| Philippines (Pilipinas) | |
Banaue | |
| Drapeau | |
drapeau des Philippines | |
| Information | |
| Capitale | Manille |
|---|---|
| Altitude maxi. | m (mont Apo) |
| Altitude mini. | 0 m (mer des Philippines) |
| Superficie | 343 448 km2 |
| Population | 112 729 484 hab. () |
| Densité | 328,23 hab./km2 |
| Forme de l'État | république |
| Langue(s) officielle(s) | philippin, anglais, taglish |
| Monnaie | peso philippin |
| Religion(s) | |
| Électricité | 220 volt / 60 Hz / NEMA 1-15, NEMA 5-15, Europlug |
| Préfixe téléphonique | +63 |
| Suffixe Internet | .ph |
| Sens de circulation | Conduite à droite |
| Plaques d'immatriculation | RP |
| Fuseau | Heure normale des Philippines, Asie/Manille |
| Localisation | |
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| Site officiel | |
| Site touristique | |
Les Philippines sont un pays d'Asie du Sud-Est formant un archipel de plus de 7 000 îles.
Comprendre
[modifier]Géographie
[modifier]Les Philippines sont constituées de 7101 îles à marée haute, dont plus de 1700 habitées.
L'ensemble des îles comprennent environ 36,000 kilomètres de plages et baies en littoral accessible et de nombreuses criques accessibles uniquement par bateau.
En dehors de certaines îles reliées soit par voie aérienne en vols nationaux ou par voie maritime en ferries beaucoup ne sont accessibles que par banka, bateau à balanciers.
Climat
[modifier]Le climat des Philippines est de type tropical marin. La saison des pluies d’été apporte de fortes pluies de mai à octobre, tandis que la saison sèche d’hiver, qui s’établit de décembre à février, apporte de l’air plus frais et sec. Il n'y a pas à proprement parler de mousson aux Philippines mais une saison des pluies plus ou moins marquée selon l'endroit et une saison sèche. Les précipitations annuelles peuvent atteindre 5 000 mm sur la côte est, et tomber en dessous de 1 000 mm dans certaines vallées.
La saison des typhons dure de juillet à octobre. Ils peuvent être particulièrement destructeurs au nord et à l’est de Luçon ainsi que dans les régions de Bicol et à l’est des Visayas. En moyenne, quinze tempêtes tropicales et cinq à six typhons traversent le pays chaque année.
Histoire
[modifier]L'histoire des Philippines a commencé avec l'arrivée des premiers hommes par voie terrestre, il y a au moins 30 000 ans. Ferdinand Magellan est le premier européen à visiter l’archipel quand il débarque sur l’île de Homonhon, au sud-est de Samar, le 16 mars 1521. Avant l’arrivée de Magellan, plusieurs royaumes et sultanats existaient aux Philippines, tels que le royaume bouddhiste de Butuan, les royaumes de Tondo et Maysapan, florissants depuis le xe siècle, ou les sultanats musulmans de Sulu, Maynila, Maguindanao et Lanao. Ces divers royaumes atteignent une organisation politique et sociale complexe, et commercent avec la Chine, l’Inde, le Japon, la Thaïlande, le Vietnam et Java, mais aucun n’arrive à étendre son influence sur l’ensemble de l’archipel actuel des Philippines. Par ailleurs, des populations Barangays demeurent indépendantes dans l’archipel, et sont parfois alliées avec un ou plusieurs des grands royaumes avoisinants.
La colonisation espagnole commence avec l’arrivée de Miguel López de Legazpi en 1565, qui établit la colonie permanente de San Miguel sur l’île de Cebu. D’autres colonies sont par la suite implantées en se dirigeant vers le nord et atteignant la baie de Manille sur l’île de Luçon en 1571. À Manille, les Espagnols construisent une nouvelle ville et commence alors une période de domination de l’archipel par l'empire espagnol qui dure plus de trois siècles.
Les Espagnols apportent une unité politique à un archipel auparavant formé de royaumes et communautés indépendantes et qui devient les Philippines, et introduisent des éléments de la civilisation occidentale comme l'imprimerie et le calendrier. Les Philippines sont gérées comme un territoire de la Nouvelle-Espagne et administrées à partir de Mexico entre 1565 et 1821, puis directement de Madrid entre 1821 et la fin de la guerre hispano-américaine en 1898, avec une brève période d’administration britannique entre 1762 et 1764. Durant cette période de domination espagnole, de nombreuses villes sont fondées, des infrastructures construites, de nouvelles cultures et de nouveaux animaux d’élevage sont introduits, et le commerce est florissant. Les missionnaires espagnols convertissent la plupart de la population au christianisme et fondent des écoles, des universités et des hôpitaux à travers les diverses îles de l’archipel.
La révolution philippine contre l’Espagne débute en avril 1896, et se termine deux ans plus tard par la proclamation d’indépendance et l’établissement de la Première République des Philippines. Toutefois, le traité de Paris de 1898 qui marque la fin de la guerre hispano-américaine, transfère le contrôle des Philippines aux États-Unis. Cet accord n’est pas reconnu par le gouvernement philippin qui déclare la guerre aux États-Unis le 2 juin 1899. Le président du pays, Emilio Aguinaldo, est capturé en 1901 et le gouvernement américain déclare le conflit officiellement terminé en 1902. Les leaders philippins reconnaissent la victoire américaine, mais les hostilités se poursuivent jusqu’en 1913. L’administration américaine des Philippines commence réellement en 1905. Une autonomie partielle est promulguée en 1935, en préparation de l’indépendance complète du pays prévue pour 1946. Cette période de préparation est interrompue par l’occupation japonaise des îles au cours de la seconde guerre mondiale, mais elle est finalement conclue par le traité de Manille qui établit l'indépendance du pays.
Alors que l'économie du pays est prometteuse dans les années 1950 et 1960, les Philippines voient émerger une crise à la fin des années 1960 et le début des années 1970 avec l’émergence d’un activisme étudiant et de désordres civils visant la dictature exercée par le président Ferdinand Marcos qui établit la loi martiale en 1972. Proche du gouvernement américain, Marcos continue à être soutenu par celui-ci, même s’il est bien connu que son régime abuse de la corruption et enfreint régulièrement les droits de l’homme. La révolution philippine de 1986, qui s’effectue sans effusion de sang, marque la fin du gouvernement de Marcos et le retour de la démocratie dans le pays. Depuis, le pays est toutefois marqué par une forte instabilité politique et une économie un peu affaiblie.
Population
[modifier]En 2014, la population des Philippines est estimée à environ 100 millions d'habitants.
L'espérance de vie totale des Philippines est de 70,8 ans. Pour les hommes, elle est de 67,89 ans et pour les femmes de 73,85 ans. Concernant le taux de natalité, on y retrouve 24,07 naissances par 1 000 habitants et pour le taux de mortalité, 5,32 décès par 1 000 habitants. L'indicateur de fécondité est de 3 enfants par femme.
Les habitants des Philippines sont les Philippins et les Philippines.
Fêtes et jours fériés
[modifier]Les Philippines sont un pays multiculturel où l'on célèbre des fêtes chrétiennes, musulmanes et bouddhistes, en plus des jours fériés laïques. L'année commence le 1er janvier, jour de l'An. Pays majoritairement catholique, le pays observe les fêtes traditionnelles du Jeudi saint (Huwebes Santo), du Vendredi saint (Biyernes Santo) et du dimanche de Pâques (Linggo ng Pagkabuhay) durant la Semaine sainte (Semana Santa ou Mahal na Araw). Tous les deux ans, lors de l'Araw ng Kagitingan (Journée de la Valeur), les scouts commémorent la Marche de la mort de Bataan, également connue sous le nom de Journée de Bataan. Ils parcourent jusqu'à 102 km. Cette marche commémore la bataille de Bataan, qui s'inscrivait dans le cadre de la bataille des Philippines. Les participants à cette marche de 102 km furent capturés, torturés et assassinés. La Toussaint (Undas, Araw ng mga Patay ou Todos Los Santos) est célébrée le 1er novembre et la Commémoration des fidèles (Araw ng mga Kaluluwa) défunts le 2 novembre. En reconnaissance de la communauté musulmane philippine, l'Aïd el-Fitr (Hari Raya Puasa), fête islamique qui suit le mois sacré du Ramadan, est également un jour férié national. Sa date varie chaque année, car elle suit le calendrier lunaire islamique. Le Nouvel An chinois est également célébré par la communauté chinoise, mais ses dates varient selon le calendrier lunaire chinois. Parmi les jours fériés laïques, on compte la Fête du travail (Araw ng Manggagawa, 1er mai) et la Fête de l’indépendance (Araw ng Kasarinlan ou Araw ng Kalayaan « Fête de la liberté », 12 juin). Le dernier lundi d'août est déclaré Journée des Héros nationaux (Araw ng mga Bayani en tagalog, National Heroes Day en anglais). Certaines fêtes commémorent des héros nationaux tels que José Rizal (31 décembre), Andrés Bonifacio (30 novembre) et Ninoy Aquino (21 août). Noël (Pasko) est célébré partout le 25 décembre.
Les principales périodes de vacances sont la Semaine sainte (Semana Santa, Mahal na Araw ou vacances de Pâques), la période de trois jours incluant la Toussaint (Undas, qui correspond également aux vacances scolaires semestrielles) et Noël et le Nouvel An. Pendant ces périodes, le pays observe une semaine de congés permettant aux habitants de rentrer chez eux en province. C'est à ce moment-là que Manille et les autres métropoles connaissent des embouteillages, tandis que la congestion se déplace vers les provinces. Il n'est pas rare d'y voir des bouchons s'étendant sur des kilomètres sur les autoroutes, et trouver des vols, des bus ou des bateaux relève du miracle. Néanmoins, la Semaine sainte et la période de Noël correspondent également à la haute saison touristique sur les plages, et les villes montagneuses comme Baguio et Tagaytay attirent le plus grand nombre de visiteurs durant ces périodes.
- Jour de l’an (New Year's Day en anglais, Bagong Taon en tagalog): 1er jan.
- Nouvel An chinois (Chinese New Year en anglais, Bagong Taong Tsino en tagalog): la date varie selon le calendrier lunaire chinois
- Jeudi saint (Maundy Thursday en anglais, Huwebes Santo en tagalog): la date varie selon l’annéé
- Vendredi saint (Good Friday en anglais, Biyernes Santo en tagalog): la date varie selon l’année
- Aïd al-Fitr: la date varie selon le calendrier islamique
- Fête du travail (Labor Day en anglais, Araw ng Manggagawa en tagalog): 1er mai
- Fête de l’indépendance (Independence Day en anglais, Araw ng Kasarinlan ou Araw ng Kalayaan en tagalog): 12 juin
- Aïd al-Adha: la date varie selon le calendrier islamique
- Journée de la mort de Ninoy Aquino (Ninoy Aquino Day en anglais, Araw ng Kamatayan ni Ninoy Aquino en tagalog): 21 août
- Journée des Héros nationaux (National Heroes Day en anglais, Araw ng mga Bayani en tagalog): lundi dernier d’août
- Toussaint (All Saints Day en anglais, Undas, Araw ng mga Patay ou Todos los Santos en tagalog): 1er nov.
- Journée de la mort d'Andrés Bonifacio (Bonifacio Day en anglais, Araw ng Kamatayan ni Andres Bonifacio en tagalog): 30 déc.
- Fête de l’Immaculée Conception (Feast of the Immaculate Conception en anglais, Kapistahan ng Inmaculada Concepcion en tagalog): 8 déc.
- Veille de Noël (Christmas Eve en anglais, Bisperas ng Pasko en tagalog): 24 déc.
- Noël (Christmas en anglais, Pasko en tagalog): 25 déc.
- Journée de la mort de José Rizal (Rizal Day en anglais, Araw ng Kamatayan ni Jose Rizal en tagalog): 30 déc.
- Réveillon (New Year's Eve en anglais, Bisperas ng Bagong Taon en tagalog): 31 déc.
Régions
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Villes
[modifier]- 1 Manille. L'agglomération manillaise est aussi appelée "Metro Manila", et surnommé familièrement "Metro". Un important brassage culturel s'y produit entre les cultures asiatiques, espagnoles et américaines. Les inégalités entre la population sont très marquées. Manille est une ville très contrastée. Massivement bombardée et détruite pendant la seconde guerre mondiale, il ne reste qu'un quartier historique, Intramuros, luisant de l'architecture espagnole. On peut admirer les bâtiments restés debout, ainsi que des musées, des expositions concernant la culture de la capitale. Ce quartier attirant les touristes, on y trouve aussi des attractions conçues pour ceux-ci, en particulier des balades en calèche à cheval. Au sud d'Intramuros s'étend le Rizal Park, qui permet une halte verte dans cette ville polluée. Proche du quartier historique se trouve le "chinatown" de Manille; Binondo. Makati est le centre d'affaires des Philippines. C'est dans ce quartier très dynamique qu'on trouve de nombreux "malls", d'immenses centres commerciaux, ainsi que des gratte-ciels, des restaurants et des boites de nuits chics.
Autres destinations
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- 2 Banaue. possède des rizières en terrasses vieilles de 2 000 ans et est surnommée par les Philippins la « huitième merveille du monde ». C’est un site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO : les gens sont fascinés par l’immense travail accompli par les « Igorots », les tribus montagnardes du nord de Luzon, pour créer ce site.
- 3 Boracay. est une île de 10 km de long aux plages de sable blanc, l'une des zones touristiques les plus connues du pays.
- 4 Donsol. est la « capitale mondiale du requin-baleine », un lieu idéal pour plonger et observer ces animaux.
- 5 El Nido. compte des dizaines d'îles calcaires qui forment un relief karstique d'une beauté époustouflante, parsemé de baies et de lagons aux eaux cristallines, encore relativement préservé du tourisme de masse.
- L'île de 6 Malapascua. Malapascua possède un magnifique littoral de sable blanc et des jardins de corail.
- Le 7 volcan Mayon. (prononce comme Ma-ïonne), un volcan actif, possède, selon la documentation touristique locale, le cône stratovolcanique le plus parfait au monde.
- 8 L’Île de Panglao., dans la province de Bohol, est une île touristique aux plages magnifiques. Le reste de la province offre d'autres attractions, notamment les Chocolate Hills et les tarsiers (de minuscules primates) qui y vivent en liberté.
- 9 Puerto Galera. sur Mindoro, une destination de plongée, et aussi une escapade préférée des Philippins pendant la Semaine sainte en raison de ses rivages de sable blanc et de sa flore incroyable.
- Le 10 volcan Taal., un volcan actif dont la caldeira abrite un lac, lui-même situé dans la caldeira d'un volcan endormi plus imposant. Il offre un paysage magnifique et sa proximité avec Manille en fait une destination prisée pour un week-end.
Aller
[modifier]Formalités
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- Philippines
- Visa de 59 jours à l'arrivée
- Visa de 30 jours à l'arrivée
- Visa de 14 jours à l'arrivée
- Autorisation de voyage électronique
- Visa requis
Visas
[modifier]Les ressortissants de la plupart des pays, y compris tous les pays de l'ASEAN, peuvent entrer aux Philippines sans visa pour un séjour de 30 jours maximum, ou obtenir un visa à l'arrivée pour un séjour de 59 jours maximum, à condition de posséder un billet de retour ou de continuation de voyage ainsi qu'un passeport valide pendant au moins six mois après la date de fin de séjour. Les exceptions à cette règle sont les suivantes :
- Les ressortissants du Brésil et d'Israël peuvent entrer aux Philippines sans visa pour un séjour de 59 jours maximum.
- Les ressortissants de Hong Kong et de Macao, y compris les résidents permanents de Macao titulaires d'un passeport portugais, peuvent entrer aux Philippines sans visa pour un séjour de 14 jours maximum.
- Les ressortissants de la République populaire de Chine voyageant en tant que touristes et titulaires d'un visa valide délivré par l'Australie, le Canada, le Japon, les États-Unis ou un État membre de l'espace Schengen peuvent entrer aux Philippines sans visa pour un séjour de 7 jours maximum.
- Les ressortissants taïwanais titulaires d'un passeport avec numéro d'identification national ou d'un certificat de résidence peuvent demander un visa électronique (eVisa) via le site web du Bureau économique et culturel de Manille (Manila Economic and Cultural Office ou MECO).
- Les ressortissants indiens dont le seul but du voyage est le tourisme peuvent entrer aux Philippines sans visa pour un séjour de 14 jours maximum. Les ressortissants indiens titulaires d'un visa de tourisme, d'affaires ou de résidence valide délivré par l'Australie, le Canada, le Japon, Singapour, le Royaume-Uni, les États-Unis ou un État membre de l'espace Schengen peuvent entrer aux Philippines sans visa pour un séjour de 30 jours maximum.
Les citoyens de tous les autres pays non mentionnés ci-dessus doivent solliciter un visa auprès d'une mission diplomatique philippine avant leur départ.
Le visa de visiteur temporaire (visa de classe 9A), valable 30 jours, est généralement facile à obtenir. Si vous prévoyez de rester plus de 30 jours, vous pouvez demander une prolongation de visa auprès du Bureau de l'Immigration (Bureau of Immigration ou BI en anglais), qui possède des bureaux dans la plupart des grandes villes et aux aéroports de Manille et de Cebu. Les prolongations sont accordées pour une durée maximale de six mois. Vous pouvez obtenir des prolongations de visa jusqu'à un séjour de trois ans. Passé ce délai, les ressortissants étrangers souhaitant rester plus longtemps doivent quitter les Philippines et revenir ensuite pour effectuer une nouvelle demande.
La première prolongation de visa obtenue aux Philippines auprès d'un bureau du BI est de 30 à 59 jours et coûte 3 130 PHP . Le coût d'une prolongation de visa de 29 jours à l'aéroport de Cebu est de 3 000 PHP . Vous pouvez également obtenir un visa touristique de 59 jours auprès de n'importe quelle ambassade des Philippines à l'étranger pour 30 US$ à 40 US$ , mais vous devrez vous rendre à l'ambassade à deux reprises, car l'obtention du visa prend 2 à 3 jours ouvrables.
En cas de dépassement de la durée de séjour autorisée, vous devrez payer au moment de votre départ une amende de 1 000 PHP par mois de dépassement, plus des frais de traitement de 2 020 PHP .
Un certificat de vaccination contre la fièvre jaune (« carte jaune ») est requis si vous voyagez depuis un pays où cette maladie est endémique.
Les compagnies aériennes peuvent refuser l'enregistrement des passagers munis d'un billet aller simple pour les Philippines, en raison des formalités d'immigration. Cebu Pacific exigera une copie imprimée de votre reçu de confirmation de voyage lors de l'enregistrement. Si vous souhaitez prendre le risque de ne pas avoir de billet de continuation, essayez de vous enregistrer tôt afin d'avoir le temps d'en acheter un dans un cybercafé ou à un guichet de l'aéroport si la compagnie aérienne refuse de vous enregistrer.
Si vous envisagez de rester plus de trois ans avec un visa de visiteur temporaire, vous pouvez demander un visa de résident temporaire (temporary resident visa ou TRV), un visa de résident permanent (permanent resident visa ou PRV) ou un visa d'immigrant contingenté (visa de classe 13). Cela est possible si vous êtes marié(e) à un(e) citoyen(ne) philippin(e) et/ou si votre pays d'origine a conclu un accord de réciprocité en matière d'immigration (en l'absence d'un tel accord, vous devez demander un TRV).
En avion
[modifier]La compagnie nationale Philippine Airlines, ainsi que les compagnies à bas prix Cebu Pacific et AirAsia, sont les principales compagnies aériennes du pays ; elles proposent toutes des vols internationaux et intérieurs. De nombreuses autres compagnies aériennes desservent les Philippines à l'international, et il existe plusieurs compagnies nationales plus petites, dont certaines utilisent des hydravions ou des hélicoptères pour atteindre des destinations dépourvues d'aéroport.
Pour tous les aéroports, les taxes de terminal pour les vols internationaux sont désormais incluses dans le prix du billet.
Certains Philippins et tous les étrangers séjournant aux Philippines depuis plus d'un an sont tenus de s'acquitter d'une taxe de voyage de 2 700 PHP pour un vol en première classe et de 1 620 PHP pour les classes affaires et économique. Cette taxe est perçue à un guichet désigné avant l'enregistrement. Il est également possible de la payer en ligne sur le site web suivant : (en anglais). Dans certains cas, la taxe de voyage est incluse dans le prix du billet ; il est donc conseillé de vérifier et de se renseigner avant de payer.
Les ressortissants étrangers et les anciens citoyens philippins (« balikbayans ») séjournant aux Philippines moins d'un an sont exemptés de cette taxe, de même que les travailleurs philippins à l'étranger (OFW), les étudiants philippins bénéficiant d'une bourse d'État, les nourrissons et les employés d'organismes gouvernementaux ou internationaux en mission officielle. Des tarifs réduits sont proposés aux mineurs (moins de 12 ans), aux personnes à charge des OFW (moins de 21 ans) et aux journalistes en reportage.
Si vous prévoyez de visiter les différentes îles, il est conseillé d'opter pour un billet multi-destinations ; cela vous évitera bien des allers-retours. La plupart des billets multi-destinations proposent un vol aller-retour entre Manille et Cebu, ou inversement. Il est également possible d'obtenir un billet avec escale.
La plupart des visiteurs se rendant aux Philippines arrivent par l'aéroport international Ninoy Aquino (Ninoy Aquino International Airport, sigle: NAIA) (IATA : MNL) situé dans la région métropolitaine de Manille. Voyager via cet aéroport était autrefois synonyme de longs retards, de correspondances difficiles entre les terminaux et parfois de corruption. La situation s'est considérablement améliorée, mais certains visiteurs préfèrent encore éviter de transiter par Manille. Il existe trois principales alternatives :
- L'aéroport international de Mactan-Cebu (IATA : CEB), situé dans la région métropolitaine de Cebu, est le deuxième aéroport le plus fréquenté des Philippines. Il se trouve au centre du pays, plus proche des destinations des Visayas et de Mindanao que Manille.
- Aéroport international Clark (IATA : CRK) à ville de Angeles 85 km au nord de Manille est un hub populaire pour les transporteurs à bas prix desservant Manille, bien que quelques transporteurs à service complet desservent également l'aéroport.
- L'aéroport international Francisco Bangoy (IATA : DVO) de Davao est desservi par Scoot depuis Singapour et par Qatar Airways depuis Doha.
Manille, Cebu, Davao et Clark sont les principaux aéroports du pays pour les vols intérieurs. Vous pouvez arriver à n'importe lequel de ces aéroports et vous rendre assez facilement dans n'importe quelle partie du pays.
D'autres aéroports du pays proposent également des vols internationaux.
- L'aéroport international de Kalibo (IATA : KLO), à Kalibo, dans la province d'Aklan (près de Boracay). AirAsia propose des vols vers Séoul et Busan en Corée du Sud, et Cebu Pacific depuis Hong Kong et Séoul. D'autres compagnies aériennes desservent également Kalibo depuis différentes villes de Corée du Sud, de Chine et de Taïwan.
- L'aéroport international d'Iloilo (IATA : ILO) à ville de Iloilo est desservi par Cebu Pacific, avec des vols en provenance de Hong Kong et Singapour.
- Aéroport international de Puerto Princesa (IATA : PPS) à Puerto Princesa, Palawan propose des vols directs depuis Taipei sur Tiger Air Taiwan.
- Aéroport de Panglao (IATA : TAG) à Bohol
- Aéroport international de Bicol (IATA : DRP) à Legazpi
En bateau
[modifier]En train
[modifier]En autocar
[modifier]En voiture
[modifier]Circuler
[modifier]En bateau
[modifier]Une compagnie principale assure les liaisons entre les grandes villes : Negros Navigation
Sinon il est possible de louer des bateaux privés pour des prix raisonnables.
En avion
[modifier]Plusieurs compagnies permettent de faire des vols nationaux :
En train
[modifier]Il existe un réseau ferroviaire aux Philippines, mais il est actuellement en rénovation.
En autocar
[modifier]C'est le moyen de transport le plus développé pour traverser le pays, assez bon marché et reliant quasiment toutes les villes. Ils sont confortables au départ de Manille et dans tout le Luzon, mais le sont beaucoup moins dans le Sud, vers Visayas, Cebu, etc...
En voiture
[modifier]À moto ou scooter
[modifier]Le permis n’est pas nécessaire pour conduire un scooter.
Parler
[modifier]On recense actuellement plus d'une centaine de langues et dialectes dans l'archipel philippin. Certaines ne sont parlées que par une centaine de locuteurs.
Les principales langues du pays sont :
- le tagalog, parlé à Manille et sa périphérie
- le kapampangan (ou pampango, langue de la région de Pampanga) au Nord-ouest de Manille
- l'ilokano, parlé dans le Nord de Luzon
- Le cebuano et des dialectes, dans les iles du centre des Philippines (Visayas)
- le bikol, parlé dans la partie sud de Luzon
Principalement, le tagalog (ou Pilipino) et l'anglais
- Salutations
Bonjour : magandang araw ! (litt: bon jour)
Bonjour : magandang umaga !(litt: bon matin)
Bonsoir : magandang hapon ! (litt : bonne soirée)
Bonne nuit : magandang gabi ! (litt: bonne nuit)
Comment vas-tu ? : kumusta ka ?
Comment allez-vous ? (poli) : kumusta po kayo ?
une autre façon de demander à quelqu'un comment il va, est de lui demander "où il va ?". Cette question n'exige pas une réponse précise.
On peut simplement répondre : là-bas ... !
Comment vas-tu ? : Saan ka pupunta ? (litt: Où vas-tu ?)
Diyan lang ! (litt: là bas seulement !)
Comment t'appelles tu ? : Anong pangalan mo ? (litt : Quel est ton nom ?)
Comment vous appellez vous ? : Anong pangalan ninyo ? (litt : Quel est votre nom ?)
Je m'appelle Fred : Ako si Fred
Merci : salamat pô
Merci beaucoup : maraming salamat pô
De rien : walang anuman
oui : oo ; opô (poli) non : hindî, hindi pô (poli)
- Compter
1 : isa
2 : dalawa
3 : tatlo
4 : apat
5 : lima
6 : anim
7 : pito
8 : walo
9 : siyam
10 : sampu
11 : labing-isa
12: labindalawa
13: labintatlo
14: labing-apat
15: labing-lima
16: labing-anim
17: labimpito
18: labing-walo
19: labing-siyam
20: dalawampu
21: dalawampu't isa
30: tatlumpo
40: apat na pu
50: limampu
- Phrases utiles
C'est quoi ? : ano ito / iyan ? (litt : Quoi ceci/cela ?)
C'est combien ? : magkano (ba) ito / iyan ? (litt : Combien ceci/cela ?)
Comment peut-on s'y rendre?: paano pumunta dito?
Quel moyen de transport qu'il faut prendre?: Anong uri ng sasakyan ang dapat kunin?
Où se trouve-t-il(elle) ce lieu/cette adresse?: Saan matatagpuan ang lugar/address na ito?
- Démonstratifs
- ito (proche de celui qui parle) - iyan (proche de celui à qui l'on parle) - iyon (éloigné des deux)
- ici : dito
- là : diyan
- là-bas : doon (do.on)
- Démonstratifs
- ito (proche de celui qui parle) - iyan (proche de celui à qui l'on parle) - iyon (éloigné des deux)
- ici : dito
- là : diyan
- là-bas : doon (do.on)
Acheter
[modifier]La monnaie des Philippines est le peso philippin (peso, piso,PHP).
Manger
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La cuisine philippine est diverse et varie selon les régions et les groupes ethniques. Les plats locaux diffèrent d'une région, province ou île à l'autre, et les ingrédients varient en fonction de la culture et de l'économie locales. Cependant, certaines caractéristiques générales définissent la cuisine philippine.
La cuisine philippine s'est développée à partir des différentes cultures qui ont façonné son histoire ; c'est une cuisine d'Asie du Sud-Est, influencée à la fois par l'Asie et l'Occident. Bien qu'elle ne soit pas aussi renommée que celles de nombreux pays voisins, comme la Thaïlande et le Vietnam, la cuisine philippine se distingue notamment par le fait qu'elle est probablement la moins épicée de toute la région. Attention toutefois à ne pas croire que la cuisine philippine est fade. Simplement, elle utilise davantage l'ail, l'oignon, le gingembre et le vinaigre que les épices pour rehausser la saveur des plats, et ses saveurs sont principalement sucrées, acides et salées. Une préparation minutieuse et une cuisson prolongée sont également caractéristiques de la plupart des plats philippins, et c'est souvent ce qui, lorsqu'il est bien fait, révèle toute la saveur des aliments, plus qu'une forte dose d'épices. Comme dans le reste de l'Asie du Sud-Est, le riz est l'aliment de base aux Philippines, mais certaines régions du pays privilégient le maïs. Enfin, les non-Philippins peuvent être surpris par la tendance à consommer la viande bien cuite.
Pour découvrir la cuisine philippine à petit prix, les « carinderias » (petits restaurants locaux) et les « turo-turo » (restaurants de type buffet où l'on choisit ses plats) sont d'excellentes options. Les plats principaux coûtent moins de 50 PHP . Les « carinderias » servent des plats préparés à l'avance et ne sont pas toujours considérées comme les plus sûres. Cependant, depuis 2025, cette réputation s'est quelque peu atténuée et plusieurs « carinderias », notamment autour de Manille, ont reçu des étoiles Michelin.
Il est rare de trouver un centre commercial sans les incontournables chaînes américaines de restauration rapide, dont les menus sont adaptés aux goûts locaux. Les chaînes nationales comme Jollibee (hamburgers, poulet frit et spaghettis), Greenwich (pizzas) et Mang Inasal (poulet grillé) séduisent également les Philippins et sont très compétitives. Pour une restauration rapide encore moins chère, rendez-vous dans les échoppes de burgers en bord de route ou aux nombreux kiosques et stands alimentaires des centres commerciaux et des gares routières.
Parmi les autres cuisines étrangères populaires aux Philippines, on trouve la cuisine chinoise, japonaise (ramen, takoyaki et sushis), indienne et moyen-orientale (curry et shawarma) et coréenne (les buffets de samgyeopsal sont un moment convivial, tout comme ceux proposant du kimchi, du tteokbokki et du kimbap). Presque chaque ville de province possède un stand ou un restaurant servant l'un de ces plats, même si le résultat final peut différer de celui de son pays d'origine.

La cuisine de rue philippine est excellente. Cependant, elle n'est pas toujours aussi propre que celle de Singapour. Les vendeurs ambulants sont critiqués pour leurs pratiques d'hygiène douteuses et leurs plats peu sains, mais aussi appréciés pour leurs prix abordables et leurs saveurs. La cuisine de rue vendue dans les centres commerciaux est bien plus sûre et de meilleure qualité.
Les fruits tropicaux abondent aux Philippines. La plupart des produits agricoles sont acheminés vers les grandes villes et facilement disponibles dans les supermarchés ou sur les marchés de producteurs, qui sont bien plus colorés et proposent souvent des prix plus intéressants.
Les habitudes alimentaires sont globalement similaires à celles du monde hispanophone, en raison de l'histoire du pays. Le déjeuner est le repas le plus important, pris entre 11 h et 15 h, et une collation en milieu de matinée ou d'après-midi (« merienda ») est courante.
Certains Philippins appliquent strictement la règle de la cuillère de service, considérant qu'offrir des ustensiles ou de la nourriture ayant été en contact avec la salive de quelqu'un est impoli, dégoûtant et risque d'accélérer la détérioration des aliments. Chanter ou se disputer pendant les repas est également perçu comme impoli, car la nourriture est considérée comme une grâce ; on ne vous la servira pas si vous la manquez de respect. Les Philippins récitent généralement une prière avant le repas et attendent l'invitation de l'hôte à commencer à manger. Enfin, il est impoli de refuser un plat offert par l'hôte ou de quitter la table pendant qu'une personne est encore en train de manger.
Boire un verre / Sortir
[modifier]Les meilleurs endroits pour sortir se situent sans conteste dans les quartiers de Makati et de Fort Bonifaccio. Sur Makati, les centres commerciaux sont nombreux mais s'il fallait désigner un endroit pour sortir prendre un verre à n'importe quelle heure de la journée, ce serait certainement le GreenBelt avec ses nombreux cafés, pubs et restaurants. Pour sortir en boîte, préférez le quartier du Fort Bonifaccio, avec ses clubs (Prince of Jaipur, Embassy, etc.), ses pubs (Pier One, Jill's, etc.) et ses restaurants (indiens, italiens, français, japonais, etc.). Bref, le fort se vit la nuit !
Faire attention à ne boire que de l'eau en bouteille qui a été ouverte par vous-même.
Se loger
[modifier]Les nuits à l'hôtel ne sont pas trop chères, mais vous pouvez vivre chez l'habitant.
Apprendre
[modifier]Travailler
[modifier]Il y a de nombreuses ONG aux Philippines auxquelles il est possible de rendre visite pour découvrir leur travail d'aide sur le terrain, ou pour y effectuer une mission de volontariat à plus long terme.
voir par exemple:
- Virlanie.
- Alouette fondation (http://www.alouetteong.fr/).
- Hiraya. propose des voyages solidaires et responsables aux Philippines.
- Institut international de recherche sur le riz (IRRI).
Communiquer
[modifier]Sécurité
[modifier]Numéros d’appel d'urgence : Tous services d’urgence : 911 |
Depuis la transition démocratique, les Philippines souffrent de criminalité, de corruption et d'insurrections persistantes. Le pays est globalement paisible, à l'exception de certaines régions connaissant des insurrections de faible intensité. Les taux de criminalité dans les grandes villes sont relativement comparables à ceux des villes américaines.
Les Philippines déplorent un nombre de décès parmi les plus élevés au monde dus aux catastrophes naturelles telles que les tremblements de terre, les cyclones tropicaux (typhons) et les inondations, ainsi qu'aux maladies tropicales.
Les Philippines sont un pays à faibles revenus : les emplois non qualifiés sont généralement payés entre 100 US$ et 200 US$ par mois, et même de nombreux emplois bien rémunérés sont proposés à moins de 500 US$ . La plupart des voyageurs seront perçus comme riches selon les critères locaux. Cela fait de vous une cible privilégiée pour les voleurs, les escrocs, les prostituées et les fonctionnaires corrompus. Évitez d'aggraver la situation en exhibant une Rolex, un iPhone et un Nikon, ou en sortant une liasse de billets de 1 000 PHP lorsque vous payez l'addition au restaurant.
Criminalité
[modifier]La criminalité, ainsi que l'impunité et la corruption au sein des forces de police, ont augmenté depuis la transition démocratique. Bien que le taux soit relativement élevé par rapport aux normes occidentales, ces délits se produisent principalement dans les quartiers populaires ou mal peuplés des grandes villes. Les vols à la tire, les vols de sacs et les braquages sont les plus fréquents ; exhiber des billets de banque de forte valeur, des sacs de marque ou des appareils électroniques personnels vous expose à ces risques. Méfiez-vous de l'arnaque dite « budol-budol », où les victimes sont hypnotisées pour obéir aux ordres des voleurs ; cette arnaque est courante à Manille, mais les étrangers sont rarement, voire jamais, visés. La lenteur du système judiciaire pénal n'arrange rien pour les victimes.
Les vols à la portière dans les voitures en stationnement (le mode opératoire dit « basag-kotse ») sont fréquents, même dans les parkings surveillés. Ne laissez donc rien de valeur dans votre voiture, surtout pas sur le tableau de bord.
Le vol par distraction est rare, mais il existe. Méfiez-vous de l'arnaque du « laglag-barya » (se laisse tomber d'un pièce), où les voleurs mettent en scène une ruse, généralement sur un trottoir fréquenté, où quelqu'un laisse tomber de l'argent, distrayant ainsi la victime pendant qu'un complice lui vole son sac ou son portefeuille. Une autre forme de vol par distraction consiste à coller intentionnellement un chewing-gum usagé sur un siège de bus. Dans les restaurants, une arnaque courante consiste à simuler des renversements de boisson.
Le vol à l'arraché par des conducteurs de moto, surtout lorsqu'ils roulent à deux, est fréquent. Parfois, ils tirent le sac sur quelques mètres. Soyez prudent lorsque vous portez des sacs de valeur, car cela peut attirer l'attention des voleurs. Évitez de porter des bijoux, en particulier des boucles d'oreilles ou des bagues, dans les endroits bondés.
Évitez les bagarres ou les confrontations avec les locaux. Les Philippins sont généralement plus petits que les Occidentaux, mais se retrouver en infériorité numérique face à un groupe de trois personnes, voire une foule, est extrêmement dangereux. La police n'interviendra pas en faveur d'un étranger lors d'une altercation avec des locaux. Se battre avec des locaux est une cause fréquente d'expulsion des étrangers des Philippines. Évitez également d'élever la voix ; certaines disputes anodines ont dégénéré en meurtre, l'agresseur ayant perdu la face et provoqué un accès de violence. Les locaux ivres peuvent devenir violents et se déchaîner, et les bagarres dans les bars sont fréquentes, surtout avec des personnes d'origine est-asiatique. Les Philippins sont généralement pacifiques ; il est préférable de régler le problème diplomatiquement plutôt que de s'attirer des ennuis.
Les organisations criminelles philippines ne représentent presque jamais une menace pour le voyageur lambda et se concentrent principalement sur le trafic de drogue, la traite des êtres humains et les assassinats commandités. En vous rendant dans un quartier défavorisé d'une grande ville, vous pourriez être agressé par des voyous sans provocation, mais cela reste peu probable, sauf si vous avez l'apparence d'un Philippin.
Circulation routière
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Plus de 11.000 personnes meurent chaque année aux Philippines dans des accidents de la route, et nombre d'entre eux impliquent des motos et des tricycles, notamment sur les routes rurales. La conduite imprudente, le mauvais entretien des routes, le laxisme des contrôles routiers, l'utilisation limitée des radars et des caméras de surveillance, la présence simultanée de véhicules neufs et vétustes, la bureaucratie et la corruption dans les procédures d'immatriculation, ainsi que le manque de formation des conducteurs contribuent tous à créer un environnement routier dangereux. Traverser la rue est risqué, car les passages piétons sont rarement respectés. Conduire la nuit est encore plus dangereux en raison du manque de signalisation, de marquages au sol et d'éclairage, et du fait que certains conducteurs ne baissent pas leurs phares. Malgré les efforts du gouvernement pour améliorer la situation, les excès de vitesse et la conduite imprudente restent monnaie courante. Conduire est une expérience périlleuse pour les étrangers, mais beaucoup parviennent à se déplacer sans incident. Louer une voiture avec chauffeur est recommandé, mais pas indispensable.
La sécurité dans les bus interurbains peut ne pas être conforme aux normes internationales. Privilégiez les compagnies de bus réputées et évitez autant que possible les bus ordinaires. Ces derniers sont non seulement bondés et inconfortables, mais ils peuvent aussi être vétustes et donc dangereux.
Méfiez-vous des jeepneys, fourgonnettes, taxis et tricycles « non autorisés » (« colorum »). Les véhicules autorisés possèdent des plaques d'immatriculation jaunes et noires, les informations standard de l'exploitant et le marquage de leur itinéraire/zone de desserte. Les véhicules « colorum » ont des plaques d'immatriculation privées (texte noir ou vert sur fond blanc, ou texte vert sur fond bleu ciel) et aucun autre marquage. Les véhicules en règle circulant en dehors de leur itinéraire ou zone de desserte sans autorisation spéciale sont également considérés comme « colorum ». Évitez de les emprunter, sauf s'il s'agit du seul moyen de transport disponible, car ils sont souvent surchargés, les chauffeurs peuvent pratiquer des tarifs plus élevés et les passagers ne sont pas assurés en cas d'accident.
Corruption
[modifier]La corruption est un problème grave aux Philippines, et la culture du « kotong » (pot-de-vin), alimentée par les bas salaires des fonctionnaires, la bureaucratie omniprésente et le clientélisme, est très répandue au sein de la police et de l'administration philippine. La situation n'est plus aussi grave que dans les années 1980 et 1990, mais certaines formes de corruption persistent.
Méfiez-vous des arnaques à l'aéroport international Ninoy Aquino. Bien que moins fréquentes que dans les années 1990, des agents d'immigration insistants peuvent vous accueillir au contrôle des arrivées, contrôler votre passeport, puis exiger de l'argent ou des cadeaux. Plus grave encore est l'arnaque à l'interdiction de départ (hold-departure order) : un agent d'immigration corrompu vous dira que vous ne pouvez pas quitter le pays car vous êtes fiché pour un crime que vous n'avez pas commis, et la sécurité de l'aéroport viendra vous retenir dans ses bureaux jusqu'à ce que vous payiez un pot-de-vin. Cela arrive rarement aux étrangers, mais peut arriver aux Philippins de retour au pays. Préciser qu'une partie de votre nom ne correspond pas à celui d'une personne figurant sur la liste noire peut vous éviter cette escroquerie. Plus grave encore est l'accusation de transporter une balle dans vos bagages – la tristement célèbre escroquerie à la balle balle placée dans vos bagages (« tanim-bala » ou « laglag-bala ») : la sécurité aéroportuaire prétend avoir trouvé une balle (en réalité placée là par des agents corrompus) dans vos bagages, et vous êtes retenu jusqu'à ce que vous versiez un pot-de-vin. Si les Philippins résidant à l'étranger ou âgés sont les victimes les plus fréquentes, des touristes étrangers se sont également fait piéger, notamment un missionnaire américain en 2016 qui s'était rendu à Palawan et rentrait aux États-Unis.
Bien que moins répandue qu'auparavant, la corruption au sein des forces de l'ordre philippines reste malheureusement courante. Il est notoire que des policiers, y compris des agents de la circulation, extorquent des pots-de-vin. Il est très facile d'échapper aux amendes pour infractions mineures, qui varient généralement entre 300 PHP et 500 PHP , mais les policiers peuvent exiger des sommes exorbitantes, voire vous menacer de vous rendre à leur poste pour parler à leur supérieur. Autrefois, il était courant que la police demande un pot-de-vin avant de déposer une plainte officielle, mais cette pratique est désormais rare. Ayez toujours votre téléphone à portée de main pour prendre des photos ou des vidéos afin de prouver votre innocence face à ceux qui vous extorquent des pots-de-vin ; une caméra embarquée est également indispensable si vous conduisez.
L'administration philippine est également gangrenée par la corruption et la bureaucratie. La politesse, la demande d'un reçu, le sourire et les remerciements vous éviteront bien des problèmes. En cas de difficulté avec l'administration, n'hésitez pas à appeler la ligne d'assistance téléphonique pour les plaintes de la fonction publique (8888), à rédiger une lettre de réclamation polie ou à déposer une plainte auprès de l'Autorité anti-bureaucratie (Anti-Red Tape Authority ou ARTA).
Ayez toujours sur vous votre passeport, ou une photocopie de la page d'identification et de votre visa, car les contrôles aléatoires de la police ou des services d'immigration sont fréquents.
Drogues
[modifier]Les Philippines ont une réputation injustifiée en matière de trafic de drogue ; leur situation géographique sur les principales routes du trafic de drogue entre l'Asie et les Amériques, ainsi que des sanctions moins sévères, ont fait du pays une base de transit pour les organisations criminelles internationales.
Les drogues les plus consommées dans le pays sont la méthamphétamine en cristaux (shabu) et le cannabis (damo « herbe » ou tsongki en argot local), et les dealers qui en vendent sont monnaie courante dans les grandes villes. Cependant, elles sont illégales et les peines sont très sévères. Les descentes de police et les opérations d'infiltration sont fréquentes, et vous risquez une longue peine de prison, suivie d'une expulsion. La possession de matériel servant à la consommation de drogue, comme des pipes en verre ou en acier (« tooters ») utilisées pour administrer du meth, peut entraîner une arrestation. La libération sous caution est rarement accordée pour les infractions liées à la drogue, et presque jamais pour le trafic ou la simple possession de meth. Ainsi, même ceux qui sont finalement acquittés risquent de passer des mois en prison. De plus, depuis l'arrivée au pouvoir de Duterte, la police et les milices abattent sans procès les personnes soupçonnées de trafic de meth.
La méthamphétamine est un puissant stimulant et une substance extrêmement dangereuse, qu'il vaut mieux éviter pour de nombreuses raisons. Une surdose peut entraîner une mort subite et une consommation prolongée a tendance à épuiser l'organisme, en particulier le cœur. De plus, cette substance crée une forte dépendance et modifie la personnalité des consommateurs réguliers, les rendant paranoïaques et agressifs.
Les drogues festives très prisées comme l'ecstasy (MDMA) et les drogues de synthèse telles que le « fly high » sont courantes dans les nuits des grandes villes comme Manille et Cebu. Les raves sont également des lieux de prédilection pour la consommation de drogues festives et de boissons droguées. La police réprime sévèrement ces drogues, et leur usage peut être mortel.
Catastrophes naturelles
[modifier]Les Philippines enregistrent un nombre élevé de décès liés aux catastrophes naturelles, le deuxième plus élevé au monde après la Chine. Parmi les risques figurent les typhons, les pluies de mousson, les inondations, les tremblements de terre et les éruptions volcaniques.
Pluies de mousson et inondations
[modifier]Les fortes pluies – provoquées par des orages locaux, des typhons ou les vents de mousson – font partie intégrante du climat philippin. Les villes densément peuplées ne sont pas à l'abri des effets de la pluie et des vents violents. Dans certaines zones inondables, les autorités locales ont installé des systèmes de détection des crues afin de faciliter l'évacuation en cas de risque d'inondation. Dans toutes les régions, les meilleures sources d'information sont les médias locaux, les autorités municipales ou provinciales et les habitants.
La mousson du sud-ouest (« habagat »), entre fin mai et début octobre, est responsable des plus fortes pluies, et les inondations sont fréquentes, surtout lorsqu'un typhon la renforce. La mousson du nord-est (« amihan »), de janvier à mars, peut également apporter de fortes pluies. De nombreux véhicules peuvent se retrouver bloqués par les inondations, aggravées par les marées hautes et les canalisations obstruées.
Même pendant la mousson du sud-ouest, le soleil brille souvent, mais il est conseillé d'emporter un parapluie, surtout en cas de formation de cumulonimbus. Privilégiez les articles à double usage. un chapeau ou un parapluie peuvent protéger contre les soleil tropical ainsi que contre la pluie.
Cyclones tropicaux
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Les typhons sont relativement fréquents. Ils arrivent généralement du Pacifique, traversent une partie du pays, puis se dirigent vers l'Asie continentale. Les fortes pluies et les vents violents, souvent concomitants, peuvent causer d'importants dégâts, et les effets secondaires tels que les ondes de tempête sur les côtes ou les glissements de terrain en montagne peuvent également être graves. Les typhons couvrent généralement une vaste zone, affectant des îles entières ou de grandes régions.
Aux Philippines, un typhon porte deux noms : l'un attribué par une agence météorologique internationale et l'autre par l'Administration philippine des services atmosphériques, géophysiques et astronomiques (Philippine Atmospheric, Geophysical, and Astronomical Services Administration ou PAGASA en anglais). Par exemple, en 2013, le typhon aux vents les plus violents jamais enregistrés lors de son arrivée sur les côtes, et la tempête tropicale la plus destructrice de l'histoire récente, a touché terre à Samar et dévasté plusieurs autres régions ; il était connu internationalement sous le nom de « typhon Haiyan » et aux Philippines sous celui de « typhon Yolanda ».
Les typhons représentent une menace à terre, mais aussi en mer, où ils peuvent faire chavirer un navire. La navigation des navires et des ferries est interdite dès l'émission de l'alerte cyclonique n° 2. En cas de typhon annoncé, par mesure de précaution, annulez votre voyage.
Les vols sont également souvent annulés en raison des vents violents provoqués par les typhons. Il peut être judicieux de prévoir des vols avec correspondance espacés de quelques jours ; ainsi, en cas d'annulation de votre premier vol, vous pourrez en prendre un ultérieurement et assurer votre correspondance.
Tornades
[modifier]Les Philippines connaissent également des tornades (ipo-ipo ou buhawi), bien qu'elles soient moins fréquentes et destructrices qu'aux États-Unis. Une tornade peut se former sans prévenir, notamment à la suite d'un simple orage. Certaines sont des trombes marines. La plupart des maisons et des bâtiments aux Philippines sont construits en parpaings, les dégâts importants se limitant donc à des toitures arrachées, des fenêtres brisées et des débris mineurs. Les constructions de fortune sont les plus vulnérables, tout comme elles sont très exposées aux typhons.
Séismes et tsunamis
[modifier]Les Philippines se situent dans une zone géologiquement instable, entre la plaque continentale eurasienne et la plaque subductée de la mer des Philippines, et font partie de la Ceinture de feu du Pacifique. Le risque de séisme est élevé partout aux Philippines.
Les séismes (lindol) sont fréquents, mais la plupart sont faibles et rarement perceptibles. Certains peuvent même déclencher des tsunamis (voir explications ci-dessous). Le dernier séisme majeur a eu lieu en octobre 2013 : un tremblement de terre de magnitude 7,2 a frappé l’île de Bohol, détruisant des maisons, renversant des églises centenaires, faisant plus de 200 victimes et endommageant également des infrastructures dans la province voisine de Cebu. De nombreux bâtiments et structures ne sont pas conçus selon les normes ou n’ont pas été renforcés pour résister à de fortes secousses, et les constructions de fortune ou de mauvaise qualité restent un problème.
Des séismes peuvent survenir partout aux Philippines, mais la région métropolitaine de Manille et le sud de Luzon, où se situe le système de failles de la vallée, présentent le risque le plus élevé. La faille de la vallée de l'Ouest peut se déplacer à tout moment et provoquer un séisme de magnitude 7,2 (surnommé le « Big One ») susceptible de faire environ 100 000 morts et blessés. Des exercices de simulation de séisme sont régulièrement organisés dans les zones proches de la faille afin de garantir que les populations y soient préparées en cas de catastrophe.
Les tsunamis constituent un risque majeur pour les zones côtières. Bien que rares, il est important d'être prêt à évacuer les zones côtières dès qu'un tsunami menace. La plupart des zones côtières sont exposées aux tsunamis, en particulier celles situées à proximité de fosses sous-marines qui peuvent les déclencher.
Volcans
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Les volcans peuvent représenter un danger aux Philippines, du fait de leur situation dans la Ceinture de Feu du Pacifique, et la plupart des régions sont sujettes aux éruptions volcaniques. On compte 50 volcans aux Philippines, dont la moitié sont classés comme actifs. La dernière éruption majeure a eu lieu en 1991, celle du mont Pinatubo. Elle a projeté des cendres et des lahars qui ont affecté des millions de personnes dans les provinces environnantes et provoqué une baisse des températures mondiales. Le Mayon, dans la province d'Albay, célèbre pour son cône parfait, est l'un des nombreux volcans actifs qui présentent un danger en raison de ses éruptions fréquentes. Le volcan Taal, à Batangas, le plus petit volcan du monde, est également dangereux lorsque des signes d'éruption imminente apparaissent sur son lac de caldeira.
Les volcans les plus actifs sont aussi des destinations touristiques, et les règles de sécurité relatives aux volcans s'appliquent lors de la randonnée ou de l'escalade. En cas d'alerte volcanique, soyez très attentifs aux fermetures de sentiers prévues et n'essayez jamais de pénétrer dans les zones d'exclusion désignées.
Manifestations et violence politique
[modifier]Les manifestations et les protestations sont fréquentes et dégénèrent souvent en violences. La plupart des rassemblements ont lieu à Manille, notamment rue Mendiola près du palais de Malacañang et boulevard Roxas près de l'ambassade des États-Unis. Évitez de vous rendre sur un lieu de manifestation. La loi philippine interdit également aux non-Philippins de participer à des activités politiques, y compris aux manifestations.
Des grèves ponctuelles des transports, généralement des chauffeurs de jeepneys, peuvent perturber l'activité économique à l'échelle régionale, voire nationale. En ville, prévoyez de marcher, de prendre un taxi, un tricycle ou de covoiturer pour vous déplacer. Les bus sont moins touchés par les grèves, mais leur nombre sera réduit en raison de l'afflux de passagers.
Les périodes électorales peuvent être violentes, surtout dans les provinces les moins fréquentées. De nombreux points de contrôle policiers et militaires seront installés le long des routes, et la consommation d'alcool est généralement interdite le jour du scrutin.
Conseils gouvernementaux aux voyageurs
[modifier]Santé
[modifier]Nourritures et boissons
[modifier]Buvez l'eau en bouteille disponible. Le jus de coco est également sans danger s'il n'est pas coupé en morceaux. Méfiez-vous des vendeurs de jus de coco, car certains le préparent avec de l'eau du robinet sucrée. Achetez et consommez des fruits entiers. Les plats cuisinés dans les carinderias (cantines de rue) sont acceptables s'ils sont cuits sur un feu et maintenus au chaud.
Si vous devez boire de l'eau du robinet (généralement servie dans un petit ou moyen sachet plastique), l'eau à Manille, Cebu et dans les autres grandes villes est généralement potable, mais il est recommandé de la faire bouillir pendant au moins 5 minutes par précaution. Ailleurs, buvez de l'eau en bouteille. Il existe toujours un risque de contracter une amibiase en buvant de l'eau du robinet à la campagne. Cela concerne également la glace utilisée dans les boissons, car celle vendue dans la rue est souvent découpée dans un bloc et transportée dans des conditions douteuses.
Il est préférable d'acheter l'eau en bouteille dans les magasins et les restaurants couverts. L'eau en bouteille vendue par les marchands ambulants et dans les bus est très probablement constituée de bouteilles usagées remplies d'eau du robinet, scellées puis refroidies.
La nourriture de rue n'est pas toujours sûre aux Philippines, et les normes d'hygiène sont peu appliquées. Il est préférable de consommer de la nourriture de rue ainsi que des boissons rafraîchissantes (« pampalamig ») vendues dans les aires de restauration des centres commerciaux, où les normes d'hygiène sont meilleures et strictement appliquées.
Maladies
[modifier]Le risque de paludisme existe dans les zones non urbaines situées en dessous de 600 mètres d'altitude sur les îles de Luzon, Mindanao, Mindoro et Palawan. Les Visayas sont exemptes de paludisme. La chloroquine n'est plus recommandée comme traitement préventif contre le paludisme aux Philippines en raison de l'apparition de souches résistantes à ce médicament. De manière générale, le paludisme est peu fréquent aux Philippines, contrairement à l'Afrique et au reste de l'Asie du Sud-Est, et environ la moitié des cas annuels se concentrent dans quelques zones bien distinctes.
La dengue est fréquente aux Philippines et le nombre de cas augmente chaque année. Il est donc conseillé d'utiliser des répulsifs anti-moustiques et de porter des vêtements à manches longues autant que possible. Le seul vaccin disponible, le Dengvaxia, a été interdit en raison de risques présumés pour les enfants, mais il est de nouveau disponible depuis 2019 pour les personnes déjà exposées à la maladie.
La rougeole était rare jusqu'à une importante épidémie début 2019. La vaccination contre la rougeole est recommandée.
La rage est également fréquente aux animaux errants aux Philippines. Il est donc conseillé de se faire vacciner contre la rage si ce n'est pas déjà fait. Si vous voyagez avec des enfants, il est impératif de les faire vacciner dès que possible, car ils sont particulièrement exposés à la rage du fait de leurs contacts fréquents avec les animaux. La vaccination antirabique des animaux de compagnie est obligatoire avant leur importation dans le pays.
Les hépatites A, B et C sont endémiques et fréquentes aux Philippines. Des vaccins contre les hépatites A et B sont disponibles et recommandés pour tous les voyageurs. Il n'existe pas encore (mi-2015) de vaccin contre l'hépatite C. Évitez tout contact avec le sang et les fluides corporels d'autrui ; le partage d'aiguilles ou même d'objets d'hygiène personnelle comme les rasoirs ou les brosses à dents favorise la transmission des hépatites B et C. L'hépatite A peut se transmettre par la consommation d'aliments de rue contaminés.
L'encéphalite japonaise est fréquente et la vaccination est recommandée. Évitez de vous baigner dans les eaux douces où le risque de contracter la schistosomiase est élevé (sauf si elles sont chlorées). La leptospirose se contracte souvent lors d'activités nautiques récréatives, comme le kayak, dans des eaux contaminées.
La tuberculose est très fréquente en milieu rural ; évitez donc les personnes qui toussent ou semblent faibles et soyez prudent lors de vos séjours prolongés dans les villages susceptibles d'abriter de nombreuses personnes contagieuses.
Aux Philippines, la saison de la grippe et du rhume s'étend sur la saison des pluies et la saison fraîche. Des épidémies sporadiques de grippe aviaire et de grippe porcine ont été observées, mais le poulet et le porc cuits sont généralement considérés comme sûrs à consommer. Le port du masque chirurgical en public est devenu courant aux Philippines, même avant la pandémie de COVID-19, non seulement pour prévenir l'infection, mais aussi pour se protéger de la pollution atmosphérique.
Emportez des médicaments antidiarrhéiques, car le manque d'hygiène présente un risque élevé de diarrhée du voyageur. Une boisson pour sportifs comme du Gatorade peut vous aider à compenser la déshydratation. En cas de doute, buvez de l'eau en bouteille et lavez-vous toujours les mains.
Soins
[modifier]La qualité des soins de santé aux Philippines est très variable. Si les grandes villes disposent d'hôpitaux et de cliniques modernes avec des médecins compétents, la qualité des soins laisse souvent à désirer dans les petites villes et les zones rurales. Bien que les citoyens philippins bénéficient d'une assurance maladie universelle financée par l'État, ce système n'est pas accessible aux étrangers, et les hôpitaux exigent souvent un paiement anticipé avant le début des soins.
Les hôpitaux publics des grandes villes offrent généralement un niveau de soins correct, même s'ils peuvent être moins confortables que ceux auxquels les expatriés occidentaux sont habitués dans leurs pays d'origine. Les hôpitaux privés, quant à eux, proposent d'excellents soins, moyennant un coût élevé. Cependant, leurs tarifs restent raisonnables par rapport aux standards occidentaux, ce qui explique pourquoi la plupart des expatriés privilégient les soins de santé privés dès que possible.
Infections sexuellement transmissibles
[modifier]Les Philippines connaissent l'une des croissances les plus rapides du nombre de cas de VIH/sida au monde. Bien que la prévalence nationale du VIH/sida soit restée historiquement inférieure à 0,1 % avant 2010, on a observé une augmentation de 411 % de l'incidence quotidienne du VIH/sida entre 2012 et 2023, et l'on peut se demander si ce chiffre est largement sous-estimé.
D'autres infections sexuellement transmissibles (IST) sont plus fréquentes que le VIH/sida. La plupart des centres de santé municipaux des Philippines disposent de social hygiene clinics, centres de dépistage et de traitement des IST.
Respecter
[modifier]Les Philippins sont hospitaliers, amicaux et polis, mais leurs normes culturelles diffèrent considérablement de celles de la plupart des pays occidentaux. Une grande partie de l'étiquette philippine emprunte aux cultures d'Asie de l'Est et pays hispanophones.
- Les Philippins communiquent généralement de manière indirecte, principalement par honte (« hiya ») et par delicatesse (« delicadeza »), mais ils ont tendance à être plus directs et francs que leurs voisins. De manière générale, préserver la face est important dans la culture philippine.
- Les Philippins, comme les Hispaniques, ont une conception souple du temps. Soyez patient si la personne que vous attendez n'arrive pas à l'heure ; arriver « avec élégance » en retard est également courant, surtout lors d'événements sociaux. Les bus et les ferries ne respectent souvent pas les horaires. Cela ne s'applique pas aux réunions d'affaires ou formelles.
- Les Philippins respectent leurs aînés, et il est considéré comme impoli de contester les propos d'une personne plus âgée. De même qu'en français, de nombreuses langues philippines font la distinction entre « tu » familier et « vous » soutenu. Certaines langues philippines possèdent des particules honorifiques, comme « po » en tagalog et « tabi » en bikol ; utilisez-les lorsque vous vous adressez à une personne âgée. Dans les bus, les jeepneys et les trains, des places prioritaires sont réservées aux personnes âgées, aux femmes enceintes et aux personnes handicapées. Il est de bon ton d'aider une personne âgée à traverser la rue.
- Il arrive que les Philippins posent des questions que l'on pourrait juger trop personnelles à l’Occident, mais c'est simplement leur façon d'apprendre à vous connaître. Si ce genre de questions vous met mal à l'aise, répondez-leur simplement de manière indirecte.
- De manière générale, la plupart des Philippins font preuve d'une forte culture de la courtoisie masculine envers les femmes et d'un certain machisme, héritage de la culture hispanique. Il est poli pour un homme de céder sa place à une femme dans un bus ou un train. Les manifestations plus ou moins ostentatoires de domination masculine au sein des familles, bien que moins fréquentes, peuvent encore être déconcertantes. Il est impoli d'utiliser un langage grossier ou de parler fort aux femmes.
- Les Philippins son un peuple très religieux et superstitieux. Nombre d'entre eux croient aux esprits, aux créatures mythologiques et à la chance, et pratiquent le culte des ancêtres. Les fêtes et les rituels religieux occupent une place importante dans la vie philippine.
Bonne manières
[modifier]- Souriez et saluez les gens que vous rencontrez. Dites toujours merci, « thank you » (en anglais) ou « salamat » (en tagalog et autres langues philippines majeures) lorsque vous recevez quelque chose.
- Enlevez vos chaussures en entrant dans une maison, sauf indication contraire de vos hôtes. Ils pourront également vous fournir des chaussons, particulièrement utiles dans la salle de bain.
- Partagez votre nourriture avec les personnes qui vous sont proches. C'est une pratique courante lors des réunions.
- Apprenez l'anglais, le tagalog ou toute autre langue locale. Pour de nombreux Philippins, l'anglais est leur deuxième langue et la principale langue qu'ils utilisent lorsqu'ils communiquent avec des visiteurs étrangers. Les Philippins apprécieront vos efforts pour parler leur langue et s'efforceront de corriger vos erreurs.
- Respectez les lois philippines. La corruption est un problème ancien dans le pays, mais un étranger qui laisse entendre que les Philippines sont un pays sans foi ni loi où la police est facilement influençable ou indulgente envers les étrangers sera considéré comme irrespectueux. Des étrangers ont été arrêtés et emprisonnés aux Philippines pour avoir soudoyé des policiers après avoir été interpellés pour des infractions mineures (comme l'excès de vitesse, la conduite d'une moto sans casque et les jets des déchets sur la voie publique), pour usage ou trafic de stupéfiants, pour ivresse publique et pour avoir provoqué des bagarres ou des farces malveillantes envers les locaux.
Mauvaises manières
[modifier]- Évitez de crier, d'élever la voix ou de vous énerver. C'est un moyen facile de faire perdre la face à quelqu'un et de donner l'impression que vous cherchez la dispute ou la bagarre.
- Les Philippins valorisent la délicatesse (« delicadeza ») et la franchise est rarement appréciée. À moins d'occuper une position d'autorité, évitez de souligner les erreurs de quelqu'un ou d'exprimer votre désaccord en public. Les Philippins considèrent qu'être interpellé est une perte de face et tenteront de se défendre. Si vous souhaitez faire une remarque, il est préférable de le faire en privé et poliment.
- Comme au Japon, il est impoli et insultant pour les Philippins d'appeler quelqu'un en tendant la main vers le haut et en faisant un mouvement de poignet vers soi, car ce geste est généralement utilisé pour appeler les chiens et les chats. Appelez quelqu'un en tendant la main vers le bas, face à la personne, et en faisant un mouvement de poignet vers elle, comme pour la gratter.
- Les Philippins accordent généralement une grande importance à la famille et la plupart vivent dans des familles élargies, souvent dans des maisons multigénérationnelles. Vivre chez ses parents, même après la majorité, reste la norme aux Philippines. Il est de coutume de se rendre en province lors des grandes fêtes pour retrouver sa famille élargie. Évitez les commentaires désobligeants sur la famille d'autrui, car cela pourrait vous aliéner des amis.
- L'humilité et la modestie sont des valeurs très importantes dans la culture philippine ; il est généralement impoli de se vanter de sa richesse ou de ses réussites personnelles auprès de personnes que l'on connaît peu.
- Les Philippins sont plutôt conservateurs en ce qui concerne les démonstrations d'affection en public. En particulier, s'embrasser passionnément (« lampungan ») peut ne pas être bien vu, même si c'est courant dans les grandes villes et zones touristiques comme Manille. On peut souvent observer des couples s'embrasser en public au parc Rizal, surtout avant et pendant la Saint-Valentin. Ailleurs, mieux vaut éviter ce genre de comportement, sous peine de s'attirer des regards désapprobateurs et des remarques déplacées, voire d'être arrêté pour comportement indécent. Se tenir la main, en revanche, est tout à fait acceptable ; de nombreux couples philippins le font ouvertement.
Questions sensibles
[modifier]- La présidence de Ferdinand Marcos, notamment les années de loi martiale (1972-1986), est un sujet particulièrement sensible aux Philippines. Durant ses quatorze années de dictature, plus d'un millier de Philippins ont été torturés, emprisonnés, portés disparus, assassinés ou contraints à l'exil. De nombreux mémoriaux ont été érigés en hommage aux victimes de la dictature, et les dates d'événements marquants qui ont conduit à la chute du régime Marcos, comme l'assassinat de Benigno « Ninoy » Aquino Jr en 1983 et la révolution du pouvoir populaire de 1986, sont devenues des jours fériés nationaux. Cela dit, certains Philippins (y compris les Marcos eux-mêmes) estiment que son régime a instauré une plus grande stabilité et que le pays a connu son âge d'or durant sa présidence. D'autres nient ouvertement les violations des droits de l'homme, la corruption endémique, la pauvreté généralisée et l'effondrement économique qui ont marqué cette période.
- La présidence de Rodrigo Duterte (2016-2022), a également suscité de vives controverses. S'il a été largement décrié aux Philippines et à l'étranger pour sa politique de « guerre contre la drogue » qui a tué des milliers de trafiquants et de consommateurs présumés, de nombreux Philippins ont une opinion positive de sa présidence, notamment pour l'amélioration de l'économie et de la qualité de vie dans le pays, ainsi que pour la réduction de la criminalité.
- Bien que les Philippines aient été sous domination espagnole pendant plus de 300 ans, les Philippins, dans leur grande majorité, ne s'identifient pas comme hispaniques et les Philippines ne sont pas un pays hispanique. Le pays partage certes de nombreux points communs avec les pays hispanophones en matière de coutumes, de religion, de gastronomie, de vêtements et de noms de personnes, mais les Philippins s'identifient peu à la sphère culturelle hispanique et l'espagnol, outre ses créoles, est largement considéré comme une langue étrangère. Tenter d'utiliser des stéréotypes hispaniques courants à l'égard des Philippins risque de susciter la perplexité, voire de révéler une méconnaissance de l'histoire du pays ou de sa situation géographique.
Vêtements
[modifier]De manière générale, les Philippins s'habillent plus modestement que les étrangers, et votre tenue vestimentaire influencera la façon dont les autres vous traiteront. Les femmes philippines s'habillent généralement plus modestement, bien que dans les villes et les zones touristiques, des tenues plus révélatrices soient assez courantes. Ne présumez pas que les femmes ainsi vêtues dans les boîtes de nuit sont des travailleuses du sexe, comme peuvent le penser certains Philippins plus âgés ; beaucoup d'entre elles passent simplement une soirée entre filles, comme tout le monde.
Partout dans le pays, une tenue décontractée occidentale est acceptée, mais soyez attentif au code vestimentaire lorsque vous vous rendez dans les églises, les lieux de culte, les administrations ou même les banques. Dans ces lieux, les visiteurs sont généralement tenus de s'habiller modestement, en couvrant les genoux, les épaules et le ventre. Cela signifie que les shorts et les débardeurs sont interdits pour les hommes, et les shorts très courts, les minijupes, les débardeurs à fines bretelles et les débardeurs pour les femmes. Ces dernières années, le port de jeans déchirés et de crop tops peut également être interdit dans de tels endroits. Le code vestimentaire est généralement affiché à l'entrée. Dans les lieux de culte, des châles ou des sarongs peuvent être fournis aux personnes qui ne sont pas vêtues convenablement.
À la piscine ou à la plage, les maillots de bain sont généralement pudiques selon les normes occidentales : shorts de bain aux hommes et maillots de bain une pièce sont proposés aux femmes. De nombreuses Philippines se baignent en gardant leur haut, mais les règles varient d’un endroit à l’autre.
Perception de l'étranger
[modifier]En dehors des circuits touristiques, et des "spots" comme Boracay qui attirent une clientèle internationale, il est peu probable que vous croisiez d'autres occidentaux sur votre chemin. Pour la majorité des philippins, rencontrer un étranger est toujours une source d'étonnement et de curiosité. On vous prendra probablement pour un américain ou un australien, alors dites simplement : ako'y Pranses (je suis français). Préférez au taxi les transports collectifs, tels que le métro et le jeepney (sorte de minibus). Fréquentez les marchés et les quartiers populaires. Il est même fort à parier qu'on vous dévisage, qu'on vous interpelle ou qu'on se retourne sur votre passage. N'en prenez pas ombrage ! Au contraire, profitez-en pour engager la discussion !
À mettre dans votre sac à dos
[modifier]Si vous envisagez de voyager dans des endroits reculés, prévoyez pour vos hôtes des petits cadeaux peu onéreux et très appréciés, tels que des allumettes, des briquets, des hameçons, ou du fil de pêche. Rien de tel pour établir un premier contact.
Photographie
[modifier]Généralement, les philippins ne sont pas hostiles et se prêtent même volontiers à poser avec leurs amis, leurs enfants ...(sans contrepartie financière). Évitez bien sûr les photos "à la sauvette", sans le consentement express de la personne. Souriez simplement, montrez l'appareil photo, et attendez un acquiescement. Si vous possédez un appareil numérique ou un caméscope, montrez les prises de vue que vous venez de réaliser. Succès garanti.


