| Moyen Atlas ((ar)الأطلس المتوسط (ber)ⴰⵟⵍⴰⵙ ⴰⵏⴰⵎⵎⴰⵙ) | |
| Information | |
| Pays | |
|---|---|
| Plus grande ville | Fès |
| Altitude maxi. | m (djebel Bou Naceur) |
| Superficie | |
| Population | |
| Densité | hab./km2 |
| Religion(s) | |
| Électricité | V / Hz / |
| Préfixe téléphonique | |
| Suffixe Internet | |
| Fuseau | |
| Localisation | |
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Comprendre
[modifier]Le Moyen Atlas (الأطلس المتوسط en arabe) est un massif montagneux allongé sur quelque 350 km, du sud-ouest au nord-est du Maroc, situé entre le Rif et le Haut Atlas, et couvrant une superficie totale de 2,3 millions d'hectares, soit 18 % du domaine montagneux de ce pays.
Il comprend principalement les provinces de Khénifra, Ifrane, Boulmane, Sefrou, El Hajeb et Midelt, ainsi qu'une partie des provinces de Taza et de Beni Mellal — que l'on désigne sous le nom de « porte du Moyen Atlas ».
Cette chaîne appartient au massif de l'Atlas, et plus précisément, à l'un des trois éléments de l'Atlas marocaine — les deux autres étant le Haut Atlas et l'Anti-Atlas.
Le Moyen Atlas constitue un territoire au charme insolite, sa richesse en biodiversité faunique et floristique en faisant une zone à vocation touristique.
Le pastoralisme reste cependant la première ressource économique.
Géographie
[modifier]Au cœur de ces montagnes, le plus long fleuve du Maroc, l’Oum er-Rbia ou Oum Errabiaa, prend sa source à 40 km de Khénifra, pour se jeter 600 km plus loin dans l’Atlantique à Azemmour (Doukkala). À l’ouest, le Moyen Atlas rejoint les premiers contreforts du Haut Atlas. Le Moyen Atlas abrite aussi quelques petites villes de moyenne altitude, au cachet typiquement berbère. Ainsi Ifrane, surnommé la « Suisse du Maroc » pour son style urbanistique à l'européenne (chalets en pierre et toits de tuiles rouges) et son parc national (riche par ses Zygènes uniques), Azrou, ancienne station de repos bâtie sur les pentes d’une cédraie, et Imouzzer Kandar, Zaouia d'Ifrane (village à 15 km d'Azrou), El Hajeb, Elksiba, Béni Mellall avec son célèbre lac de Bin El Ouidane formé par Oum Errabiaa et son affluent Oued El Abid.
Ces villes et leurs régions offrent de magnifiques paysages fort appréciés par les randonneurs amoureux de la montagne et de magnifiques lacs, répartis entre la province d'Ifrane et de Khénifra, logés dans la causse de formation karstiques : tels Aguelmame Aziza, Aguelmame Sidi Ali, Tiglmamine, Daït Aoua, Afennourir, Daït Afourgah, Dait Iffer, [Aguelmame Ouiouane à proximité des sources d'Oum Errabiaa, Aguelmame Tifounassine situé à 40 km d'Azrou sur la route de Midelt, Aguelmame Abakhane situé sur la route N° 33 entre Khénifra et Midelt par le village Tighassaline.
Biens UNESCO
ou proposés pour un classement
[modifier]| Site | Type Critère | Illustration | |||||||||||||||||||||||
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| 1 Médina de Fès. |
Culturel (ii) (v) |
Fiche UNESCO | |||||||||||||||||||||||
"La médina de Fès conserve, dans un parcellaire ancien à forte densité monumentale, le souvenir de la capitale fondée par la dynastie idriside entre 789 et 808 de notre ère. La ville primitive comportait deux grands quartiers fortifiés et séparés par l'oued Fès : la rive des Andalous et celle des Kaïrouanais. Au XIe siècle, les Almoravides réunirent la ville à l'intérieur d'un seul rempart et, sous la dynastie des Almohades XI-XIIIe siècle la ville primitive (Fès El-Bali) prenait déjà ses dimensions actuelles. Sous les Mérinides (XIIIe- XVe siècle), une ville nouvelle (Fès Jedid) fut fondée (en 1276) à l'Ouest de l'ancienne (Fès El-Bali). Elle abrite le palais royal, le siège de l'armée, des fortifications et des quartiers résidentiels. Dès cette époque, les deux entités de la médina de Fès évoluent en symbiose constituant l'une des grandes métropoles islamiques incarnant une grande variété de formes architecturales et de paysages urbains. Elles comportent un nombre considérable de monuments à caractère religieux, civil et militaire qui matérialisent une culture aux multiples influences. Cette architecture est caractérisée par des techniques de construction et de décoration développées sur une période de plus de dix siècles, et où se sont mêlés les connaissances et savoirs-faire locaux et des inspirations extérieures diverses (andalouses, orientales, et africaines). La médina de Fès est considérée comme l'une des villes historiques les plus vastes et les mieux conservées du monde arabo-musulman. L'espace urbain non carrossable y conserve la majorité de ses fonctions et attributions d'origine. Elle ne représente pas seulement un patrimoine architectural, archéologique et urbain exceptionnel, mais elle véhicule aussi un mode de vie, des savoirs-faire et une culture qui persistent et se renouvellent malgré les divers effets des mutations des sociétés modernes." | |||||||||||||||||||||||||
| 2 Ville historique de Meknès. |
Culturel (iv) |
Fiche UNESCO | |||||||||||||||||||||||
La ville historique de Meknès a exercé une influence considérable sur le développement de l'architecture civile et militaire (la casbah) et des ouvrages d'art. Fondée en 1061 de notre ère par les Almoravides en tant qu'établissement militaire, elle tire son nom de la grande tribu berbère Meknassa, qui dominait le Maroc oriental jusqu'au Tafilalet au VIIIe siècle. Elle jouit d'une situation géographique remarquable dans la plaine du Saïss, entre le Moyen-Atlas et le massif pré-rifain du Zerhoun. Elle renferme les vestiges de la médina qui témoignent du tissu socio-économique ancien et de la ville impériale créée par le sultan Moulay Ismail (1672-1727). C'est la présence de nos jours de cette ville historique renfermant des vestiges rares et des monuments importants au milieu d'un espace urbain en pleine mutation, qui donne à ce patrimoine urbain sa valeur universelle. Les deux ensembles sont entourés par une série de remparts qui les dissocient l'un de l'autre. Outre son intérêt architectural de style hispano-mauresque, Meknès revêt une importance particulière du fait qu'il s'agit de la première grande œuvre de la dynastie alaouite, reflétant la grandeur de son concepteur. Elle offre également une approche remarquable du tracé urbain intégrant des éléments tant de l'architecture que de l'urbanisme islamiques et européens. A l'abri des hautes murailles défensives, percées de neuf portes monumentales, se trouvent des monuments clés, dont vingt-cinq mosquées, dix hammams, des palais, de vastes greniers à grain, des vestiges de fondouks (hôtels pour marchands) et des habitations privées, témoignages des périodes almoravide, mérinide et alaouite. | |||||||||||||||||||||||||
| 3 Site archéologique de Volubilis. |
Culturel (ii) (iii) (iv) (vi) |
Fiche UNESCO | |||||||||||||||||||||||
"Volubilis renferme les vestiges essentiellement romains d'un municipe fortifié bâti sur un site imposant au pied du Djebel Zerhoun. Sa superficie atteint 42 hectares. Elle est d'une importance exceptionnelle en ce qu'elle montre le développement urbain et la romanisation aux frontières de l'empire romain et l'illustration graphique de l'interface entre les cultures romaine et indigène. Du fait de son isolement et qu'elle n'ait pas été occupée pendant près de mille ans, elle présente un niveau important d'authenticité. C'est l'un des sites les plus riches de cette période en Afrique du Nord, non seulement pour ses vestiges mais aussi pour la grande richesse de ses données épigraphiques. Les vestiges archéologiques de ce site témoignent de plusieurs civilisations. Toutes les phases d'une occupation de dix siècles, de la préhistoire à la période islamique, sont représentées. Le site a livré une documentation artistique considérable qui inclut des mosaïques, des statues en marbre et en bronze et des centaines d'inscriptions. Ces documents et ceux qui restent à découvrir, représentent l'œuvre de l'esprit créateur des hommes qui ont occupé le site à travers les âges. Le périmètre du site est matérialisé par le rempart romain construit en 168-169 de notre ère. La physionomie du site révèle deux formes topographiques : une aire relativement plate et inclinée représentée par le quartier nord-est, le secteur monumental et une partie du secteur de l'arc de triomphe, où les Romains ont appliqué un urbanisme hypodamien orthogonal, et une aire accidentée représentée par les quartiers sud et ouest où ils ont suivi un schéma en terrasses. Les vestiges témoignent de diverses périodes à savoir la période maurétanienne où la ville faisait partie d'un royaume indépendant, la période romaine où elle était une métropole de la province romaine de la Maurétanie tingitane, une période surnommée « siècles obscures » avec à sa fin une phase chrétienne, et enfin une période islamique caractérisée par la mise en place de la dynastie des Idrissides." | |||||||||||||||||||||||||
| 4 El Gour. inscrit par le Maroc sur sa lite indicative depuis 1995 | Culturel (iii) |
Fiche UNESCO | |||||||||||||||||||||||
Légende des critères
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| Réserve | Année | Illustration | |
|---|---|---|---|
| 5 Réserve de biosphère des Cèdres de l'Atlas. |
2016 | ||
| "Cette réserve de biosphère, qui se situe au centre du massif de l’Atlas, abrite le majestueux cèdre de l’Atlas et concentre près de 75% de la population mondiale de cet arbre. Cette partie du massif de l’Atlas est riche en écosystèmes. Son point culminant, qui atteint 3 700 mètres, offre à la région des ressources en eau d’une importance vitale. La plantation de fruitiers, l’agriculture moderne, les activités touristiques, qui ont succédé à une tradition pastorale semi-nomade exclusive, exercent une forte pression sur les ressources en eau. La culture locale, riche, représente un bastion majeur de la culture berbère." La réserve englobe les parcs nationaux d'Ifrane, de Khénifra et partiellement celui du Haut Atlas Oriental et couvre près de 13 750 km² pour environ un million d'habitants. | |||
| Pratique | Année | Domaine | Illustration |
|---|---|---|---|
| 6 Le festival des cerises de Sefrou. | 2012 | * arts du spectacle* pratiques sociales, rituels et événements festifs* connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers* savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel | Fiche UNESCO |
| Pendant trois jours en juin, chaque année, la population locale de Sefrou célèbre la beauté naturelle et culturelle de la région, symbolisée par la cerise et la nouvelle Reine des Cerises choisie cette année-là à l’issue d’un concours qui attire des compétitrices de la région et du pays tout entier. Le point culminant de la fête est un défilé avec des troupes de fantasia, de musiques rurales et urbaines, de majorettes et de fanfares, et des chars représentant les producteurs locaux. Au centre se tient la Reine des Cerises qui offre des cerises aux spectateurs, parée de ses plus beaux costumes et entourée de ses dauphines. Toute la population contribue à la réussite du festival : les femmes artisanes fabriquent les boutons en soie pour les vêtements traditionnels, les arboriculteurs fournissent les cerises, les clubs sportifs locaux prennent part aux compétitions et les troupes de musique et de danse animent l’ensemble des festivités. Le festival des cerises offre une occasion à la ville entière de présenter ses activités et ses réalisations. La jeune génération est aussi intégrée dans les activités festives pour en assurer la viabilité. Le festival est une source de fierté et d’appartenance qui valorise l’amour-propre de la ville et de ses habitants, et constitue une contribution fondamentale à leur identité locale. | |||
| Gnaoua | 2019 | Fiche UNESCO | |
| Le terme gnaoua se rapporte à un ensemble de productions musicales, de performances, de pratiques confrériques et de rituels à vocation thérapeutique où le profane se mêle au sacré. Le gnaoua est avant tout une musique confrérique soufie généralement associée à des paroles à caractère religieux, qui invoque les ancêtres et les esprits. Pratiquée à l’origine par des groupes et des individus issus de l’esclavage et de la traite négrière remontant au moins au XVIe siècle, la culture gnaoua fait aujourd’hui partie des multiples facettes de l’identité culturelle marocaine. Les gnaoua, notamment ceux de la ville, pratiquent un rituel de possession thérapeutique sous forme d’une veillée de rythmes et de transe où se mêlent des pratiques africaines ancestrales, des influences arabo-musulmanes et des manifestations culturelles berbères autochtones. Les gnaoua de la campagne organisent des repas collectifs offerts aux saints maraboutiques. Certains gnaoua des villes utilisent un instrument de musique à cordes et des crotales, alors que ceux de la campagne ont plus particulièrement recours aux grands tambours et aux crotales. Dans les villes, les costumes sont colorés et brodés tandis que les costumes du monde rural sont blancs et accompagnés d’accessoires. Le nombre de groupes confrériques et de maîtres musiciens ne cesse de s’accroitre dans les villages et les grandes villes du Maroc. Les groupes gnaoua forment des associations et organisent des festivals locaux, régionaux, nationaux et internationaux toute l’année. Cela permet aux jeunes générations de découvrir les paroles et les instruments ainsi que les pratiques et rituels liés à la culture du gnaoua. | |||
| La tbouriba . |
2021 | connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers pratiques sociales, rituels et événements festifs savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel | Fiche UNESCO |
| La tbourida est une représentation équestre apparue au XVIe siècle. Elle simule une succession de parades militaires, reconstituées selon les conventions et rituels arabo-amazighs ancestraux. Chaque parade de tbourida est effectuée par une troupe constituée d’un nombre impair de cavaliers et de chevaux (de 15 à 25), alignés côte à côte et au milieu desquels se place le chef de la troupe. Souvent, avant l’événement, les cavaliers donnent à leur prestation une portée spirituelle, effectuant leurs ablutions puis priant collectivement. Ensemble, sous la direction du chef, cavaliers et chevaux exécutent une parade composée de deux parties principales. La première est la hadda, ou le salut de la troupe, qui entre au trot en piste et réalise un maniement d’armes acrobatique, puis se repositionne à son point de départ. La deuxième est la talqa, où les troupes repartent au galop et effectuent un tir au fusil, à blanc, avant de se retirer, simulant un départ collectif à la guerre. Les cavaliers portent des costumes et des accessoires d’époque incluant notamment un turban, des vêtements drapés, des babouches, un petit livret du Coran et une épée arabe ancienne. Les chevaux, eux, sont harnachés avec du matériel cousu et décoré de manière traditionnelle. Les cavaliers sont issus d’une même tribu ou d’une même région dont ils représentent les coutumes et les costumes. La transmission se fait de génération en génération au sein des familles, par la tradition orale et l’observation des pratiquants. | |||
| La calligraphie arabe : connaissances, compétences et pratiques . Note
Le Maroc partage cette pratique, notamment avec l'Algérie, la Jordanie, l'Egypte, la Bahrein, l'Irak, la Mauritanie, le Soudan, le Yemen ou la Tunisie. |
2021 | pratiques sociales, rituels et événements festifs savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel | Fiche UNESCO |
| La calligraphie arabe désigne la pratique artistique consistant à retranscrire l’écriture arabe manuscrite avec fluidité, afin d’exprimer harmonie, grâce et beauté. Cette pratique, qui peut être transmise tant par l’éducation formelle et informelle, utilise les vingt-huit lettres de l’alphabet arabe, rédigé en écriture cursive de droite à gauche. Conçue à l’origine pour rendre l’écriture claire et lisible, elle s’est progressivement transformée en un art arabe Islamique utilisé dans les œuvres traditionnelles et modernes. La fluidité de l’écriture arabe offre des possibilités infinies, même sur un seul mot, puisque les lettres peuvent être allongées et transformées de nombreuses façons afin de créer différents motifs. Les techniques traditionnelles utilisent des matériaux naturels, tels que des tiges de roseau et de bambou pour le calame, un outil d’écriture. L’encre est fabriquée à partir d’ingrédients naturels tels que le miel, la suie et le safran. Le papier est fabriqué à la main et enduit d’amidon, de blanc d’œuf et d’alun. La calligraphie moderne utilise fréquemment des marqueurs et des peintures synthétiques et de la peinture en bombe spray est utilisée pour les calligraffiti peints sur les murs, les panneaux et les bâtiments. Les artisans et les designers ont aussi recours à la calligraphie arabe pour réaliser des ornementations artistiques, par exemple sur le marbre, les sculptures sur bois, la broderie et la gravure sur métal. La calligraphie arabe est largement répandue dans les pays arabes et non Arabes et est pratiquée par des hommes et des femmes de tous les âges. Les compétences sont transmises de façon informelle ou via des écoles officielles ou des apprentissages. | |||
| Les arts, savoir-faire et pratiques associés à la gravure sur métaux (or, argent et cuivre) . |
2023 | savoir-faire liés à l'artisanat traditionnel | Fiche UNESCO |
| La gravure sur métaux (or, argent et cuivre) est une pratique séculaire consistant à façonner des mots, des symboles ou des motifs sur les surfaces d’objets décoratifs, utilitaires, religieux ou cérémoniels. L’artisan utilise différents outils pour graver manuellement des symboles, des noms, des versets du Coran, des prières et des figures géométriques dans l’objet. La gravure peut être concave (en creux) ou convexe (en relief) ou mêler différents types de métaux, comme l’or et l’argent. Leur signification et leur fonction sociale et symbolique peuvent varier selon les communautés concernées. Les objets gravés (bijoux ou objets d’intérieur) sont souvent offerts en cadeaux traditionnels de mariage ou utilisés dans des rituels religieux ou dans la pratique médicale alternative. Certains types de métaux sont ainsi connus pour leurs propriétés cicatrisantes. La gravure sur métaux se transmet au sein des familles, par l’observation et la pratique, et dans des ateliers organisés dans des centres de formation, des organisations et des universités, entre autres. Des publications, des événements culturels et les réseaux sociaux contribuent à la transmission des connaissances et savoir-faire associés. Pratiquées par la communauté, indépendamment de l’âge et du genre, la gravure sur métaux et l’utilisation des objets gravés expriment l’identité géographique, culturelle et religieuse et le statut socioéconomique des communautés concernées. | |||
| Le Malhoun, un art poético-musical populaire . |
2023 | traditions et expressions orales arts du spectacle | Fiche UNESCO |
| Le Malhoun est une forme d’expression poétique populaire au Maroc. Les vers sont chantés en arabe dialectal et parfois en hébreu. Ils sont accompagnés de musique jouée sur des instruments traditionnels, notamment le luth, le violon, le rebab et de petits tambours. Parmi les motifs populaires, on trouve l’amour, les joies de la vie, la beauté des gens, la nature, les prières et les supplications religieuses, le plaisir et la fête, la gastronomie, les voyages imaginaires, les événements politiques et les questions sociales. Les poèmes véhiculent également des messages moraux et encouragent un discours constructif. Alliant chant, théâtre, métaphore et symbolisme dans un langage accessible et une ambiance festive, le Malhoun réunit tous les Marocains, quelle que soit leur religion. Jadis, la pratique se transmettait de manière informelle, par un apprentissage auprès de chanteurs, de musiciens, de transcripteurs, de paroliers et d’artisans fabriquant les instruments et les costumes traditionnels. Aujourd’hui, elle est également transmise par le biais d’organisations et de conservatoires de musique, ainsi que par des publications contenant des textes traditionnels. Apprécié et interprété par des personnes de tous les sexes, le Malhoun a eu un impact considérable sur la culture et la mémoire collective marocaines pendant des siècles. Il est jouée dans de nombreux espaces, des rassemblements familiaux aux grandes salles de spectacle, en passant par les festivals de Malhoun. Art collectif, il favorise la cohésion sociale et la créativité tout en offrant un témoignage historique sur les questions sociales à travers les siècles. | |||
| . Note
Le Maroc partage cette pratique avec l'Algérie, la Jordanie, l'Egypte, la Bahrein, l'Irak, la Mauritanie, le Soudan, le Yemen et la Tunisie. |
2024 | pratiques sociales, rituels et événements festifs savoir-faire liés à l'artisanat traditionnel | Fiche UNESCO |
| Le henné est un arbre à feuilles caduques qui pousse dans les régions chaudes. Considérées comme sacrées par les communautés d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, ses feuilles sont récoltées deux fois par an, mises à sécher, puis broyées pour être transformées en pâte. Les ingrédients spécifiques et les techniques utilisées pour la préparation de cette pâte varient selon l’utilisation prévue et le pays. La pâte de henné est couramment utilisée par les femmes à des fins esthétiques, notamment pour teindre les cheveux et le bout des doigts ou pour décorer les mains et les pieds. Symbole de joie, il est utilisé dans la vie quotidienne et lors d’occasions festives telles que les naissances et les mariages. Les branches, les feuilles et la pâte de henné sont également utilisées dans l’artisanat et à des fins médicinales, notamment pour le traitement de certaines maladies de la peau. Son utilisation est souvent accompagnée de manifestations orales telles que des chants, des chansons, des proverbes et des poèmes, et est liée à des règles et des traditions sociétales vieilles de plusieurs siècles. Celles-ci comprennent le savoir-faire associé à la culture et à l’entretien de l’arbre à henné, ainsi qu’à la préparation et à l’application de la pâte. Les familles et les communautés transmettent les traditions par l’observation et la pratique. Aujourd’hui, les organisations, les centres de beauté, les universités et les médias contribuent également à leur transmission. Composante essentielle des événements traditionnels, les rituels de henné renforcent les liens sociaux et favorisent la communication. | |||
| Le Caftan marocain : art, traditions et savoir-faire . |
2025 | savoir-faire liés à l'artisanat traditionnel | Fiche UNESCO |
| Le caftan est une longue tunique , portée par des personnes de tous les âges et de tous les genres lors d’occasions spéciales et de célébrations. Il se décline en différents styles et tissus, et peut être porté avec ou sans ceinture décorative. Issu des cultures diverses, ce vêtement traditionnel est connu pour son ouverture centrale, ses boutons et ses riches décorations faites à la main, souvent composées de broderies, de perles et de paillettes. Le caftan est porté lors d’événements sociaux et religieux importants tels que les mariages, les baptêmes, les rituels de passage à l’âge adulte et les festivals.
La fabrication du caftan fait appel à des artisans qualifiés, notamment des tisserands, qui produisent les tissus (brocart, velours et soie), des tailleurs, qui façonnent les vêtements, ainsi que des artisans, qui créent les boutons, les galons et les broderies. Les connaissances et le savoir-faire associés sont transmis de manière informelle, à la fois au sein des familles et par le biais de l’apprentissage dans les ateliers, ainsi que par l’éducation formelle dans les centres de formation et les écoles de mode. Élément significatif de la vie des communautés et du patrimoine commun, le caftan est un marqueur de statut social et d’appartenance. C’est aussi une source de revenus pour les nombreuses personnes impliquées dans sa production et sa vente. | |||
Région
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[modifier]En avion
[modifier]- 1 Aéroport international Fès Saïss (IATA : FEZ) (à 14 kilomètres au sud du centre-ville.). C'est l'un des aéroports les plus fréquentés du Maroc. Son nouveau terminal, inauguré en 2017, accueille les vols internationaux.
Circuler
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[modifier]- AFC Middle Atlas Treks, Itzer, ☎ +212 66 76 55 68. 240 dh.

