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Natitingou
L'entrée d'une Tata Somba en pays Somba aux abords de Natitingou
L'entrée d'une Tata Somba en pays Somba aux abords de Natitingou
Informations
Pays
Superficie
Localisation
Site officiel

Natitingou est une ville de l'Atakora.

Comprendre[modifier]

La ville est organisée autour d'une longue avenue goudronnée. De chaque côte, des artères souvent pavées desservent des vons parallèles à la route principale. Au nord-est, les vons montent rapidement sur les contreforts des collines, à l'opposé, elles plongent à l'abri des arbres et descendent légèrement. Un vent rafraichissant souffle généralement sur la ville. À l'exception des bâtiments et gargotes qui bordent la rue principale et les vons les plus proches, les constructions et habitations sont assez espacées. Il n'est pas rare de voir entre deux maisons un champ ou un prés abritant des petits buffles. Les cabris se tiennent éloignés de la rue principale mais trouvent leur pitance sur les buttes qui bordent les vons.

L'agitation est bien moindre qu'à Abomey, Bohicon et, bien entendu, qu'à Cotonou. Les habitants sont habitués à croiser des blancs. J'en ai aperçu à plusieurs reprises dans la rue. Plus en quelques jours que sur Cotonou en deux semaines. À Abomey, je n'avais pas croisé un seul occidental durant tout le week-end. Les enfants chantent toujours la ritournelle « Yovo, yovo, bonjour yovo, ça va bien, merci yovo », mais elle est moins spontanée.

Parler[modifier]

À Natitingou (« Nati »), comme dans le reste du Bénin, la majorité des habitants parlent français même s'il ne s'agit pas de leur langue natale.

Aller[modifier]

On accède à Nati uniquement par la route. Un aérodrome y a bien été construit il y a quelques années mais il n'a servit qu'à quelques voyages d'officiels. Aucune ligne régulière ne le dessert.

Que vous louiez une voiture ou que vous preniez un taxi ou un mini-bus, ne voyagez pas la nuit ! Des bandes de coupeurs de route sévissent dans la région et sont plus ou moins actifs en fonction du contexte politique (depuis le début 2013, on observe une recrudescence des attaques).

En avion[modifier]

L'aéroport le plus proche est celui de Cotonou. On peut également venir du Burkina Faso via l'aéroport de Ouagadougou. Dans les deux cas, le visa est obligatoire pour rentrer au Bénin.

En autocar[modifier]

Des mini-bus (bondés) font le trajet tous les jours entre Cotonou et Nati.

En voiture[modifier]

Vous pourrez louer une voiture à Cotonou (la plupart du temps le chauffeur sera imposé avec la location) ou prendre un taxi (deux passagers devant en plus du chauffeur et quatre derrière). La route entre Cotonou et Bohicon (près d'Abomey) est réellement en mauvais état. Passé Bohicon, même si les nids de poules restent légions, c'est déjà plus tolérable.

Circuler[modifier]

Les zems portent ici des chemises vert bouteille ornées d'une grand bande jaune dans le dos entre les épaules. Il n'est pas utile de s'épuiser à négocier la course avant le départ, ici tarif unique sur toute la ville: 150 francs, 250 si le trajet excède 2 km.

Voir[modifier]

  • Musée de Nati Logo indiquant des tarifs 1500 FCFA. – Un détour au musée de Nati s'impose, même si une partie de la collection semble maintenant hors de portée des touristes.
  • Tata Somba  – Les Tata Somba sont des constructions typiques de la région, des maisons en terre avec un étage. Prendre un guide qui vous demandera 10000 FCFA pour une journée. Vous devrez également acheter quelques babioles lors de chaque visite de Tata Somba.
  • Parc de Pendjari

Faire[modifier]

Se baigner dans les cascades[modifier]

Il existe plusieurs cascades autour de la ville. Les touristes sont souvent taxés pour y accéder.

Boire du « tchouk »[modifier]

Le « tchouk » ou « tchoukooulambé » est une bière locale brassée tous les jours par les femmes. Cela ressemble un peu à du cidre. Selon la gargote, le degré d'alcool peut être plus ou moins important. Méfiez-vous. Si vous en ingurgitez une quantité non négligeable, une autre source de préoccupation pourrait être un dysfonctionnement de votre transit intestinal.

On ne boit pas le tchouk seul, toujours dans des petites gargotes ou sous des paillotes où les clients sont assis sur le pourtour. Il est donc facile (obligatoire ?) de nouer la conversation. Récit:

Le guide papier fait une longue et élogieuse description du restaurant la Brèche de Nati. Je décide de m'y rendre, non pour manger, mais pour profiter de la terrasse offrant, parait-il, fraîcheur et panorama. En descendant du zem, auquel je laisse 200 francs plutôt que 150, je vois à la droite du restaurant une paillote récemment restaurée avec un jeté de ciment, recouverte d'herbe et très colorée. On doit pouvoir y boire du tchouk. Je laisse de côté le restaurant construit, comme beaucoup d'autres bâtiments à vocation touristique, de manière à rappeler une Tata Somba, mais dans un style, sans pierres, sans briques apparentes, qui ne dénote pas.

Sous la paillote, il n'y a encore personne, il est 11 h 15. Je demande à un groupe de femmes à l'entrée « Il y a du tchouk ? », rires entendus, « tchoukooulambé, oui ». Je m'installe et demande pour 100 francs de tchouk dans ma calebasse, la femme qui me sert a la main leste. Ce n'est pas la dose pour 100 francs, le tarif yovo sans doute. Je pose ma tasse sur le trépied fabriqué avec des armatures pour les poteaux en béton et recouvre ma calebasse remplie de la boisson fermentée avec le petit couvercle en bois coupé en forme d'octogone et sur lequel est fixé une petite cale en bois, elle aussi, et permettant de le soulever.

À peine installé des jeunes filles entrent, pagnes et hauts courts. L'une d'entre elles pince les fesses de sa camarade. L'autre est agacée mais les rires fusent, probablement pas étrangers à la présence d'un blanc. Elles prennent de la boisson, très certainement du « sucré », une version non alcoolisée du tchouk. Des femmes plus âgées entrent à leur tour accompagnées d'une vielle et s'installent en face de moi. Elles portent des pagnes et des chemises larges ou des hauts de boubous qui laissent deviner les poitrines qui tombent.

Les vieilles (et les vieux) gardent souvent de nombreuses dents, plus en moins en bon état cependant. Est-ce grâce aux petits bouts de bois qu'ils mâchent tous le matin et avec lequel ils se frottent les dents pour les nettoyer ?

Quelques instants plus tard, des vieux s'installent également à ma droite et se font servir du tchouk. J'engage la conversation et, lorsque ma calebasse est vide, redemande du tchouk en faisant signe de servir également mes interlocuteurs. Cette fois-ci j'ai le droit à la bonne quantité, une calebasse bien pleine. Je me renseigne pour savoir où je pourrais acheter de telles calebasses, spécialités de la région. Cela tombe bien, le matin de mon départ sera jour de marché. Je pourrais m'en procurer et le marché de Natitingou doit être visité. J'y trouverai également du beurre de karité (j'en ai acheté des quantités pour quelques centaines de francs, une misère).

Apprendre[modifier]

Travailler[modifier]

Acheter[modifier]

La spécialité de la région sont les calebasses (selon la saison) et le beurre de karité. Il faut absolument visiter le marché pour s'en procurer.

Manger[modifier]

Bon marché[modifier]

Prix moyen[modifier]

Luxe[modifier]

Boire un verre / Sortir[modifier]

Se loger[modifier]

Bon marché[modifier]

Prix moyen[modifier]

Le Palais Somba. Petit hôtel propre et bien tenu, construit sur le modèle d'une Tata Somba. Il domine la ville et offre ainsi à partir de la petite terrasse une très belle vue sur les collines avoisinantes.

Luxe[modifier]

Communiquer[modifier]

Ici comme partout au Bénin, le téléphone mobile est roi et vous n'aurez pas de problème de réseau.

Gérer le quotidien[modifier]

Sécurité[modifier]

Ne circulez pas en dehors de la ville de nuit !

Aux environs[modifier]

Boukombé.

Le parc de Pendjari.

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