| Maroua | |
| Informations | |
| Région | Extrême-Nord (Cameroun) |
|---|---|
| Altitude | 385 m |
| Code postal | |
| Préfixe téléphonique | 00237 |
| Fuseau horaire | UTC+01:00 |
| [ Site officiel] | |
Maroua, est le chef-lieu de la région de l'Extrême-Nord Cameroun. Elle est la capitale touristique de la région. constituée de plus de 40 ethnies, l'Extrême Nord est le septentrion en miniature. Maroua n'est pas seulement son centre, elle est un amas d'éléments attractifs. C'est une ville qui s'ouvre à la modernisation tout en conservant son originalité culturelle. Son histoire, ses paysages, son tissu social sont autant de facteurs qui la rendent attrayante.
Comprendre
[modifier]Histoire
[modifier]Les récits passés font état de ce qu’avant le 15e siècle, il existait déjà à Maroua un ensemble de groupes ethniques dont il est malaisé d’établir une réelle filiation, succession et chronologie. C’est au 15e siècle que les Saw en provenance du bord du Chari s’installent aux nord et au nord-est de la localité. Ils sont constitués des Kanagi de logone-birni, des Hidigie, des Zeleng, des Mavo ou Mowo. Les Mavo qui viennent de Doulo détienent le pouvoir avant de devenir les grands ritualistes des rois Mya. Chassés de Doulo, ils descendent alors en pays Zumaya et à l'actuel Maroua. Les Mavo aujourd’hui sont un clan des Giziga Bi-marva connu sous l’appellation actuelle de Gorey. il y’a plus de 334 ans aujourd’hui, c’est-à-dire depuis environ 1800, l’actuelle ville de Maroua était sous la domination mofou. Ces derniers viennent du soudan, il est difficile de définir la période exacte de leur arrivée.
Les Giziga après plusieurs batailles se sont emparés du pouvoir et ils ont régné pendant environs 15 ans. Sous le règne giziga, l’on identifie cinq cantons parmi lesquels le canton Bi-Marva, où se trouve la roche de prière du peuple giziga. C’est d’ailleurs cette roche qui conduit à l’appellation de Maroua. Marva est le nom de cette roche et tout le secteur porte aussi ce même nom. Dans l’alphabet allemand le V étant W, Marva se transforma donc à Marwa, ce qui donna plus tard l’appellation de « Maroua » par les colons français.Les Giziga ont unifié sous leur commandement des groupes hétérogènes arrivant en ordre dispersé sur les piémonts de cet archipel de massifs-iles au nord de Maroua. A Marva même, dans sa partie occidentale, les quartiers de Zokok et de Zouloum sont peuplés de Megesele, qui nomme le chef, de Mogodinger et de Digidim, qui nomme aussi de grands notables. Dans la partie orientale de la ville, les quartiers Bongor, Kakataré, et Hidiguir (foulbéisé en Dirguirwo). Le quartier de résidence du dernier chef est bongor. Les Giziga se distinguent par leurs constructions entièrement végétales. Le saaré du chef est marqué par un gala, donc la clôture est en sékko, renforcé par ce que Seignobos Christian nomme une haie de commiphora africana. Les champs se situent au nord du Mayo Ziling et Kaliao, traversant Domayo jusqu’à Djarengol. La toponymie le rappelle encore avec le nom Domayo qui veut dire de l'autre coté du Mayo.
Au XVIIIe siècle de nombreux fulbés (fulbé baamle, riimay’be) qui vivent déjà sous le sol des Marva s’allient avec une partie de la population Bi-Marva pour renverser le chef de Marva. Pendant près de deux ans c’est-à-dire de 1792 à 1794 de nombreuses batailles ont été entreprises et vers la fin de 1794, les fulbés arrivent à leur fin et mettent hors d’état de nuire le chef de Marva. Le chef des troupes foulbés Mal Biiri s’empare du trône de Marva et il régne pendant environ 16 ans. Après cette prise de pouvoir, de nombreuses conquêtes vont s’ensuivre. Les nouveaux dirigeants veulent faire de Marva un vaste champ d’expression coranique. C’est ainsi que certains Peuls jugés peu compétents dans le coran sont évincés au mérite des lettrés coraniques.Mal Biiri et ses alliés désignent Modibo Muhaman Damagaram comme imam. Il implante la mosquée sur le lieu lawru (autre lieu de sacrifice) des Bi-Marva. Ce choix porté sur Modibo Muhaman n’arrange pas certains religieux installés à Marva avant lui. Ils quittent la ville pour Binder. Ce premier imam prend peu à peu en main la partie orientale de la ville. Les descendants du roi Mal Biiri étant Kaygamma récompensent l’iman en nommant son fils Sali premier lamido de la ville. Ils nomment plusieurs autres lamido dans la ville qui dirigent les quartiers tampon des deux cantons (Bi-dourgoy et Bi-kakaté). Chaque canton avait à sa tête un roi qui assurait la protection de son peuple. Avec le temps, plusieurs autres quartiers sont tracés permettant aux Fulbés d’assurer le contrôle total de la ville. Il existe par exemple la création du quartier Domayo Galdima.
La période coloniale a eu un impact beaucoup plus politique. En effet, que ce soit pendant la période allemande ou française, l’implication a d’abord été politique. Alors que les populations jouissent du pouvoir bicéphale partagé entre le lamido et le Kaygamma, la venue des colons facilite la destruction de ce régime bicéphale au mérite du régime dictatorial. Le pouvoir est dès lors centré entre les mains du lamido qui, vu le soutien des colons, se délecte de son autorité inconditionnelle sur les populations. Ce soutien permet à celui ci de mettre hors d’état de nuire tous ses détracteurs. De cette même manière, il rend possible l’impérialisme colonial. Pendant cette période, la ville est réédifiée. De nouveaux quartiers voient le jour, de nouvelles routes sont tracées et de nouveaux bâtiments font leur apparition. En clair, la ville de Maroua connait une reforme architecturale. Le marché artisanal et central sont mis sur pied, les églises notamment catholiques sont créées. Cette action d’urbanisation entraine le déplacement de plusieurs familles. De plus en plus, la ville évolue en nombre d’habitants et de nouvelles ethnies se joignent aux Peules, Bornouans, Giziga, Wandala.... Ces nouveaux venus furent des Sara de Goré, des Moundang, des Massa tuku, des Bornouans kaama et plus densément encore les Mofou.
Climat
[modifier]La ville de Maroua est située dans la plaine du Diamaré. Elle prend appui à l'Ouest sur les monts-Mandara (1700 m) et descend en pente douce (3%) à l'Est vers la cuvette du Tchad. Le relief de la ville est très peu variable avec moins de 20m de différence d'altitude entre les points les plus extrêmes de la zone urbanisée. Elle se situe entre 10°29’ à 10°41’ de latitude nord et 14°15’ à 14°27’ de longitude Est s’étendant sur 127 km dans le sens de la pente de direction Ouest-Est. Cette localité de Maroua a un climat soudano-sahélien de plaine caractérisé par une longue saison sèche (octobre à mai) et de faibles précipitations annuelles ; en moyenne 800 mm/an précipités irrégulière entre Juin et Septembre avec des pics (entre 200 et 260 mm/mois) en juillet et août pour 28,3°C de température moyenne (SAEC, 2016). La période la plus chaude Mars - Juin, avec des températures supérieures à 35°C. En effet, entre le plus sec et le plus humide des mois, l'amplitude des précipitations est de 245 mm. La température moyenne au court de l'année varie de 6,9 °C au mois d’avril et 25,7 °C au mois d’août ce qui fait du mois d’avril le plus chaud de l'année et août le plus froid de l'année.
Ces coordonnés climatiques permettent de mieux comprendre les pratiques agricoles dans cette localité. Ainsi, l’agriculture à Maroua se pratique dans les zones périphériques comme Salak, Kongola, Makabaye, Meskine... La période allant de janvier à avril est dite période morte pour une bonne partie de la population. Celles ayant les moyens financiers se lancent dans l'agriculture maraichères comme l’oignon. C’est pendant cette période que les habitants de Maroua font pour la plupart le commerce. A Partir du mois de mai les populations préparent le champ pour la culture du mil rouge et des légumes (aliments favoris des populations). La culture du karal (mil de contre saison) se fait dans les zones marécageuses, après la récolte du mil rouge . La saison sèche est une saison de famine (vu l’écoulement des réserves et aussi la hausse du prix du karal) et d’oisiveté pour ceux qui n’ont pas les moyens de faire le commerce.
Aller
[modifier]Circuler
[modifier]Le moyen le plus simple de se déplacer dans Maroua est le moto-taxi appelé localement benskin (expression anglophone locale pour : « peaux qui tremblent »). Il n'est pas autorisé de partager son moto-taxi. La course en ville varie entre 100 et 300 F CFAc (plus si la distance est importante). Un « dépôt » (moto-taxi non partagé) varie en fonction de la durée et débute à 500 F CFAc et va jusqu'à 2 000 F CFAc. Les tarifs sont à discuter avant de monter sur le véhicule. La ville dispose de milliers de moto-taxi, c'est un moyen de transport très économique. Il n'en est pas moins dangereux, en effet de nombreux accidents impliquant ce moyen de transport.
Louer une voiture à l'aéroport ou en ville peut aussi être un moyen plaisant pour se déplacer à Maroua. Le prix varie en fonction de la distance.
Voir
[modifier]A Maroua
[modifier]- Le palais du lamidats de Maroua
(Ville de Maroua) – Un lamidat est une chefferie traditionnelle musulmane du nord Cameroun (actuelles régions de l’Extrême-Nord, du Nord et de l’Adamaoua). La création des lamidats est liée aux migrations des Peuls dans ces régions à la fin du xviie siècle. (
Diamare
[modifier]Musée d art local de Maroua
Maroua,
+237 670452624
Lundi à Samedi : 9h-17h. – Le musée d'art local de Maroua, créé pendant la période coloniale en 1955, est un musée public. (
Aux alentours
[modifier]- Le Parc De Waza
(Situé à 120 km de Garoua) – la réserve de biosphère s’étend sur quelques 170,000 hectares. Très riches, il regorge de plusieurs espèces animales. Parmi les plus connus, on citera les lions, les éléphants, les hippopotames, les girafes et buffles, les signes, les cobras, et autres reptiles, la panthère, les aigles et une infinie colonie d’oiseaux et de papillons. Il se pratique aisément ici sur des pistes aménagées, le safari et les randonnées. ( - Le col de Koza
(situé dans l’arrondissement de Koza sur la route de Mokolo. C’est une falaise spectaculaire qui s’étend sur une distance de de 12 km,) – très beau par son relief bien accidenté dont les cases traditionnelles des montagnards se confondent aux terrasses des cultures et rochers. À mi-parcours de la falaise précisément à Dliglya, on découvre un centre touristique aménagé abritant un centre artisanal, un musée et un centre d’accueil. ( - Pic de Rhumsiki (est situé dans l’arrondissement de Mogodé à 50 km de Mokolo) – ce pic est dans la région des Kapsiki, où ils ont m’aspect de champignons sur un plateau. Ces monts sont comme sortis de terre sous l’effet d’une poussée des forces tectoniques. Les flancs sont très abrupts et ne permettent pas d’escalade. L’histoire et la culture des peuples riverains sont liées à (
- Parc National De Mokozo Goroko (est situé dans l’arrondissement de Koza sur la route de Mora-Mokolo dans la localité de Mayo Moskota) – Une belle petite colonie d’animaux accompagne ce magnifique décor dans cet espace sahélien. Le marché de Tourou, très riche en couleur et en animation. (
- Lac De Boukoula
(Situé dans l’arrondissement de Boukoula,) – lac a une eau pérenne dans lequel on trouve poissons, crabes et crocodiles. ( - Le Parc De Kalamaloué (Situé à 15 km de Kousseri,) – s’étendant sur plus de 45,000 hectares le parc est un autre sanctuaire pour animaux sauvages. Moins célèbre que Waza, il n’en demeure pas moins que celui-ci soit assez bien pourvu en espèces animales. Pour les autres sites de cette localité, il faut citer les iles de Koffia que le lac Tchad. Il est riche en cultures, car c’est un point de rencontre des pays dans la localité. (
- chefferie de Oudjila (situé à 12 km de la ville dans l’arrondissement de de Mora) – est très riche en couleurs et caractérisées par sa culture du peuple des montagnes. Ces derniers pratiquent une agriculture en terrasse. Le palais du sultan de Mora regorge des objets ancien et précieux, dont des récipients du 18e siècle, des armes à feu, héritage colonial allemand. (
- Les dents de Mindif (pic de Mindif) (25 km de la ville de Maroua) – C’est un rocher en forme de dent, et fait l’objet d’un bel attrait touristique, bien sûr comme tous les autres sites touristiques à Maroua Le rocher de Missinguel dans l’arrondissement de Moutouroua revêt aussi un intérêt touristique certain. L'ascension de la dent de Mindif est un des plus grands défis en Afrique centrale et occidentale (
- Le lac artificiel de Maga (Dans l'arrondissement de manga) – lac artificiel de Maga dans le même arrondissement a une superficie de 20,000 hectares et une digue longue de 20km, très riche en poissons. Parmi les autres animaux, il y a des oiseaux, des hippopotames. En dehors de la retenue d’eau, ce site a une structure d’accueil (
- Le lac de Guéré (dans l’arrondissement de Guéré à 58 km de Yagoua) – est un lac naturel s’étendant jusqu’au Tchad où il prend le nom de Fianga. Riche en hippopotames, il forme le bec de canard du Cameroun. (
- Le lac de Doukoula
– un intérêt touristique grandissant en raison de sa beauté naturelle. ( - Chari
– Le Chari est un fleuve d'Afrique centrale qui coule en République centrafricaine, au Tchad et au Cameroun. Le Chari prend sa source en République centrafricaine, anciennement Oubangui-Chari. Il naît de la confluence de deux rivières assez bien alimentées en toutes saisons, le Bamingui venu du sud-est et cours supérieur du Chari, qui reçoit les eaux du Gribingui venu du sud. Le Bamingui forme alors pendant une cinquantaine de kilomètres la frontière entre la Centrafricaine et le Tchad. Dans ce secteur, il reçoit en rive droite le Bangoran, lui aussi cours d'eau centrafricain. Dès ce moment, il porte le nom de « Chari ». ( - Mont Oupay (Le mont Oupay est situé à 16 km au nord de Mokolo, dans l'est de Koza.) – le mont Oupay, ou dza Oupay, est une montagne du Cameroun, dans la région de l'Extrême-Nord. C'est le point culminant des monts Mandara, avec 1 494 mètres d'altitude. (
- Mont Fouy
– Le mont Fouy est un sommet situé au centre du Cameroun, le long de la nouvelle route entre Yaoundé, la capitale politique, et Ngaoundéré, le chef-lieu de la région de l'Adamaoua. Le mont Fouy est le plus élevé d'une trentaine d'inselbergs situés au centre du Cameroun, le long de la route Yaoundé - Ntui - Yoko - Tibati. Il se trouve après le village de Fouy, sur la gauche de la route, en direction du nord, vers Yoko (
Mokolo
[modifier]Musée royal du lamidat de Mokolo
– , aussi connu sous l'appellation musée royal du lamidat de 1er degré de Mokolo, créé en 2014 par le lamido de Mokolo Sa Majesté Elh Yakouba Mohamadou Mourtalla, est un musée ethnographique. (
Faire
[modifier]Acheter
[modifier]- Produits artisanaux (les poteries, les vanneries, les maroquineries, les objets en perle).
- Le gros et le petit betail ( Boeufs, Mouton, chèvre).
- Les tissus encore appelé pagne
Manger
[modifier]- Safari
- Relais Porte Mayo
Boire un verre / Sortir
[modifier]- Le Dream's (Dream's) Domayo – Snack, Bar
Se loger
[modifier]- Relais Porte Mayo
- Mizao
- Le Sare
- Hotel FETY
- Hotel du Sahel
- Savano
Aux environs
[modifier]
