondantes récoltes de riz. Le Nachi no Dengaku est exécuté par un flûtiste, quatre batteurs de tambour avec plusieurs instruments autour de la taille, quatre joueurs de binzasara, instrument à cordes, et deux autres musiciens. Huit à dix interprètes dansent sur la musique dans diverses formations. Il y a 22 répertoires d’une durée de 45 min chacun. La danse est aujourd’hui exécutée et transmise par l’Association pour la préservation du Nachi Dengaku, composée de résidents locaux de Nachisanku. Le Nachi no Dengaku se transmet dans un contexte de croyance en Kumano Sanzan et son sanctuaire. La population locale et les transmetteurs respectent et vénèrent le sanctuaire comme une source de réconfort mental et spirituel. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


Le washoku, traditions culinaires des Japonais, en particulier pour fêter le Nouvel An Le washoku est une pratique sociale basée sur un ensemble de savoir-faire, de connaissances, de pratiques et de traditions liés à la production, au traitement, à la préparation et à la consommation d’aliments. Il est associé à un principe fondamental de respect de la nature étroitement lié à l’utilisation durable des ressources naturelles. Les connaissances de base ainsi que les caractéristiques sociales et culturelles associées au washoku sont généralement visibles lors des fêtes du Nouvel An. Les Japonais préparent divers mets pour accueillir les divinités de la nouvelle année : ils confectionnent des gâteaux de riz et préparent des plats spéciaux joliment décorés, à base d’ingrédients frais ayant chacun une signification symbolique. Ces plats sont servis dans une vaisselle spéciale et partagés par les membres de la famille ou de la communauté. Cette pratique favorise la consommation d’ingrédients d’origine naturelle et de production locale tels que le riz, le poisson, les légumes et des plantes sauvages comestibles. Les connaissances de base et les savoir-faire associés au washoku, comme le bon assaisonnement des plats cuisinés à la maison, se transmettent au sein du foyer lors du partage des repas. Les associations locales, les enseignants et les professeurs de cuisine jouent également un rôle dans la transmission des connaissances et du savoir-faire, par le biais de l’éducation formelle et non formelle ou par la pratique. Tempura, sashimi, pickles, ris og misosuppe (6289116752).jpg


Le washi, savoir-faire du papier artisanal traditionnel japonais Le savoir-faire traditionnel de la fabrication du papier artisanal, ou washi, est pratiqué dans trois communautés du Japon : le quartier de Misumi-cho dans la ville de Hamada, située dans la préfecture de Shimane, la ville de Mino dans la préfecture de Gifu, et la ville d’Ogawa/le village de Higashi-chichibu dans la préfecture de Saitama. Ce papier est fabriqué à partir des fibres du mûrier à papier, qui sont trempées dans de l’eau claire de rivière, épaissies, puis filtrées à l’aide d’un tamis en bambou. Le papier washi est utilisé non seulement pour la correspondance et la fabrication de livres, mais aussi pour réaliser des aménagements intérieurs tels que des panneaux shoji en papier, des cloisons de séparation et des portes coulissantes. La plupart des habitants des trois communautés jouent différents rôles dans le maintien de la viabilité de ce savoir-faire, allant de la culture du mûrier à l’enseignement des techniques, en passant par la création de nouveaux produits et la promotion du washi à l’échelle nationale et internationale. La transmission de la fabrication du papier washi se fait à trois niveaux : dans les familles d’artisans du washi, dans les associations de préservation et dans les municipalités locales. Les familles et leurs employés travaillent et se forment sous la direction de maîtres du washi, qui ont hérité les techniques de leurs parents. Tous les habitants de ces communautés sont fiers de leur tradition de fabrication du papier washi et la considèrent comme le symbole de leur identité culturelle. Le washi favorise également la cohésion sociale, du fait que les communautés se composent de personnes ayant une implication directe ou un lien étroit avec cette pratique. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


Registre des meilleures pratiques de sauvegarde[modifier]

Le japon n'a pas de pratique inscrite au registre des meilleures pratiques de sauvegarde.

Liste de sauvegarde d'urgence[modifier]

Le japon n'a pas de pratique inscrite sur la liste de sauvegarde d'urgence.

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