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Maladie du sommeil

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Maladie du sommeil
Une mouche tsé-tsé sur la peau d'un animal domestique
Une mouche tsé-tsé sur la peau d'un animal domestique
Information
Région(s)
Cause
Vecteur
Contagiosité
CIM-10 B56
CIM-9 086.5
Prophylaxie :
* vaccin Pas fait non
* médication Pas fait non
Thérapie : Fait oui
Localisation
Régions à risque en 2015      Élevé      Moyen      Faible      Nul
Régions à risque en 2015
  •      Élevé
  •      Moyen
  •      Faible
  •      Nul
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    La trypanosomiase africaine, plus couramment appelée maladie du sommeil, est une parasitose, essentiellement propre à certaines régions de l'Afrique subsaharienne, transmise par la piqure d'une mouche hématophage (qui se nourrit de sang) femelle : la glossine (Glossina) plus connue sous le nom de « mouche tsé-tsé ». Tsé-tsé provient du mot tsetse qui signifie « mouche qui tue le bétail » en tswana, une langue parlée au Botswana et dans la province du Nord-Ouest en Afrique du Sud.

    Comprendre[modifier]

    Le parasite coupable est un protozoaire flagellé dixène (c'est-à-dire nécessitant un hôte intermédiaire et un hôte définitif durant son cycle de vie) appelé trypanosome (Trypanosoma brucei). Ici, l'hôte définitif est l'être humain. Sa taille est de 20 µm de long sur 2 à 3 µm de large et il est entièrement mobile grâce à son flagelle. Deux sous-espèces sont responsables de tous les cas pathogènes chez l'homme : Trypanosoma brucei gambiense, responsable de 98 % des cas, qui sévit en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale et induit une affection chronique tandis que Trypanosoma brucei rhodesiense, responsable de 2 % des cas, sévit en Afrique de l'Est et en Afrique australe et induit une affection aiguë. Seul l'Ouganda est touché par les deux sous-espèces de trypanosomes.

    Un des problèmes majeurs pour pouvoir traiter rapidement cette maladie est que la phase d'incubation peut aller de quelques semaines à quelques mois, voire quelques années pour T. brucei gambiense, et que dès le début de la phase d'invasion, le protozoaire envahit le système nerveux central de son hôte.

    Localisation[modifier]

    Autrefois largement répandue dans toute l'Afrique subtropicale et, dans une moindre mesure, en Afrique du Nord, la maladie fut fortement combattue à partir du début des années 2000. Des foyers importants restent cependant localisés en République du Congo, en République démocratique du Congo, en Ouganda et au Soudan du Sud ainsi qu'une certaine recrudescence dans le sud de la Somalie. Si certains pays n'ont plus enregistrés de nouveaux cas depuis 2005, la possibilité de voir réapparaître cette infection est grande à cause des flux de populations fuyant les zones de famine ou de guerre et, le plus souvent, accompagnées d'un maigre bétail. Ainsi, le Kenya qui avait réussi a éradiquer la maladie, grâce entre autre à la technique de l'élevage de mâles stériles dans ses parcs et réserves naturelles, la voit de nouveau apparaître à ses frontières avec le Soudan du Sud et de la Somalie et, plus particulièrement, aux alentours des camps de réfugiés de Dadaab (Kenya oriental) et de Kakuma (Vallée du grand rift Nord). Il en va de-même pour l’Éthiopie avec les nombreux camps installés au Nord de la ville de Dolo (Somali) dans la vallée de la Juba.

    Protection contre le vecteur[modifier]

    Éviter la maladie du sommeil, c'est d'abord éviter les piqures de la mouche tsé-tsé lorsque vous vous rendez en région rurale, dans une réserve naturelle ou dans un lieu à végétation épaisse en prenant quelques précautions :

    • porter des vêtements couvrant les jambes et les bras à tissus assez épais, le rostre de l'insecte est suffisamment robuste pour traverser les tissus légers, de couleurs pâles et se confondant, si possible, à l'environnement. Porter des chaussures fermées ou des bottes. Porter un chapeau ;
    • ne pas trop s'approcher des troupeaux de bovidés (domestiques ou sauvages) surtout en Afrique de l'Est où ils constituent le réservoir principal de l'insecte ;
    • en quittant un véhicule, fermer portes et fenêtres ou, s'il s'agit d'un véhicule ouvert, l'inspecter avant de reprendre place à bord ; la mouche tsé-tsé est attirée par les déplacements de poussière.
    Un piège à taons.

    Pièges[modifier]

    Il existe deux façons assez simples de piéger la mouche tsé-tsé :

    • acheter dans un magasin spécialisé en matériel d'équitation un piège à taons (environ 200 ) et l'installer pendu à une branche. Il s'agit d'une boule de couleur foncée surmontée d'une moustiquaire en forme de cône renversé, la glossine prenant son envol vers le haut se trouve alors piégée par la moustiquaire ;
    • moins onéreux, prendre un morceau de tissus synthétique (pour que le produit imprégné ne parte pas trop vite au lavage) de couleur bleue vive (bleu électrique) ou sombre (bleu roi), l'imprégner d'acétone pour encore en augmenter l'attractivité et, surtout, l'imprégner d'un pyréthrinoïde qui créera sur la glossine une action de choc (Knock Down) la tuant ou, au pire, la neutralisant directement.

    Reconnaître l'agresseur[modifier]

    La mouche tsé-tsé a la taille d'une abeille, est de couleur brun-gris et est active pendant la journée. Elle ne possède d'une seule paire d'ailes servant à la locomotion. La piqûre est ressentie comme une aiguille chaude enfoncée dans la chair.

    Protection contre le parasite[modifier]

    Il n'existe actuellement ni vaccin ni médicament prophylactique permettant de se protéger du trypanosome.

    Diagnostic[modifier]

    Symptômes[modifier]

    Signes cliniques[modifier]

    Thérapie[modifier]

    Conséquences possibles[modifier]

    Remarques[modifier]

    • Le parasite peut se transmet de la mère au fœtus en traversant la barrière placentaire avec un risque de mort périnatale.
    • Avoir des rapports sexuels non protégés avec une personne atteinte pourraient aussi transmettre le parasite. Cependant, les quelques cas avérés et reconnus, bien que ayant été documentés, n'ont jamais été suivis d'une étude approfondie.

    Informations complémentaires[modifier]

    • Thèmes de santé, Trypanosomiase africaine Logo indiquant un lien vers le site web  – La page consacrée à la maladie du sommeil sur le site de l'OMS.

    Voir aussi[modifier]

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