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Cet article recense les pratiques inscrites au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO en Jordanie.

Comprendre[modifier]

Le pays compte trois pratiques reprises sur la « liste représentative du patrimoine culturel immatériel » de l'UNESCO.

Aucune pratique supplémentaire n'est reprise que se soit dans le « registre des meilleures pratiques de sauvegarde de la culture » ou sur la « liste de sauvegarde d'urgence ».

Listes[modifier]

Liste représentative[modifier]

Pratique Année Domaine Description Illustration
L’espace culturel des Bedu de 1 Petra et 2 Wadi Rum 2008 * Connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers
* Traditions et expressions orales
Les Bedu sont des communautés sédentaires et nomades vivant dans le sud de la Jordanie, en particulier près de Pétra et de Wadi Rum, région de montagnes semi-arides et de déserts. Ces conditions ont permis le développement et la coexistence des deux types de communautés unies par des liens de complémentarité. Plusieurs tribus de Bedu (les Bdul, les Ammarin et les Sa’idiyyin) utilisent encore les citernes de captage d’eau et les grottes des anciens Nabatéens qui se trouvent près de Petra. Les communautés Bedu qui vivent dans cette région perpétuent une culture pastorale traditionnelle et les savoir-faire associés. Ils ont préservé des connaissances spécifiques concernant la faune et la flore, la médecine traditionnelle, l’élevage des chameaux, la fabrication des tentes, la traque ou encore l’escalade. Les Bedu ont développé une connaissance approfondie de leur environnement ainsi qu’un code moral et social complexe qui s’exprime et est transmis oralement. Leur riche mythologie se manifeste à travers diverses formes d’expression orale, notamment la poésie, les récits populaires et des chansons, étroitement liés à des lieux particuliers et à l’histoire de ces communautés. Depuis une cinquantaine d’années, de plus en plus de Bedu se sont sédentarisés. L’éducation, le logement, les infrastructures sanitaires et les soins de santé ont rendu la vie sédentaire plus attrayante à nombre de Bedu. Cette mutation a toutefois entraîné une érosion des savoir-faire développés au fil des générations. Il ne faudrait pas laisser le développement du tourisme dans les déserts, allant de pair avec une recherche de « culture Bedu authentique », dégrader plus encore le patrimoine immatériel des Bedu de Petra et Wadi Rum. PetraTent.jpg


L'As-Samer en Jordanie 2018 * Arts du spectacle
* Connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers
* Pratiques sociales, rituels et événements festifs
* Savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel
* Traditions et expressions orales
Pratiqué dans de nombreuses régions de Jordanie, l’As-Samer est un art composé essentiellement de danses et de chants, interprété à diverses occasions, le plus souvent lors des cérémonies de mariage. Les praticiens sont de tout âge, des plus jeunes aux plus âgés, les enfants étant encouragés à participer aux représentations. Le jour du mariage, le père du marié fait signe aux invités de se mettre en ligne et de commencer à taper des mains et chanter. La représentation qui suit attribue des rôles spécifiques à certaines personnes. Al-Hashi est une femme voilée, toujours une proche des hôtes, qui chante et danse devant la rangée des participants de l’As-Samer en portant une abaya (un ample vêtement noir qui recouvre le vêtement traditionnel). Un autre personnage est Wasq Al-Hashi, un des proches d’Al-Hashi, qui la retient par la manche ou par l’abaya et lui demande de s’asseoir. Puis Al-Badda entre en scène. Il s’agit d’un homme qui commence à chanter en s’adressant directement à Al-Hashi pour qu’elle recommence à danser en déclamant des poèmes. Les vers de poésie prononcés pendant la représentation font partie intégrante de la tradition, ils expriment des sentiments de joie, de paix, d’intimité et d’empathie entre les participants. La pratique de l’As-Samer consolide les liens sociaux et encourage la cohésion. Les participants de tout âge sont encouragés à y prendre part spontanément, dans une volonté de transmettre aux prochaines générations les savoirs et compétences associés à cet élément. Defaut.svg


Les connaissances, savoir-faire, traditions et pratiques associés au palmier dattier
Note

La Jordanie partage cette pratique avec le Bahreïn, l'Iraq, le Koweït, le Maroc, la Mauritanie, l'Égypte, Oman, la Palestine, l'Arabie saoudite, le Soudan, la Tunisie, les Émirats arabes unis et le Yémen.

2019 * arts du spectacle
* connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers
* pratiques sociales, rituels et événements festifs
* savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel
* traditions et expressions orales
Le palmier dattier est associé à la population des États soumissionnaires depuis des siècles, comme un matériau indispensable à plusieurs formes d’artisanat, plusieurs métiers et plusieurs traditions, coutumes et pratiques socioculturelles, mais aussi comme une importante source de nourriture. Le palmier dattier est une plante à feuilles persistantes typique des régions sèches, car ses racines peuvent pénétrer profondément le sol pour en absorber l’humidité. On compte parmi les détenteurs et les praticiens de l’élément les propriétaires de plantations de palmiers dattiers ; les agriculteurs qui plantent, entretiennent et irriguent les arbres ; les artisans qui fabriquent des produits traditionnels en utilisant les différentes parties du palmier ; les marchands de dattes ; et les créateurs et artistes qui récitent des contes et des poèmes populaires. Les connaissances, savoir-faire, traditions et pratiques associés au palmier dattier ont joué un rôle essentiel dans le renforcement des liens entre les habitants des pays arabes concernés et leurs terres, car cet arbre les a aidés à surmonter les difficultés propres à un environnement désertique. La relation historique que la région entretient avec l’élément a donné naissance à un riche patrimoine culturel rassemblant les pratiques, les connaissances et les savoir-faire encore employés aujourd’hui. Le développement de l’élément à travers les siècles et sa pertinence culturelle expliquent à quel point les communautés locales sont engagées en faveur de sa préservation. Elles participent pour cela à de multiples actions portant sur le palmier dattier, organisent de nombreux rituels festifs et perpétuent les traditions et coutumes liées à l’élément. Palmeraie de Marrakech.JPG


Registre des meilleures pratiques de sauvegarde[modifier]

La Jordanie n'a pas de pratique inscrite au registre des meilleures pratiques de sauvegarde.

Liste de sauvegarde d'urgence[modifier]

La Jordanie n'a pas de pratique inscrite sur la liste de sauvegarde d'urgence.


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