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Patrimoine culturel immatériel en Jamaïque

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Cet article recense les pratiques inscrites au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO en Jamaïque.

Comprendre[modifier]

Le pays compte deux pratiques reprises sur la « liste représentative du patrimoine culturel immatériel » de l'UNESCO.

Aucune pratique supplémentaire n'est reprise que se soit dans le « registre des meilleures pratiques de sauvegarde de la culture » ou sur la « liste de sauvegarde d'urgence ».

Listes[modifier]

Liste représentative[modifier]

Pratique Année Domaine Description Illustration
1 Les traditions des Marrons de Moore Town 2008 * arts du spectacle
* connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers
* pratiques sociales, rituels et événements festifs
* traditions et expressions orales
Située dans les montagnes de l’est de la Jamaïque, la ville de Moore Town est le lieu de résidence des descendants de communautés indépendantes d’anciens esclaves fugitifs, les Marrons. Les ancêtres africains des Marrons de Moore Town ont été arrachés à leur terre natale et emmenés dans les Caraïbes par des marchands d’esclaves espagnols aux seizième et dix-septième siècles. Le terme Marron, qui vient de l’espagnol cimarrón (sauvage), désigne les esclaves qui se sont enfuis des plantations au début des années 1600 et ont fondé leurs propres communautés dans les montagnes Bleues et les monts Johncrow. Au début du dix-huitième siècle, ces communautés contrôlaient la quasi-totalité de la partie orientale de l’île. Pour contrer l’expansion du système de plantation des Britanniques, elles ont formé des unités militaires clandestines bien organisées et extrêmement efficaces. Après des décennies de guerre, les Britanniques ont finalement accédé à la demande des communautés pour la reconnaissance de leur autonomie, avec la signature d’un traité avec les Marrons en 1739. Originaires de l’ouest et du centre de l’Afrique, avec des langues et pratiques culturelles diverses, les Marrons de Moore Town ont élaboré de nouvelles cérémonies religieuses collectives qui ont assimilé plusieurs traditions spirituelles. Ces expressions et pratiques, appelées par la suite Kromanti Play, constituent aujourd’hui encore le fondement même de l’identité marron. Pendant les cérémonies coromantee, des danses, des chants et des rythmes de tambour spécifiques sont exécutés pour invoquer les esprits des ancêtres. Ces rituels font usage d’une langue d’origine africaine, également appelée coromantee, et de préparations médicinales rares. L’héritage des habitants de Moore Town comprend aussi un système original de terres en propriété collective, une structure politique locale et l’utilisation de l’abeng, une corne originaire de Jamaïque qui sert de moyen de communication à longue distance. Plusieurs décennies d’opposition des missionnaires au Kromanti Play ont conduit cette tradition à une clandestinité partielle et causé de graves clivages au sein des communautés. S’y ajoute la dégradation de la conjoncture économique contraignant de nombreux Marrons à migrer vers d’autres régions du pays ou à l’étranger. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


Le reggae de Jamaïque 2018 * arts du spectacle
* connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers
* pratiques sociales, rituels et événements festifs
* traditions et expressions orales
Issu d’un milieu culturel qui abritait des groupes marginalisés, principalement dans l’ouest de Kingston, le reggae de Jamaïque est un amalgame de plusieurs influences musicales dont d’anciens genres musicaux jamaïcains ainsi que des rythmes originaires des Caraïbes, d’Amérique du Nord et d’Amérique latine. Au fil du temps, des styles musicaux néo-africains, la soul et le rhythm and blues d’Amérique du Nord ont été intégrés à l’élément transformant progressivement le ska en rock steady puis en reggae. Si, à ses débuts, le reggae était la voix des communautés marginalisées, il est désormais joué et adopté par une importante partie de la population, tous groupes ethniques et religieux confondus, et indépendamment de leur genre. Sa contribution au discours international sur les questions d’injustice, de résistance, d’amour et d’humanité souligne sa nature à la fois cérébrale, socio-politique, sensuelle et spirituelle. Les fonctions sociales de base de la musique – véhicule du commentaire social, pratique cathartique et moyen d’honorer Dieu – demeurent inchangées, et la musique garde son rôle de moyen d’expression de toute la population. De la prime enfance à l’enseignement supérieur, l’interprétation de la musique est enseignée dans les écoles. Des festivals et concerts de reggae, tels que le Reggae Sumfest et le Reggae Salute, sont des vitrines régulières pour la musique et offrent aux chanteurs, musiciens et autres praticiens en devenir des occasions de reprendre des morceaux et de transmettre leur passion. “Trench Town Rock”: Reggae Music, Landscape Inscription, and the Making of Place in Kingston, Jamaica Figure 8b.png


Registre des meilleures pratiques de sauvegarde[modifier]

La Jamaïque n'a pas de pratique inscrite au registre des meilleures pratiques de sauvegarde.

Liste de sauvegarde d'urgence[modifier]

La Jamaïque n'a pas de pratique inscrite sur la liste de sauvegarde d'urgence.

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