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Choquequirao
Choquequirao-cimatruncada.jpg
Informations
Pays
Localisation

Choquequirao (en Quechua: Chuqi K'iraw, « le Berceau d'or ») est une cité Inca en ruines située au sud du Pérou. Elle présente des similitudes frappantes, tant dans son organisation structurelle que dans son architecture, avec Machu Picchu, ce qui lui vaut d'être connue comme sa « sœur ». Choquequirao reçoit la visite de bien moins de touristes que sa jumelle mais n'en est pas moins intéressante et peut constituer une agréable alternative à une Machu Picchu parfois surpeuplée.

Les ruines de Choquequirao sont constituées de bâtiments et terrasses situés à différents niveaux, s'étalant de Sunch'u Pata au point le plus bas jusqu'au sommet de la colline tronquée. Celle-ci a été nivelée et son sommet a été circonscrit dans un cercle de pierres afin de former une plateforme de 30 mètres par 50.

Comprendre[modifier]

Tout le monde connait le Machu Picchu, mais beaucoup moins la citadelle de Choquequirao. Les deux sites sont souvent comparés, car relativement proche. À une centaine de kilomètres l’un de l’autre, ils datent tous deux du règne de Pachacutec. Et tout deux ont échappé à la vague de destruction des conquistadors qui, menés par Pizarro, dévastent Cusco à partir de 1534, mais ne découvrent pas les deux cités.

Pourtant les deux villes ne sont pas semblables, et si les archéologues ont bien du mal à reconstruire le détail de l’histoire de chacune d’elles, Choquequirao, plus rustique et nettement plus grande que le Machu Picchu, semble plus vieille. Et elle aurait servi, entre autres, de refuge aux derniers Incas, fuyants devant les bains de sang espagnols.

Aujourd’hui, c’est un site immense (1 800 hectares), dont près de 70% sont encore enfouis sous la fôret. Installé sur un vaste (et raide !) flan de montagne, on monte sur la place principale, perchée en équilibre sur une crête effilée, et impressionnante avec ses canaux, fontaines et constructions encore en bon état.

Les recherches archéologiques sont encore en cours, sous l’égide de la France (qui a “converti” la dette du Pérou en droit de fouille), et on devrait, dans les années qui viennent, découvrir encore pas mal de chose dans le secteur.

Aller[modifier]

Quatre jours de marche au milieu des Andes pour atteindre l’une des plus grandes citadelles incas encore existante, isolée entre crêtes effilées et fôret épaisse… topo détaillé pour les voyageurs à l’âme aventureuse !

La randonnée se fait facilement en quatre jours, en allant et revenant par le même itinéraire. En très bref : un jour de descente, un jour de montée, un jour de descente et… un jour de montée ! au total 64 km aller-retour, environ 20 h de marche pour plus de 3 000 m de dénivelé positive.

Le chemin en lui-même ne présente aucune difficulté : il est large (adapté aux mules et chevaux, fréquents) et dans l’ensemble régulier. Depuis l’aménagement du parcours, en 2006, l’engagement que représente la randonnée a de plus diminué, avec plusieurs lieux de camping équipés (toilettes et douches froides) où l’on peut si besoin s’abriter. La marche ne comporte donc pas vraiment de risques, si ce n’est qu’elle est quand même longue et un peu exigeante au niveau physique (le deuxième jour, en particulier, durant lequel la montée est longue et rude). Pour ceux un peu moins habitués à la rando, il est cependant tout à fait possible de répartir la distance sur 5 jours par exemple.

L’itinéraire classique est décris ici au départ de Cachora. Il est aussi possible de rejoindre Choquequirao depuis le Machu Picchu en environ 7 jours.

La vallée, au petit matin, depuis Choquequirao

  • Matériel

Tente, sac de couchage (même s'il ne fait en général pas trop froid. On est plus bas que Cusco, par exemple), bonnes chaussures de marche, bâtons pour ceux qui aiment, un t-shirt de rechange (on transpire !), de l’anti-moustique (pour le premier soir en particulier, au bord du rio), une “popote” en fonction des menus (il y a des endroits pour faire du feu, mais un réchaud à gaz est plus “confort”), et de nourriture pour les 4 jours. Quelques courses peuvent être faites à Cachora, le village d’où on part (en saison, on peut s’y faire préparer des repas, parait-il), mais mieux vaut prévoir le gros à Cusco (ou Abancay). Ne pas oublier les “vivres de course”, salvatrices au milieu des montées !

On peut partir avec environ 2L d’eau par personne, sachant qu’il n’est pas difficile de trouver des points d’eau pour remplir en route (prévoir le cas échéant des AquaTab ou MicroPur) .

Sur la route, il y a quelques hameaux où l’on peut acheter des boissons. Mais l’approvisionnement est aléatoire. À garder en cas d’urgence plutôt.

Et ne pas oublier la crème solaire : ça tape !

  • Premier jour

Partir depuis Cusco (ou Abancay), tôt ! Il y a des bus à h 30, h et h au moins (prendre les billets la veille). Il faut compter h 30 depuis Cusco (ça coûte de 10 à 15 soles) d’un (beau) bout de panaméricaine pour se faire déposer à l’intersection qui mène au village de Cachora. De là, prendre un taxi (ou un collectivo, mais il n’y en a pas beaucoup, et ils passent de manière aléatoire) pour le centre du village (attendez-vous à 6 à 10 soles). Environ 40 min de descente jusqu’à la ville (à 2 900 m), ce qui nous met à pied d’œuvre vers 12 h. Le temps de manger un morceau, et on peut attaquer la marche vers 12 h 30.

Le sentier, chose rare, est bordé de bornes kilométriques, ce qui permet de bien suivre sa progression. Ainsi, le premier jour, 21 km sont au programme, qui se font en h 30 - h sans trop de problème (beaucoup de descente).

Partez par le bas du village jusqu’à un premier pont (km 2,5) qui permet de rejoindre le flan gauche, par lequel on sort de la vallée.

Après environ h 20 de marche (km 11,5), on arrive au point le plus haut de la première journée. S’ensuit une première série de 17 virages en descente. Passage, au km 15,5 à un beau point de vue depuis lequel on aperçoit une bonne partie de l’itinéraire du lendemain, puis deuxième partie de la descente, jusqu’au pont sur le rio Apurimac (km 21,2 ; altitude 1 530 m).

Au km 19, passage au lieu-dit Chiquiscca où l’on peut camper dans de l’herbe, ce qui peut être intéressant car au pont, il n’y a pas vraiment de lieu pour planter la tente (on peut la poser à l’abri sur un sol dallé ou la mettre au milieu d’un champ de cailloux…). Entre Chiquiscca et le pont, compter 30 min.

  • Deuxième jour

Il faut compter entre 5 et h de montée, selon votre forme. Mieux faut partir assez tôt (h 30 - h) pour profiter de la fraîcheur matinale.

La première partie de la montée, jusqu’à Santa Rosa (km 24,3) prend environ h 30 (on compte 41 virages). On peut y acheter des boissons.

Ensuite, deuxième partie de la montée (h, 50 virages) . On passe successivement par Santa Rosa Alta (km 25), Uchuhuerta (km 26,2) et finalement Marampata (km 28), fin de la montée. On peut là-aussi acheter des boissons ainsi que, éventuellement, camper.

Le site, qu’on aperçoit en haut de la montée, est encore à h de marche, une dernière partie qui joue un peu les montagnes russes, surtout à la fin (après Sunchupata, km 29,5).

L’arrivée au lieu de campement de Choquequirao (à 3 085 m) est juste avant le km 32. Une fois sur place, on vous demandera de payer un droit d’entrée sur le site, de 36 soles () pour les adultes et 18 pour les étudiants (avoir la carte ISIC !). Arrivée vers 13 h sur le site. On peut prendre l’après-midi soit pour récupérer , soit pour commencer à aller voir les ruines, qui sont réparties en étoiles autour du camping (compter 30 min pour rejoindre la Plaza principal par exemple).

  • Troisième jour

On peut passer tranquillement la matinée à se balader dans le site (ne pas louper, entre autres, le Sector Llamas avec ces silhouettes de lama incrustées dans des terasses très raides - h A/R depuis la Plaza principal). Il faut compter, en marchant bien, h 30 - h de redescente jusqu’au pont, donc on peut partir tranquillement en début d’après-midi du site.

  • Quatrième jour

Le retour jusqu’à Cachora est assez long (h dont h 30 bien tassées de montée), et le dernier bus pour Cusco passe vers deux heures sur la panaméricaine. Il faut donc partir tôt le matin (vers h) pour ne pas le louper (ne pas oublier les 40 min de Cachora à la panaméricaine…).

Circuler[modifier]

Voir[modifier]

Faire[modifier]

Acheter[modifier]

Manger[modifier]

Boire un verre / Sortir[modifier]

Lors de votre arrivée au différents points de ravitaillements du trek, il est vivement conseillé de se commander une jarre de 'Chicha'. Cette boisson alcoolisée preparée à base de canne à sucre et de maïs fera le bonheur des marcheurs épuisés et ce, en plus d'être bon marché (6 fois moins chères que la bouteille d'eau).

Avec un peu de chance vous pourrez deguster une chicha macérée depuis 3 jours et légèrement pétillante. Peu d'amertume pour ce que l'on qualifie de biére local.

Une 'jarra' vous sera servie pour 2 sols (environ 1litre) avec un seul verre en inox généralement, que vous partagerez avec vos amis, muletiers, guides.

On raconte que c'est aussi un moyen de se prémunir des piqures de moustiques, à l'oeuvre dès 16h. Le soleil se couchant peu aprés il est conseillée de la boire en tant que désaltérant aprés la premiére journée (descente) ou au soir du 3ème jour, pour fêter la visite du Choquequirao. C'est une excellente opportunité de partage avec les guides, et autres habitants.

Se loger[modifier]

Communiquer[modifier]

Aux environs[modifier]

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