Patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO > Patrimoine culturel immatériel en Roumanie

Patrimoine culturel immatériel en Roumanie

De Wikivoyage
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Cet article recense les pratiques inscrites au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO en Roumanie.

Comprendre[modifier]

Le pays compte sept pratiques reprisent sur la « liste représentative du patrimoine culturel immatériel » de l'UNESCO.

Aucune pratique supplémentaire n'est reprise que se soit dans le « registre des meilleures pratiques de sauvegarde de la culture » ou sur la « liste de sauvegarde d'urgence ».

Listes[modifier]

Liste représentative[modifier]

Pratique Année Domaine Description Illustration
1 Le rituel du Căluş 2008 * arts du spectacle
* pratiques sociales, rituels et événements festifs
Exécutée dans la région d’Olt dans le sud de la Roumanie, la danse rituelle du Căluş fait également partie du patrimoine culturel des Valaques de Bulgarie et de Serbie. Bien que les documents les plus anciens concernant la musique accompagnant cette danse remontent au dix-septième siècle, le rituel est probablement issu de rites préchrétiens de purification et de fertilité qui utilisaient le symbole du cheval, animal vénéré comme incarnation du soleil. Le nom du rituel vient de Căluş, l’embouchure en bois de la bride du cheval. Le rituel du Căluş consiste en un ensemble de jeux, de parodies, de chants et de danses. Il était exécuté par des danseurs hommes, les Căluşari, accompagnés de deux violonistes et d’un accordéoniste. Les jeunes hommes étaient initiés au rituel par un vataf (maître) ayant lui-même hérité des connaissances des descântece (pouvoirs magiques) et des pas de danse de ses prédécesseurs. Arborant des chapeaux de couleur, des chemises brodées et des pantalons ornés de clochettes, les Căluşari exécutent des danses complexes qui mêlent frappement de pieds, claquement de talons, sauts et balancement de jambes. Selon la tradition, des groupes de Căluşari, que l’on croyait investis de pouvoirs magiques de guérison, allaient de maison en maison, chantant, dansant et promettant santé et prospérité aux villageois. Témoin de la diversité culturelle de la Roumanie, le rituel du Căluş est fortement valorisé dans les festivals de folklore, comme le Concours national de Caracal dans la région d’Olt, devenant un véritable symbole national. Les Căluşari continuent de nos jours à se réunir le dimanche de Pentecôte pour se livrer à leurs prouesses chorégraphiques et musicales. Căluşari Cristian, Sibiu.jpg


La Doïna 2009 * arts du spectacle
* traditions et expressions orales
Connue sous plusieurs dénominations à travers la Roumanie, la Doïna est une mélopée lyrique, solennelle, improvisée et spontanée. « Méridien du folklore roumain », elle a été jusque vers 1900 le seul genre musical présent dans beaucoup de régions du pays. Techniquement, la Doïna peut être chantée dans n’importe quel cadre (à l’extérieur, à domicile, au travail ou lors des veillées), toujours en solo, avec ou sans accompagnement instrumental (flûte droite traditionnelle, cornemuse, et même des instruments improvisés). Il en existe plusieurs variantes régionales. La Doïna peut exprimer une palette large de thématiques : joie, tristesse, solitude, conflits sociaux, attaques des brigands, amour... Expression des qualités personnelles du créateur-interprète, de ses états d’âme et de sa virtuosité, la Doïna a également un rôle social majeur de par sa fonction cathartique et de renforcement des liens de solidarité. Elle a également donné naissance à des genres artistiques autonomes (danses). De nos jours, la Doïna est menacée localement, car la chaîne de transmission des parents aux enfants n’est plus continue. Si une quinzaine de personnes ont déjà été identifiées comme représentatives des différents types de Doïna, il est nécessaire de recréer un contexte propice à son exécution et à sa transmission aux jeunes générations afin que cet élément important du patrimoine culturel immatériel des Roumains continue à s’épanouir. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


2 Le savoir-faire de la céramique traditionnelle de Horezu 2013 savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel La céramique de Horezu est un artisanat traditionnel unique. Fabriquée à la main dans le nord du département de Vâlcea, Roumanie, elle illustre des générations de savoir-faire et d’artisanat. Les hommes et les femmes se répartissent en général les processus de fabrication. Les hommes choisissent et extraient la glaise qui est ensuite nettoyée, coupée, arrosée, pétrie, piétinée et malaxée, la transformant en une pâte à partir de laquelle les potiers de Horezu produisent une céramique rouge. Puis les potiers donnent la forme de l’objet avec une technique de doigté particulière qui réclame concentration, force et agilité. Chacun a sa façon de modeler, mais tous respectent l’ordre des opérations. Les femmes décorent les objets à l’aide d’outils et de techniques spécifiques pour tracer les motifs traditionnels. Leur habileté à conjuguer décoration et couleurs définit la personnalité et le caractère unique de la céramique. Les couleurs ont des nuances vives de brun foncé, rouge, vert, bleu et « ivoire de Horezu ». L’objet est alors passé au four. Les potiers se servent des outils traditionnels: un malaxeur pour nettoyer la terre, un tour de potier et un peigne pour le modelage, une corne de bœuf évidée et un bâtonnet prolongé d’un fil de fer pour la décoration et un four à bois pour la cuisson. Le métier se transmet par l’intermédiaire de la famille, dans les ateliers, du maître à l’apprenti, ainsi que dans les foires et les expositions. L’élément donne à la communauté un sentiment d’identité tout en maintenant une fonction sociale dans la vie quotidienne. Horezu02.JPG


Le colindat de groupe d’hommes, rituel de Noël
Note

La Roumanie partage cette pratique avec la Moldavie.

2013 pratiques sociales, rituels et événements festifs Chaque année, avant Noël, des groupes de jeunes hommes se rassemblent dans les villages de Roumanie et de Moldavie pour se préparer au rituel du colindat. Le soir de Noël, ils se rendent de maison en maison, exécutant des chants festifs. Après avoir chanté, les membres du groupe se voient offrir des présents rituels et de l’argent par leurs hôtes. Les chants ont un propos épique, adapté aux spécificités de chacune des maisons visitées. Les pratiquants du rituel chantent également des chants spéciaux, de bon augure, à l’intention des jeunes filles célibataires et dansent avec elles, cette pratique étant considérée comme pouvant les aider à se marier l’année suivante. Le colindat s’exécute parfois en costumes, accompagné par des instruments de musique et agrémenté d’une chorégraphie. Les groupes de jeunes hommes (traditionnellement célibataires) sont les principaux détenteurs et praticiens de l’élément ; des hommes expérimentés, habituellement anciens meneurs de groupe, sont responsables de l’entraînement du groupe. Les chansons rituelles sont apprises lors de répétitions quotidiennes à partir du jour de formation du groupe, et ce jusqu’à la veille de Noël. Dans certaines zones, les enfants sont autorisés à assister aux répétitions et apprennent ainsi le répertoire. En plus de véhiculer les vœux pour la saison nouvelle, cet héritage culturel joue un rôle important de préservation de l’identité sociale et de renforcement de la cohésion. Colindători.jpg


Les danses des garçons en Roumanie 2015 * arts du spectacle
* pratiques sociales, rituels et événements festifs
Les danses des garçons sont un type de danse populaire en Roumanie pratiquée dans la vie des communautés lors d’événements festifs comme les mariages et les jours fériés, ainsi que lors de performances sur scène. Chaque communauté possède sa propre version, chacune exprimant virtuosité et combinaisons harmonieuses de mouvements et de rythmes. Un rôle spécifique est attribué au chef de danse et au coordonnateur qui forme et intègre les membres du groupe tandis que le second chef est choisi pour ses qualités d'interprète et mène la danse. Les danseurs constituent des groupes de garçons et d’hommes âgés de 5 à 70 ans, qui peuvent inclure des danseurs roumains, hongrois ou roms. Cet aspect contribue au dialogue interculturel et offre l’occasion d’en savoir plus sur la diversité culturelle, en regardant par exemple des danseurs locaux se produire lors d’événements régionaux ou en admirant les styles chorégraphiques de différents groupes ethniques. Tous les membres des communautés sont les détenteurs et les praticiens de l’élément, et prendre part à la danse, comme danseur ou audience, renforce la cohésion et solidarité sociale. Les danses des garçons offrent aux jeunes hommes l’occasion d’affirmer leur statut social dans les communautés traditionnelles, notamment parmi les jeunes filles et leurs familles dans la perspective d’un mariage. Defaut d'image UNESCO Immatériel.png


L’artisanat traditionnel du tapis mural en Roumanie et en République de Moldova
Note

La Roumanie partage cette pratique avec la Moldavie.

2016 savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel Autrefois, les tapis muraux fabriqués par les tisserands de certaines communautés de Roumanie et de République de Moldova servaient non seulement d’objets de décoration et d’isolation mais faisaient aussi partie de la dot des jeunes filles. Différentes techniques étaient utilisées pour produire des pièces aux motifs impressionnants. Certains motifs indiquaient aussi l’origine du tisserand. Les tapis jouaient également d’autres rôles dans les pratiques des communautés, par exemple lors de funérailles, où ils symbolisaient le passage de l’âme dans l’au-delà. Ils étaient également présentés dans des expositions internationales comme symboles de l’identité des communautés. De nos jours, ces tapis muraux sont essentiellement appréciés en tant qu’œuvres d’art dans les espaces publics et privés et ils sont présentés dans les villes à l’occasion de festivals et de cérémonies. Les techniques ont évolué, passant de l’utilisation de métiers verticaux ou horizontaux dans certaines régions à un piquage serré (fil par fil) et à d’autres formes de tissage ; les tisserands peuvent désormais travailler à leur domicile. Dans les villages, les filles apprennent cet art auprès de leur mère ou de leur grand-mère, tandis qu’en ville, des cours sont dispensés dans des centres, des associations, des collèges ou encore des musées. Considéré comme une expression de la créativité et comme un marqueur identitaire, l’artisanat du tapis mural est aussi vu comme un outil permettant de créer des liens entre différents groupes d’âge et catégories sociales. Traditional Romanian carpets at Ethnographic Museum in Sighetu Marmatei.jpg


Les pratiques culturelles associées au 1er Mars
Note

La Roumanie partage cette pratique avec la Macédoine du Nord, la Bulgarie et la Moldavie.

2017 * pratiques sociales, rituels et événements festifs
* connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers
* savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel
* traditions et expressions orales
Les pratiques culturelles associées au se composent de traditions qui sont transmises depuis des temps anciens pour célébrer le début du printemps. La pratique principale consiste à fabriquer, offrir et porter une cordelette rouge et blanche qui est ensuite dénouée lorsqu’apparaît le premier arbre en fleurs, la première hirondelle ou la première cigogne. Certaines autres pratiques locales, telles que des actions de purification en République de Moldova, font également partie du cadre plus large de célébration du printemps. On considère que la cordelette offre une protection symbolique contre les dangers tels qu’une météo capricieuse. Cette pratique garantit aux individus, aux groupes et aux communautés un passage sûr de l’hiver au printemps. Tous les membres des communautés concernées participent, indépendamment de leur âge, et la pratique favorise la cohésion sociale, les échanges intergénérationnels et les interactions avec la nature, tout en encourageant la diversité et la créativité. L’éducation informelle est le mode le plus fréquent de transmission : dans les zones rurales, les jeunes filles apprennent à fabriquer les cordelettes auprès de femmes plus âgées, tandis que dans les zones urbaines, les apprentis apprennent auprès de professeurs et d’artisans ainsi que par le biais de l’éducation informelle. Les ateliers de Martenitsa/Martinka/Mărţişor organisés par des musées ethnographiques offrent une autre occasion de transmission. Les communautés concernées participent activement aux activités d’inventaire, de recherche, de documentation et de promotion de l’élément, et de nombreux projets culturels axés sur sa sauvegarde sont en cours. Mărțișoare (29160602563).jpg


Registre des meilleures pratiques de sauvegarde[modifier]

La Roumanie n'a pas de pratique inscrite au registre des meilleures pratiques de sauvegarde.

Liste de sauvegarde d'urgence[modifier]

La Roumanie n'a pas de pratique inscrite sur la liste de sauvegarde d'urgence.

Logo représentant 1 étoile or et 2 étoiles grises
Ces conseils de voyage sont utilisable. Ils présentent les principaux aspects du sujet. Si une personne aventureuse pourrait utiliser cet article, il nécessite cependant d'être complété. Lancez-vous et améliorez-le !
Liste complète des autres articles du thème : Patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO