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Patrimoine culturel immatériel en Ouzbékistan

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Cet article recense les pratiques inscrites au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO en Ouzbékistan.

Comprendre[modifier]

Le pays compte cinq pratiques reprises sur la « liste représentative du patrimoine culturel immatériel » de l'UNESCO.

Aucune pratique n'est reprise dans le « registre des meilleures pratiques de sauvegarde de la culture » ou sur la « liste de sauvegarde d'urgence ».

Listes[modifier]

Liste représentative[modifier]

Pratique Année Domaine Description Illustration
La musique Shashmaqom
Note

L'Ouzbékistan partage cette pratique avec le Tadjikistan.

Depuis plus de dix siècles, la tradition musicale du shashmaqom est cultivée dans les centres urbains de la région d’Asie centrale autrefois appelée Mâwarâ al-nahr qui correspond au Tadjikistan et à l’Ouzbékistan actuels. Le shashmaqom, littéralement « six maqams », est un mélange de musique vocale et instrumentale, de langages mélodiques et rythmiques et de poésie. Il est exécuté en solo ou par un groupe de chanteurs accompagnés d’un orchestre composé de luths, vièles, tambours sur cadre et flûtes. L’introduction instrumentale qui ouvre généralement l’œuvre est suivie du nasr, partie vocale principale composée de deux groupes distincts de chants. Le shashmaqom remonte à l’époque préislamique. Il a été influencé, tout au long de son histoire, par l’évolution de la musicologie, de la poésie, des mathématiques et du soufisme. Le système du maqam a connu un tel succès aux neuvième et dixième siècles que de nombreuses écoles de musique se sont ouvertes, principalement dans la communauté juive, dans la ville de Boukhara, centre historique et spirituel du shashmaqam. Le répertoire du shashmaqom exige des musiciens une formation spéciale car le système de notation classique ne peut consigner que le cadre général. La transmission orale de maître à élève reste donc le moyen privilégié pour préserver la musique et ses valeurs spirituelles. À partir des années 1970, la plupart des interprètes les plus connus de shashmaqom ont quitté le Tadjikistan et l’Ouzbékistan pour émigrer en Israël et aux États-Unis. Depuis l’accès à l’indépendance des deux pays en 1991, plusieurs mesures ont été prises pour sauvegarder le shashmaqom. Seuls quelques rares musiciens ont conservé les styles d’interprétation locaux enseignés par des professeurs indépendants. Avec la disparition de nombreux maîtres du shashmaqom, la grande majorité des interprètes actuels au Tadjikistan et en Ouzbékistan sont des élèves issus du Conservatoire de Tachkent qui propose des cours de composition. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


1 L’espace culturel du district de Boysun Situé dans le sud-est de l’Ouzbékistan, sur la route reliant l’Asie mineure à l’Inde, le district de Boysun est l’une des plus anciennes régions habitées d’Asie centrale. Le déclin de la route de la soie et les bouleversements politiques intervenus en Asie centrale ont contribué à l’isolement de la région. Ces circonstances ont favorisé la préservation de traditions anciennes, empreintes de diverses religions, notamment des croyances chamanistes, le zoroastrisme, le bouddhisme et l’islam. Aujourd’hui, le district compte près de 82 000 habitants. De nombreux rituels traditionnels sont encore vivants : la veille de Navruz, la fête du printemps donne lieu à un rituel de semailles avec offrandes de nourriture. Les rites familiaux persistent également : 40 jours après une naissance, les mauvais esprits sont chassés par le feu et la cendre. La circoncision des garçons est l’occasion de combats de chèvres et de divers jeux, comme la lutte ou les courses de chevaux. D’anciennes pratiques restent fréquemment utilisées lors des cérémonies de mariage et des rites funéraires, et des rituels chamanistes pour guérir les malades. Parmi les autres traditions populaires figurent les chants rituels liés aux fêtes annuelles, les légendes épiques et les danses. Des instruments à vent ou à cordes accompagnent les chants lyriques. L’ensemble de musique folklorique Shalola a recueilli les chansons populaires et recensé les instruments et costumes traditionnels. Les membres du groupe ont également documenté les légendes, épopées et vieilles mélodies dans les villages. Le modèle culturel imposé sous l’ère soviétique ne laissait que peu de place à l’expression culturelle et artistique traditionnelle de Boysun. Aujourd’hui, il apparaît essentiel de soutenir les communautés en leur fournissant instruments de musique et matériel technique pour documenter leurs diverses expressions culturelles. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


Le Katta Ashula Le Katta Ashula (littéralement : « grand chant ») est un genre de chant traditionnel et un élément constitutif de l’identité de plusieurs peuples de la vallée de Fergana, en Ouzbékistan, où vivent également Tadjiks, Ouïgours et Turcs, et de certaines régions du Kirghizistan, du Tadjikistan et du Kazakhstan. Genre original, le Katta Ashula allie les arts du spectacle, le chant, la musique instrumentale, la poésie orientale ainsi que des rites sacrés. Il porte sur des sujets variés, depuis l’amour jusqu’aux conceptions philosophiques et théologiques de l’univers et de la nature, tout en laissant une place à l’improvisation. Transmis oralement de maître à élève de génération en génération au cours d’un apprentissage exigeant, il est interprété par au plus cinq chanteurs et au moins deux. De nos jours, le Katta Ashula est une importante expression de l’identité culturelle ouzbek pouvant favoriser le dialogue entre les cultures. Afin de permettre à cette tradition de maintenir sa viabilité, les festivals, concours et actions diverses organisés par le gouvernement d’Ouzbékistan et les autorités locales se verront renforcés par l’introduction des programmes de transmission aux jeunes et par de travaux de recherche (constitution de bases de données, organisation de séminaires et publications, etc.). Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


Le Novruz, Nowrouz, Nooruz, Navruz, Nauroz, Nevruz
Note

L'Ouzbékistan partage cette pratique avec l'Azerbaïdjan, l'Inde, l'Iran, le Kirghizistan, le Pakistan et en Turquie.

Traditions et expressions orales, notamment la langue comme moyen de transmission du patrimoine culturel immatériel

Arts du spectacle

Pratiques sociales, rituels et événements festifs

Connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers

Artisanat traditionnel

Le Novruz, ou Nowrouz, Nooruz, Navruz, Nauroz, Nevruz, marque le nouvel an et le début du printemps dans une zone géographique très étendue, comprenant, entre autres, l’Azerbaïdjan, l’Inde, l’Iran, le Kirghizistan, le Pakistan, la Turquie et l’Ouzbékistan. Il est fêté chaque 21 mars, date calculée et fixée à l’origine en fonction des études astronomiques. Le Novruz est associé à des traditions locales diverses, par exemple l’évocation de Jamshid, roi mythologique d’Iran, à des nombreux récits et légendes. Les rites qui l’accompagnent dépendent des lieux, depuis les sauts par-dessus les feux et les ruisseaux en Iran jusqu’aux marches sur la corde raide, le dépôt de bougies allumées à la porte de la maison, en passant par des jeux traditionnels, tels que des courses de chevaux ou la lutte traditionnelle pratiqués au Kirghizistan. Chants et danses sont presque partout la règle, ainsi que des repas semi-sacrés familiaux ou publics. Les enfants sont les premiers bénéficiaires des festivités et participent à nombre d’activités comme la décoration d’œufs durs. Les femmes jouent un rôle central dans l’organisation et le déroulement du Novruz, ainsi que dans la transmission des traditions. Le Novruz promeut des valeurs de paix, de solidarité entre les générations et au sein des familles, de réconciliation et de bon voisinage, contribuant à la diversité culturelle et à l’amitié entre les peuples et les différentes communautés Persian New Year Table - Haft Sin -in Holland - Nowruz - Photo by Pejman Akbarzadeh PDN.JPG


L’askiya, l’art de la plaisanterie L’askiya est un genre de l’art oratoire populaire ouzbèke qui prend la forme d’un dialogue entre deux participants ou plus qui débattent et échangent des mots d’esprit sur un thème particulier. Les détenteurs et les praticiens, essentiellement des hommes, doivent maîtriser les particularités de la langue ouzbèke, et savoir improviser et raisonner habilement et rapidement, en utilisant l’humour et la plaisanterie. Les dialogues, bien que sous forme de plaisanterie, jouent un rôle inestimable pour sensibiliser aux tendances et aux événements sociaux et attirer l’attention sur des questions importantes, par l’observation attentive de la vie quotidienne. L’askiya est souvent pratiqué lors des fêtes populaires, des festivités, des rituels familiaux et des rassemblements organisés dans les villes et villages d’Ouzbékistan. On recense actuellement plus de trente formes d’askiya, certaines pratiquées par des professionnels et d’autres par des amateurs, chacune ayant ses propres caractéristiques distinctives. Les connaissances et les compétences de l’askiya sont principalement transmises oralement aux individus, aux groupes et aux communautés par des méthodes d’apprentissage traditionnelles de type maître-apprenti. L’askiya met en avant l’humour, assure une communication simple entre les personnes, et unit les représentants de diverses communautés, quels que soient leur âge et leur parcours, autour d’un événement commun. Il a aussi une forte dimension pédagogique, utilisant l’humour pour apprendre aux gens à être plus attentifs et à analyser les difficultés et les problèmes de la vie quotidienne, et stimulant ainsi le développement culturel et social. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


Registre des meilleures pratiques de sauvegarde[modifier]

L'Ouzbékistan n'a pas de pratique inscrite au registre des meilleures pratiques de sauvegarde.

Liste de sauvegarde d'urgence[modifier]

L'Ouzbékistan n'a pas de pratique inscrite sur la liste de sauvegarde d'urgence.


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