Afrique

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Comprendre
L'Afrique est composé de 54 pays souverains — plus que les autres continents — et est le troisième par la superficie (après l'Asie et l'Amérique) et l'importance de population .
Géographie

L'Afrique est bordée par la mer Méditerranée au nord, par l'océan Atlantique à l'ouest, par la mer Rouge au nord-est, et par l'océan Indien au sud-est. L'Afrique est un vaste continent s'étendant sur 8 000 kilomètres du nord au sud, et sur 7 500 kilomètres d'est en ouest (îles non-incluses). Il est composé d'un large éventail de peuples, de couleurs de peaux, de religions et de cultures. L'Afrique détient le plus long fleuve du monde — le Nil, allant du Burundi jusqu'en Égypte, sur 6 650 km — tandis que le fleuve Congo en RDC est le second, autant en termes de débit que de profondeur (avec une profondeur, par endroits, supérieure à 230 m). Le Kilimandjaro en Tanzanie est la plus haute montagne du monde que l'on peut gravir en randonnée (sans pratiquer l'alpinisme), avec ses 5 890 mètres. Le lac Assal à Djibouti est le point le plus bas du continent et le second plus bas de la planète (-153 m), le lac le plus salé (hors Antarctique), et l'un des endroits les plus chauds de la planète. Alors que la première activité que l'on associe à l'Afrique est le safari, il existe d'inépuisables autres possibilités d'aventures. Vous pouvez ainsi acheter de l'artisanat sur les marchés, vous aventurer dans le Sahara avec une caravane touarègue, visiter des villages de Pygmés, randonner à travers la jungle pour voir des gorilles, relaxer sur des îles tropicales de l'océan Indien, grignoter des mets exotiques, descendre une rivière en pirogue, voyager à travers la savane sur un chemin de fer de l'époque coloniale et plus encore.

L'Afrique est un continent très diversifié, de sorte que chaque pays ou partie de pays a sa propre culture. Alors qu'il est habituel pour les Occidentaux de parler de l'Afrique comme d'un seul pays, il faut garder en tête l'immensité du continent et que l'Afrique n'est pas un pays mais bien 54 pays différents, de sorte qu'il est impossible de faire des généralités sur l'Afrique dans son ensemble.

Malheureusement mal interprétée, par beaucoup de gens, comme une terre de pauvreté, de corruption, de guerre et de famine, ou tout simplement comme une terre de souffrance — une idée fausse seulement véhiculée par les médias et les nombreuses ONG du continent — l'Afrique d'aujourd'hui est un vaste continent aux nombreuses métropoles dynamiques, aux gens amicaux, et aux paysages incroyablement beaux et diversifiés. Alors qu'il y a une tripoté d'endroits ressemblant aux stéréotypes de l'Afrique pauvre, en guerre et en famine, une grande partie du continent est en paix, bien nourri et dynamique.

Histoire
Les pyramides de Gizeh: les plus célèbres vestiges des pharaons et l'une des Sept Merveilles du monde.

L'Homme moderne, Homo sapiens, serait originaire d'Afrique de l'Est, quelque part entre l'Éthiopie et le Kenya. Malgré la longue présence des hommes en Afrique, son histoire avant le second millénaire apr. J.-C. (avant 1000 apr. J.-C.) est très pauvre ou très peu connue, en dehors de l'Afrique du Nord, du Soudan et de l'Éthiopie, la plupart des cultures étant de type « chasseurs-cueilleurs » (comme certaines cultures encore présentes sur le continent), sans système d'écriture, ni construction durable, art ou artisanat (mis à part quelques peintures rupestres). D'un autre côté, l'Afrique du Nord a une histoire connue vieille de plusieurs millénaires, comportant d'abondantes constructions, des écrits, de l'art et de l'artisanat ayant traversés les âges. L'ancienne civilisation des pharaons, dont le cœur se trouvait en actuelle Égypte, est reconnue comme la plus durable et l'une des (si ce n'est LA) plus grande civilisation antique. Elle a duré d'environ 3300 av. J.-C. jusqu'à l'invasion Perse en 343 av. J.-C. De nos jours, cette civilisation survit dans ses cités antiques, dont beaucoup sont bien préservées, et dans ses artéfacts conservés dans quelques musées devenus très touristiques. Les juifs actuels pensent descendre d'esclaves de l'Égypte Antique, et la Bible hébraïque (des textes religieux repris à la fois par les juifs et les chrétiens) évoque cette région et y a été probablement écrite. Les autres grandes civilisations antiques du continent furent : les Nubiens, au nord du Soudan et au sud de l'Égypte, très proches des égyptiens antiques et dont la capitale était la cité de Méroé au Soudan ; le Royaume d'Aksoum, allant du IVe siècle av. J.-C. au VIIe siècle apr. J.-C., et se situant dans l'actuelle Éthiopie et l'est du Soudan, était une place commerciale importante entre l'Inde et l'Empire romain et un centre important du Christianisme ancien.

Théâtre romain à Leptis Magna en Libye

Entre temps, aux environs des années 300 av. J.-C., le continent a connu ses premières (et les moins célèbres) invasions européennes. En 322 av. J.-C., Alexandre le Grand a envahi l'Égypte occupée alors par les perses, établissant la célèbre cité d'Alexandrie qui allait devenir un important centre d'érudition et de culture grecque, pour de nombreux siècles. Entre temps encore, les romains ont conquis l'ouest du littoral méditerranéen, laissant derrières eux des ruines telles celles de Carthage et Leptis Magna. Au Ier siècle apr. J.-C., le christianisme s'est diffusé dans de nombreuses régions, en commençant par l'Égypte, puis la Nubie, l'Éthiopie, enfin dans tout l'Empire romain.

L'invasion musulmane et le début de la Traite Arabe au VIIe siècle apr. J.-C. ont changé le paysage culturel de l'Afrique du Nord et d'une grande partie de l'Afrique de l'Est et de l'Ouest. Le califat arabe nouvellement formé a envahi l'Afrique du Nord et la Corne africaine en quelques décennies. À l'ouest, les berbères s'uniraient alors aux envahisseurs arabes, devenant le peuple Maure qui envahirait plus tard la péninsule ibérique. Lorsque Damas a été envahi au début du VIIIe siècle, le centre religieux et politique de l'Islam en Méditerranée s'est déplacé à Kairouan en Tunisie. Leur progression a été uniquement freinée par les forêts denses de l'Afrique de l'Ouest et du Centre et les zones côtières de l'Est. La dernière région à tomber sous influence musulmane est la Nubie (le nord du Soudan actuel) au XIVe siècle.

Du VIIe au IXe siècle, l'histoire de l'Afrique subsaharienne se sera construite considérablement. À l'ouest, il y eu une augmentation de grands et puissants royaumes, tels ceux du Ghana (au Mali et en Mauritanie ; pas de relation avec l'actuel Ghana), du Dahomey (qui dura jusqu'à l'invasion française en 1894 ; actuel Bénin), de Za / Gao (aux Mali et Niger), de Kanem (au Tchad), et de Bornou (au Nigeria). Comme beaucoup de ces royaumes se sont convertis à l'Islam, le commerce trans-saharien a augmenté, tels le sel et l'or qui étaient transportés en Libye et en Égypte par de grandes caravannes — un commerce rendu possible par l'introduction de chameaux depuis l'Arabie au Xe siècle, et soutenant une grande partie de la région, du nord du Nigeria à l'ouest du Mali et de la Mauritanie, jusqu'au XIXe siècle. Du XIIIe au XVIe siècle, beaucoup de ces premiers royaumes ont été remplacés par des empires, au premier rang desquels celui du Mali (aux Mali, Guinée et Sénégal) et plus tard celui du Songhaï (aux Mali, Burkina Faso et Niger), ainsi qu'une pléthore d'autres plus petits, des royaumes d'une seule tribu et des cités-états. Beaucoup de destinations touristiques populaires au Mali, parmi lesquelles Tombouctou, Djenné et Gao, ont pris de l'importance durant cette période, jusqu'à devenir d'importants centres de commerce et d'érudition de l'Islam. Les tribus Haoussa, au nord du Nigeria, ont commencé à s'organiser en cités-états fortifiées, dont des vestiges demeurent à Kano. L'ouest africain littoral et forestier est demeuré largement désorganisé, exceptées quelques cités-états Yoruba (Ife et Oyo) le long des petits empires Dahomey et Igbo (dans les actuels Bénin et Nigeria).

Entre temps, l'Afrique de l'Est a connu une augmentation de l'influence islamique et une prospérité venant du commerce de l'océan Indien — des navires qui venaient d'Arabie, de Perse, d'Inde et même d'Asie du Sud-Est, jetaient l'ancre dans les principaux ports, de Somalie jusqu'au Mozambique, échangeant des épices contre des esclaves et de l'ivoire. Entre le VIIe et le XIXe siècle, la Traite Arabe a déporté de 12 à 18 millions de personnes hors de cette région (probablement plus que la Traite négrière Atlantique). Aujourd'hui, cette influence subsiste dans la culture et la gastronomie de nombreux endroits, plus particulièrement dans les îles de l'océan Indien telles Zanzibar, les Comores, les Seychelles et Maurice.

Ruines du Grand Zimbabwe

Le sud de l'Afrique est resté sous-développé, avec principalement des chasseurs-cueilleurs nomades tels le peuple San et quelques petits royaumes. Le Royaume du Zimbabwe a été l'un des plus notables — il a bâti, dans sa capitale de Grand Zimbabwe, la plus grande structure de pierre de l'ère pré-coloniale en Afrique subsaharienne. Le Royaume de Mapungubwe, dans l'actuelle Afrique du Sud, a également laissé des ruines de pierre (plus petites). Tous deux ont profité du commerce de l'or et de l'ivoire avec les marchands arabes et asiatiques.

Bien que quelques explorateurs génois, castillans et français sont parvenus à atteindre des parties de l'Afrique de l'Ouest au Moyen Âge, l'exploration européenne du continent a véritablement commencé lorsque le prince Henri le Navigateur entreprit d'acquérir, pour le Portugal, le territoire Africain au milieu du XVe siècle. Le Portugal a atteint le Cap-Vert en 1445 et, en 1480, avait commencé à commercer avec l'ensemble des côtés guinéennes (de l'actuelle Guinée-Bissau à l'actuel Nigeria). En 1482, Diogo Cão a atteint l'embouchure de la rivière Congo, en 1488 Bartolomeu Dias a passé le cap de Bonne-Espérance (extrémité sud de l'Afrique), et en 1498 Vasco de Gama a remonté la côté est, établi un comptoir commerciale à Malindi au Kenya, puis trouvé un guide pour les emmener en Inde. Le Portugal a établi de nombreux forts le long de la côté africaine et y a mis en place un commerce très rentable, en ayant (dans ces temps premiers) de bonnes relations avec les populations locales. Il est resté la puissance européenne dominante dans la région, jusqu'au XVIIe siècle, tandis que l'Espagne, la France et la Grande-Bretagne commençait tout juste l'exploration des Amériques.

Fort de Cape Coast au Ghana

Le commerce lucratif exercé par les portugais, ainsi que les grandes quantités d'or obtenues, ont attiré les autres nations vers le continent. Parallèlement, comme le besoin en travailleurs dans les Amériques a augmenté, les marins portugais ont commencé à y transporter des cargaisons d'esclaves, démarrant ainsi la Traite négrière Atlantique. Au début du XVIIe siècle, les hollandais ont combattu les portugais et pris le contrôle de la plupart de leurs ports d'Afrique de l'Ouest et Centrale — dont certains (comme Luanda) ont été repris plus tard —, y établissant une vingtaine de forts, notamment sur l'Île de Gorée à Dakar et au cap de Bonne-Espérance — un port qu'ils espéraient utiliser pour les routes commerciales d'Asie de l'Est et qui est aujourd'hui la ville du Cap. En 1642, les français ont construit leur premier fort à Madagascar (dont ils réclament la souveraineté en 1667) et, en 1663, les britanniques ont construit le leur en Gambie. Les marchants suédois ont agrandi le fort de Cape Coast, et les danois celui de Accra, tous deux dans l'actuel Ghana.

Au XIXe siècle, jusque là concentrés à établir des ports le long des côtes pour le commerce, les européens se sont mis à se combattre pour coloniser le continent et explorer ses terres. Avec l'abolition de l'esclavage par les britanniques et leurs efforts importants pour le contrecarrer partout dans le monde, l'Europe a commencé à chercher d'autres sources de richesse sur le continent. La colonie européenne la plus aboutie — la colonie hollandaise du Cap — a été prise par les britanniques en 1795. La France napoléonienne a conquis l'Égypte en 1798 (y découvrant notamment la pierre de Rosette), pour en être chassée par les britanniques, puis par les turques. La France a envahi une bonne partie de l'Afrique occidentale côtière et des états de Barbarie en Algérie, mettant fin à la piraterie endémique de ces derniers. Les récits d'aventuriers intrépides voyageant dans les terres pour trouver des endroits tels que le mont Kilimandjaro ou la légendaire « mer intérieure » (les Grands Lacs) ont suscité une vague d'exploration au milieu de ce XIXe siècle, essentiellement par des missionnaires catholiques et jésuites, dans les régions du sud et de l'est africain, ainsi que dans celle des Grands Lacs. Au premier rang de ces explorateurs, il y eu le héros national britannique David Livingstone qui, en pauvre missionnaire avec quelques porteurs, a exploré une grande partie de l'Afrique australe et orientale, descendu le fleuve Congo depuis sa source, et recherché la source du Nil. En Afrique occidentale et centrale, les explorateurs français, belges et espagnols se sont aventurés dans le Sahara pour trouver les légendaires ville de Tombouctou et mines d'or maliennes. Au Congo, ils ont cherché les pygmées et les grands hommes poilus des légendes grecques (les gorilles).

Répartition des colonies africaines, 1914

À mesure que les récits de l'intérieur africain sont arrivés en Europe, les nations et les marchands se sont mis à voir le continent comme une source majeure de commerce et de richesses, à la manière de leurs exploits asiatiques, tandis que les philanthropes et les missionnaires y ont vu une excellente occasion de « civiliser » et « christianiser » les peuples autochtones. Avec l'apparition du darwinisme social (doctrine politique évolutionniste apparue au XIXe siècle), beaucoup de pays ont vu en l'Afrique une excellente opportunité d'établir des empires coloniaux, ainsi que d'établir leur prééminence parmi les autres nations européennes. En particulier, l'Allemagne était désireuse de rattraper les autres nations d'Europe, dont la France, et de regagner son prestige perdu en Amérique du Nord et sous Napoléon. La Grande-Bretagne et le Portugal se sont joints à ce partage de l'Afrique lorsqu'ils ont vu leurs intérêts menacés. En 1885, la conférence de Berlin a mis d'accord les puissances coloniales européennes sur le partage du continent. Les territoires coloniaux ainsi créés avaient des frontières arbitraires, parfois parfaitement rectilignes, ne prenant aucunement en compte les royaumes et les peuplements africains. À la suite de cette conférence, l'Italie s'est posé en « protecteur » de l'Éthiopie. En 1898, l'Italie a mené une guerre totale pour coloniser ce pays, mais ses armées ont été défaites à la bataille de Adwa. Cette victoire de l'Éthiopie, menant à son indépendance, a été la première victoire des africains sur les envahisseurs européens.

À l'aube du XXe siècle, la Grande-Bretagne s'est lancée dans une série de guerres meurtrières contre les territoires des Boers (descendants blancs des hollandais) et des africains entourant leur colonie du Cap dans l'actuelle Afrique du Sud, apportant la renommée à Cecil Rhodes pour sa vision de conquérir et d'unifier l'Afrique du Caire au Cap. Durant la première guerre mondiale, les britanniques ont perdu une bataille en Afrique orientale (en Tanzanie) contre les allemands. Cependant, après la guerre et la défaite de l'Allemagne, ses possessions africaines ont été divisées entre la France, la Belgique et la Grande-Bretagne. En 1930, l'union sud-africaine a obtenu son indépendance de la Grande-Bretagne. Durant la seconde guerre mondiale, l'Italie a envahi l'Éthiopie durant trois ans, et de nombreux combats ont eu lieu en Afrique du Nord d'où les Nazis ont finalement été chassés par les Alliés. Il y eu d'importants changements sociaux découlant de cette guerre, dans laquelle des dizaines de milliers d'africains ont combattu dans les rangs de leurs puissances coloniales. De plus, la Charte atlantique a conduit à la propagation des mouvements nationalistes d'après-guerre.

Dates des indépendances en Afrique.

La décolonisation de l'Afrique a commencé par l'indépendance de la Libye (de l'Italie) en 1951. Les puissances coloniales ont employé divers moyens de contrôle sur leurs colonies, certains concédant une représentation des indigènes dans leur gouvernement et encourageant une sélection de quelques fonctionnaires indigènes, tandis que d'autres ont maintenu obstinément le cap du « tout européen ». Dans quelques pays, les mouvements nationalistes ont été réprimés et leurs leaders tués ou emprisonnés, tandis que dans d'autres, le processus d'indépendance s'est achevé dans la paix. Dans les années 1950, la Guinée, le Ghana et les nations d'Afrique du Nord ont acquis leur indépendance sans violence, à l'exception de l'Algérie où la France a violemment combattu les mouvements indépendantistes jusqu'en 1963. En 1958, avec l'établissement de la Ve république française et de sa nouvelle constitution, l'Afrique Occidentale française (AOF) et l'Afrique Équatoriale française (AEF) ont cessé d'exister et, après leur bref rattachement à la Communauté française, les pays de ces deux régions ont gagné leur indépendance en 1960. Dès 1970, toutes les nations africaines — sauf une poignée — étaient indépendantes. Jusqu'en 1975, le Portugal s'est battu avec acharnement pour maintenir ses possessions africaines ; celles-ci, sauf une, ont obtenu leur indépendance par la guerre. En 1980, le Zimbabwe a été la dernière colonie majeure à gagner son indépendance. En 1990, la Namibie, qui était semi-autonome, a gagné son indépendance de l'Afrique du Sud et en 1993, l’Érythrée s'est séparée de l'Éthiopie à la suite d'une longue guerre. Jusqu'en 1994, l'Afrique du Sud est restée sous la férule de sa minorité blanche, qui opprimait sa population noire à l'aide de sa politique de développement séparé, appelée apartheid. En 2011, le Soudan du Sud a fait sécession du Soudan par référendum. Le Maroc maintient toujours le contrôle sur le Sahara occidental, malgré l'établissement d'un mouvement d'indépendance ; ce point demeure un contentieux entre le Maroc et l'Algérie.

Les puissances coloniales européennes ont divisé l'Afrique en ne tenant aucunement compte de ses cultures et groupes ethniques, séparant souvent un peuple entre deux pays, voire plus, et en forçant la cohabitation de peuples ayant une histoire conflictuelle ou des religions différentes. En outre, un manque de formation dans la fonction publique, avant et même après leur indépendance, a laissé de nombreux pays aux gouvernements dysfonctionnels et aux leaders ayant tendance à récompenser leur propre groupe ethnique (en emplois et argent) et souvent à supprimer les minorités ethniques. Ceci a été une cause de nombreux conflits post-indépendances à travers l'Afrique subsaharienne et a conduit à des douzaines de guerres civiles prolongées (notamment au Soudan, en Angola, en Éthiopie/Érythrée et au Nigeria), à d'innombrables coups d'état, et à un nombre incalculable de dirigeants ineptes et corrompus. La découverte de ressources naturelles précieuses, telles que le pétrole, l'uranium, les diamants et le coltan, a engendré de nombreux mouvements d'indépendances critiquant la ponction des richesses de leurs terres au profit de tout le pays (en particulier la Cabinda en Angola, petite région riche en pétrole). Heureusement, il y a de nombreux exemples en Afrique où les conflits du passé ont fait place à des gouvernements efficaces, offrant quelque espoir à une future Afrique autonome.

Climat

L'Afrique — second plus grand continent — possède un large éventail de climats. Cependant, étant quasiment centré sur l'équateur, une grande partie du continent est relativement chaud / tempéré, tandis que quelques petites régions seulement connaissent des températures considérées comme « froides ». Dans les régions tempérées (nord du Maroc, côtes méditerranéennes et Afrique du Sud), les températures sont généralement comprises entre 10 °C et 35 °C tout au long de l'année. Proche de l'équateur et sur les îles telles que le Cap-Vert ou Maurice, les écarts de températures ne dépassent jamais plus de 20 °C toute l'année (elles vont entre 15 °C et 35 °C). Dans les déserts et les régions arides, tels que le Sahel et la Corne de l'Afrique, les températures dépassent régulièrement les 40 °C (et même les 50 °C dans le cœur du Sahara). Mais, parce que le sable ne retient pas la chaleur aussi bien que beaucoup d'autres sols, les températures de ces mêmes endroits peuvent facilement tomber à 15 °C la nuit. Cependant, il y a quelques bastions ayant des températures plus fraîches. Les zones de haute altitude — telles que l'Atlas au Maroc et en Algérie, ou encore le Lesotho — sont assez froides et neigeuses en hiver ; au mont Kilimandjaro, pourtant quasiment sur l'équateur, il fait froid toute l'année (suffisamment froid, même, pour avoir des glaciers !). Les sommets d'îles telles que la Réunion ou les Canaries, et de pays tel que le Cameroun, sont suffisamment froids pour nécessiter une veste une grande partie de l'année.

Un facteur beaucoup plus important à considérer lorsque vous voyagez en Afrique est : le moment où se produit la saison des pluies / moussons. Ce moment varie un peu, même entre pays voisins ; donc, vérifiez la page de chaque pays pour plus d'informations. En Afrique de l'Ouest, la saison commence en mars dans les environs du Cameroun, mais pas avant juin au Sénégal ou au Sahel, et se termine en septembre. Alors que la pluie n'est pas un facteur si problématique lorsque vous voyagez en Afrique australe ou orientale, elle l'est beaucoup plus en Afrique occidentale ou sur les îles de l'océan Indien. Dans l'ouest, les pluies provoquent souvent des inondations, rendant les routes et chemins de fer impraticables, et, à cause d'un drainage insuffisant, peuvent se transformer en véritables rivières coulant dans les rues et les égouts (jusqu'à les faire déborder). Au Sahel, elles peuvent provoquer des crues soudaines dans les zones de basse altitude.

Les plus grands dangers liés à la météo, lorsque l'on voyage en Afrique, sont la foudre et les cyclones tropicaux. La RDC est le pays ayant le plus d'impacts de foudre au monde, en particulier à l'est du pays près de Goma. Les risques de foudre sont les plus élevés : de l'ouest du Kenya/Tanzanie et de l'Éthiopie, jusqu'au Sénégal à l'ouest, et jusqu'en Angola et en Zambie au Sud. Les cyclones tropicaux affectent les îles de l'océan Indien, avec une saison allant du 15 novembre au 30 avril (15 mai aux Seychelles et à Maurice). Ils affectent également, mais rarement, la Corne de l'Afrique, provoquant alors d'importantes inondations sur ces terres arides. Des cyclones tropicaux se forment souvent au large des côtes ouest-africaines (Guinée / Sénégal) au début de la saison des ouragans atlantiques (Juin à Août), impactant quelques rares fois les îles du Cap-Vert (ce pourquoi ils sont appelés « ouragans de type cap-verdien »).

Régions
Carte des régions d'Afrique


Afrique du Nord (Algérie, Égypte, Libye, Maroc, Tunisie)
Les pays qui bordent la rive sud de la mer Méditerranée.
Sahel (Mali, Mauritanie, Niger, Soudan, Tchad)
Les nations du désert et de la savane qui couvrent le Sahel et la moitié sud du Sahara.
Afrique de l'Ouest (Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d'Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo)
Les nations de la côte tropicale atlantique.
Afrique centrale (Angola, Cameroun, République centrafricaine, République du Congo, République démocratique du Congo, Gabon, Guinée équatoriale, São Tomé-et-Príncipe, Soudan du Sud)
Le cœur de l´Afrique.
Afrique de l'Est (Burundi, Comores, Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Kenya, Madagascar, Maurice, Ouganda, Rwanda, Seychelles, Somalie, Tanzanie)
Les nations qui bordent la mer Rouge et l´océan Indien.
Afrique australe (Afrique du Sud, Botswana, Lesotho, Malawi, Mozambique, Namibie, Swaziland, Zambie, Zimbabwe)
Les nations de la pointe sud de l´Afrique.

Autres territoires

Villes
Abidjan
  • 1 Abidjan—  Capitale économique Ivoirienne, c'est une ville de diversité multinationale et le centre ville de l'Afrique de l'Ouest.
  • 2 Accra—  capitale du Ghana ; une des villes les plus accessibles de l'Afrique de l'Ouest, pour les voyageurs.
  • 3 Addis-Abeba—  l'énorme capitale d'Éthiopie ; siège de nombreuses ONG et de l'Union Africaine.
  • 4 Le Caire—  plus grande ville d'Afrique avec, à proximité, les principaux monuments de l'Égypte Ancienne.
  • 5 Le Cap—  emblématique Cité Mère d'Afrique du Sud, bâtie au pied de la Montagne de la Table et située non-loin du cap de Bonne-Espérance.
  • 6 Dakar—  capitale du Sénégal ; ville la plus à l'ouest de l'Afrique.
  • 7 Johannesburg—  plus grande ville d'Afrique du Sud ; probablement le centre financier et économique du continent.
  • 8 Luanda—  capitale de l'Angola ; a connue une renaissance énorme cette dernière décennie.
  • 9 Marrakech—  ville du Maroc, mélange d'ancien et de moderne.
  • 10 Nairobi—  capitale du Kenya ; plus grande ville d'Afrique centrale et de l'est ; abrite le siège des Nations Unies, hors Europe et États-Unis d'Amérique. Le Parc National de Nairobi est la seule réserve naturelle de la planète située dans la proche périphérie d'une capitale.
Autres destinations
Chutes Victoria
Lumière sur...
La plage de Matemwe.

Zanzibar est un archipel constitué principalement de trois îles (Pemba, Unguja et Mafia) dans l'océan Indien et est une région de Tanzanie. Cet article ne concerne que les îles de Pemba et d'Unguja tant leur histoire commune depuis le VIIIe siècle et leur culture sont indissociables. Pour l'île de Mafia, référez-vous à l'article sur le littoral Sud-Est tanzanien.

Si Unguja et Pemba sont connues pour leur plages de sable blanc très fin et leur climat idyllique, ce sont également de hauts lieux de la culture swahilie. Les deux îles sont aussi renommées pour leurs productions d'épices et, plus spécialement, celle du clou de girofle (en swahili karafuu au singulier et makarafuu au pluriel) qui représente environ 10 % de la production mondiale ; c'est à Pemba que se trouve la plupart des zones de production (la forêt qui couvrait autrefois l'île fut presque entièrement rasée entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle pour permettre les cultures). Pemba est aussi renommée parmi les adeptes du vaudou qui y viennent de toute l'Afrique à la rencontre des chamans et autres guérisseurs (en swahili mchawi au singulier et wachawi au pluriel).

Bien que rattachées, depuis 1964, au Tanganyika pour former l'actuelle Tanzanie, les deux îles ont gardé une certaine autonomie et sont dirigées politiquement par un gouvernement distinct de la Tanzanie continentale : le Gouvernement révolutionnaire de Zanzibar ((en)Revolutionary Government of Zanzibar). Cela sous entend, entre autres, que les formalités d'entrée et certaines lois, dont leur Constitution, leurs sont propres.

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Politique

Après le divorce désordonné de l'Afrique d'avec ses puissances coloniales européennes, beaucoup de pays africains se sont embourbés dans les luttes de pouvoirs et la guerre civile. Cependant, durant les dernières décennies, les nations de ce continent se sont rapprochées et beaucoup de conflits ont vu des pays voisins intervenir de manière constructive, plutôt que de laisser intervenir les puissances européennes et occidentales. La plupart des pays africains sont des démocraties en développement, certes aux prises avec la corruption, mais qui se construisent autour de valeurs démocratiques, telles que des élections libres et équitables, la liberté d'expression et la participation, dans le gouvernement, de divers couches de la société. Cependant, il y a quelques pays qui maintiennent encore des gouvernements autoritaires, des dictatures et des « kleptocracies ». Avant les accords de paix mettant fin à leur guerre civile respective, l'Angola et le Mozambique étaient des états communistes à parti unique ; ils demeurent aujourd'hui encore sous le contrôle de ces partis, qui ont évolué d'une idéologie Marxiste-Léniniste à une idéologie d'extrême gauche / socialiste, mais qui ont conservé des symboles communistes dans leur drapeau, leurs armoiries, leur hymne national, etc. La Guinée équatoriale et l'Érythrée restent parmi les pays les plus autoritaires de la planète, avec une sévère répression de l'opposition. Plusieurs gouvernements nationaux ont une emprise faible sur leur territoire, comme la Somalie, les deux Congo, la République centrafricaine, le Tchad, le Liberia et le Mali.

Aujourd'hui, plus que jamais dans l'histoire du continent, les nations africaines coopèrent sur des questions importantes et prennent de plus en plus sur elles-mêmes pour stopper les conflits et instaurer la paix, plutôt que de laisser l'ONU ou l'Occident le faire à leur place. L'Union africaine (UA ; [1]) est le pendant africain des Nations Unies, et favorise l'unité et la résolution des conflits. Elle a été établie en 2002, possède ses organes d'administration à Addis-Abeba en Éthiopie, et représente tous les territoires et nations africains, exceptés le Maroc (en protestation à l'inclusion par l'UA du Sahara occidental comme membre à part entière) et diverses possessions européennes dans les océans Indien et Atlantique. L'UA a eu quelques réussites dans la promotion des droits humains, le développement, l'intégration économique, l'harmonisation des règles dans les affaires, les douanes et l'immigration, et dans ses interventions pour stopper les conflits (notamment en Somalie) et les actes inconstitutionnels dans ses états membres. Cependant, beaucoup de travail reste à faire, la corruption reste endémique, de nombreux pays souffrent de querelles politiques et ethniques, et les mesures de qualité dans le développement, l'éducation, la santé et les droits humains restent faibles.

Les puissances coloniales européennes sont restées actives dans beaucoup de nations africaines après leur indépendance et, aujourd'hui encore, la France conserve des liens diplomatiques étroits avec de nombreuses anciennes colonies. Les États-Unis, déchargé du préjugé « d'ancienne puissance coloniale », a longtemps joué un rôle dans la promotion des droits de l'homme et la résolution des conflits, et dans la fourniture d'aide au développement et d'assistance d'urgence. Depuis 2000, la Chine est un acteur particulièrement actif sur le continent. Ainsi, de nos jours, les diplomates occidentaux essaient de rattraper leur retard et se battent, contre la Chine, pour l'influence en Afrique. La demande chinoise en ressources naturelles est très élevée et les chinois ont abordé beaucoup de gouvernements africains sans le préjugé d'être une riche nation occidentale et sans trop se soucier des valeurs de ceux-ci (en termes de droits de l'homme, de liberté politique, etc.). Un autre point favorable pour la Chine est son grand nombre d'entreprises publiques, ainsi que l'intégration de son gouvernement dans les entreprises publiques utilisées pour extraire des minerais et construire des routes et infrastructures, comparée aux relations entre les gouvernements occidentaux et les entreprises privées. La Chine a largement cherché à obtenir des droits d'exploitation minière en construisant des infrastructures et en recherchant les concessions les plus lucratives pour leurs entreprises publiques, comme « paiement à l'avance » pour les ressources extraites par la suite. Lors de la réalisation de tels projets, la Chine a presque toujours fait venir des travailleurs chinois. Comme conséquence, il n'est pas rare de voir des équipes de centaines de chinois travaillant à la construction d'une route ou de logements, et campant autour de ces constructions. Le plus beau cadeau de la Chine est probablement le nouveau siège de l'Union Africaine (à 200 millions $US), ouvert en 2012, qu'elle a construit et financé.

Religions

Les principales religions d'Afrique sont le christianisme et l'islam. Le continent compte également un nombre important d'agnostiques/athés et de religions traditionnelles. Les pourcentages exacts de ces courants varient largement selon les sources principales, avec approximativement 40-45% de chrétiens, 40-50% de musulmans, 10-15% de croyants traditionnels et 5-10% d'agnostiques/athés.

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