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Colombie

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Colombie
​((es) Colombia)
Tayrona-Coastline.jpg
Drapeau
Flag of Colombia.svg
Information
Capitale
Superficie
Population
Densité
Autres langues
Monnaie
Religions
Électricité
Préfixe téléphonique
Suffixe Internet
Sens de circulation
Fuseau
Localisation

La Colombie, en forme longue République de Colombie, est un pays d'Amérique du Sud, frontalier du Venezuela, du Brésil, du Pérou, de l'Équateur et du Panamá.

Comprendre[modifier]

Géographie[modifier]

La Colombie est plutôt montagneuse avec la Cordillère des Andes qui traverse le pays du sud-ouest au nord-est, mais on peut trouver également de vastes plaines telle que Los Llanos Orientales. Une bonne partie de la Colombie est couverte de forêts, dont la majorité est l'Amazonie. Le pays a des côtes maritimes avec l'océan Atlantique, la côte Caraïbes, et l'océan Pacifique. D'ailleurs, le littoral atlantique comprend le plus haut massif montagneux côtier au monde : le Sierra Nevada de Santa Marta avec une altitude de 5 775 m à seulement 42 km de la mer des Caraïbes. Le pays compte également de nombreux volcans dont certains encore en activité et deux régions désertiques : La Guajira dans le Nord et le désert de Tatacoa dans le Sud.

Climat[modifier]

La Colombie a un climat tropical et isothermique. Les températures varient assez peu tout au long de l'année, quelle que soit la région concernée.
La diversité de climats en Colombie est caractérisée par des climats de forêt tropicale humides, de savanes, de steppes, de déserts et un climat alpin, ce dernier divisé en tierra caliente (terre chaude) tierra templada (terre tempérée) tierra fria (terre froide), tierra helada (terre gelée) et páramo (écosystème tropical humide).

Histoire[modifier]

La Colombie est l'un des trois pays créés après la chute de la Gran Colombia en 1830 (les deux autres étant l'Équateur et le Venezuela). Son nom lui a été donné par Simon Bolivar, le dirigent de l'indépendance colombienne contre les Espagnols (obtenue en 1819), en honneur à qui l'a découvert, Christophe Colomb.

Des guérilla d'extrême-gauche d'inspiration marxiste-communiste luttent depuis plus de 50 ans pour prendre le pouvoir dans le pays, à l'origine pour rompre une entente entre les deux seuls partis de l'époque qui se partageaient le pouvoir (le parti Libéral et le parti Conservateur) et introduire une réforme sociale dans le pays. Les FARC-EP (Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia - Ejército del Pueblo ; en français "Forces Armées Révolutionnaires de Colombie - Armée du Peuple") et l'ELN (Ejército de Liberación Nacional ; en français "Armée de Libération Nationale") composent aujourd'hui les deux dernières guérillas encore en activité (d'autres ont disparu, comme le M-19). Cependant, ces deux groupes ont aujourd'hui perdu leurs idéaux et leur lutte est désormais en partie financée par l'argent du trafic de drogue et des rançons. Mais, même si certaines régions sont encore sous le contrôle de ceux-ci, les guérillas manquent de puissance militaire et du soutien populaire nécessaires pour renverser le Gouvernement.

Des groupes armés paramilitaires d'extrême-droite "anti-rébellion" sont apparus dans les années 1960 pour lutter contre les guérillas marxistes. À l'origine créés par les grands propriétaires terriens pour se protéger contre celles-ci (qui souhaitent redonner les terres aux paysans), ces groupes paramilitaires se sont unifiés dans les années 1990 pour former les Autodéfenses unies de Colombie (AUC) et développer très fortement la production et le trafic de cocaïne dans le pays. Les paramilitaires sont également utilisés par de grandes multinationales pour expulser des paysans de leurs terres (en particulier sur la côte Pacifique) et ainsi mettre en place la monoculture de la palme à huile qui sert à la production de bio-carburant. C'est ainsi que plus de 3,5 millions de personnes ont le statut de déplacés et s'amassent dans les quartiers pauvres de grandes villes, en particulier Bogotá. Ces groupes ont fait plus de victimes que les guérillas d'extrême-gauche et sont responsables de plusieurs millions de déplacements forcés dans les années 1990/2000. Plusieurs scandales politiques ont également révélé des liens entre l'ancien président colombien Uribe, des militaires et les paramilitaires (puisque leur intérêt à lutter contre les FARC est similaire).

À l'heure actuelle (2014), la majorité des zones touristiques ont été sécurisées, les voyages par voie terrestre sont tout à fait envisageables dans la moitié Nord du pays. Les grandes villes sont également sûres, bien qu'elles souffrent encore de grands écarts entre les populations riches et pauvres. Les zones à visiter avec davantage de prudence sont la côte Pacifique et le Sud plus généralement.
Depuis novembre 2012, le président de la République Juan Manuel Santos a débuté un dialogue de paix avec les FARC à La Havane (Cuba). Les négociations sont toujours en cours, mais ont déjà permis des avancées historiques, ce qui laisse à penser à un accord de paix global qui pourrait mettre fin à une guerre interne qui dure depuis 50 ans dans le pays.

Population[modifier]

La population de Colombie est d'environ 46 591 147 habitants (estimation en 2012). On estime que les trois quarts de la population du pays vit proche des côtes (entre 0 et 100km)

Régions[modifier]

Villes[modifier]

Autres destinations[modifier]

  • Pereira-Manizales-Armenia (Zone du Café)
  • San Gil-Barichara-Bucaramanga (Santander)
  • La côte Pacifique (Choco)
  • La Guajira
  • Parcs nationaux de Colombie

La Colombie offre des dizaines de destinations toutes plus dépaysantes les unes que les autres : du paradis tropical du parc Tayrona (près de Santa Marta) aux sommets enneigés du Cocuy (Boyaca) en passant par les déserts de la Guajira et de la Tatacoa ou les villes coloniales (telles que Carthagène, Villa de Leyva ou Popayan), chacun y trouvera son bonheur.

Aller[modifier]

Formalités[modifier]

  •      Colombie
  •      Carte d'identité nationale
  •      Exemption de visa
  •      Visa requis

Les visiteurs doivent obtenir un visa afin de pouvoir entrer en Colombie à l'exception des citoyens des pays identifiés en bleu et en or ci-dessus. Les citoyens des pays identifiés peuvent entrer avec une carte d'identité au lieu d'un passeport.

Les Canadiens doivent payer une taxe pour entrer en Colombie, à l'exception de ceux âgés de moins de 14 ans et de plus de 79 ans. L'archipel de San Andrés, Providencia et Santa Calina est exclu. La taxe est au montant de 160 000 COP qui doit être payé directement aux autorités douanières au point d'entrée.

De plus, les visiteurs de la Chine, de l'Inde, de la Thaïlande et du Viêt Nam qui ont un visa valide délivré par les États-Unis ou l'espace Schengen n'ont également pas besoin de visa.

Les citoyens du Bangladesh, de Cuba, du Ghana et de la Somalie ont besoin d'un visa de transit afin de pouvoir transiter en Colombie.

En avion[modifier]

Air France propose un vol direct Paris Charles de Gaulle/Bogotá. Depuis le reste de l'Amérique latine, Bogotá est très bien desservie ; Taca notamment propose de nombreux vols en provenance de et vers Lima, Quito et San Jose.
Cartagena est reliée à Panamá City avec Copa Airlines. Sachez que financièrement, il peut être très intéressant de partir pour la Colombie non pas de Paris mais de... Madrid ! Les compagnies Avianca et Iberia proposent des vols réguliers à des tarifs intéressants.

Continental Airlines et Delta Airlines proposent également des vols au départ de Paris avec 1 ou 2 escales sur le sol américain.

Il existe une exemption de la taxe de sortie du pays pour les touristes. Il faut pour cela passer par le bureau de la DIAN qui se trouve dans le hall de départ.
Le visa touristique (90 jours) est gratuit et obtenu directement à l'arrivée à l'aéroport en Colombie.

En bateau[modifier]

Il est possible de se rendre à Cartagena en bateau depuis le Panamá (et inversement : quitter Cartagena pour aller au Panamá), via les îles San Blas. Ce sont uniquement des petits bateaux particuliers qui font le trajet, sans aucune reconnaissance quelconque en tant que "transport de touristes". Rien ne protège donc l'utilisateur, ni de vol ni du reste. Et les problèmes sont fréquents, même si tous les équipages ne sont pas forcément malhonnêtes... À déconseiller sauf si le bateau que l'on s'apprête à prendre a été vivement conseillé par des touristes qui viennent de le prendre quelques jours auparavant (et il est important que ce soit des touristes, pour éviter d'avoir à faire à d'éventuels rabatteurs)

En train[modifier]

Pour venir en Colombie par le train, vous devrez patienter quelques siècles... Le système ferroviaire n'existe tout simplement pas. Seule une ligne relie Bogotá à la ville côtière de Santa Marta, mais elle est réservée aux trains de marchandises. L'absence totale de système ferroviaire rend le trafic sur les routes du pays souvent anormalement dense.

En autocar[modifier]

Malgré la mauvaise réputation qu'a le voyage par la route en Colombie, il est toutefois largement possible de voyager ainsi, à condition de se renseigner à l'avance sur l'itinéraire, les zones traversées, et l'activité de la guérilla pour réduire les risques de mauvaise rencontre. Il faut savoir que sur la majorité des axes empruntés par les sociétés de transport, la présence de l'armée constitue une présence dissuasive et réelle. Les possibilités de déplacements en bus et autocars sont innombrables, et les gares routières sont aussi fréquentées que des aéroports dans certaines villes du pays. Les services proposés sont très variés : il est conseillé de privilégier les compagnies qui ont pignon sur rue comme BOLIVARIANO, BERLINAS, COPETRAN ou EXPRESO BRASILIA. Les bus sont modernes, très confortables (fauteuil avec coussin, réglable en position allongée et projection de films). Pensez toutefois à vous munir d'une couverture (l'air conditionné y est souvent beaucoup trop fort), et éventuellement de boules-quiès.

À titre d'exemple, un trajet BOGOTÁ-CARTHAGÈNE en bus dure autour de 20 h, pour un coût de 50  environ. Les arrêts sont fréquents. Évitez les comportements de touristes (du style sortir l'appareil photo à chaque village traversé, et surtout de vous manifester comme étranger en parlant ou par manque de discrétion). Pour les voyages inter-urbains un peu plus courts (se déplacer d'une ville à une autre au sein d'un même département), vous pourrez aussi prendre des BUSETAS (sorte de minibus au confort parfois sommaire) pour un tarif encore plus économique. Pensez toutefois que les routes colombiennes sont parsemées de creux et de bosses, et que sur ce type de transport plus modeste, vous risquez de connaître le "tape-cul" durant toute la durée de votre voyage ! Le gros avantage du voyage en autobus est de pouvoir admirer les magnifiques paysages de la Colombie. La descente de Bogotá vers l'intérieur du pays est d'une pure beauté (amateurs de paysages de montagne, vous serez servis !)

Dans tous les cas ne pas hésiter à négocier les prix, surtout si vous êtes plusieurs : voici quelques idées de prix au départ de Bogotá (en Pesos)

  • Santa Marta : $70,000 (officiellement $100,000)
  • Bucaramanga : $40,000 (officiellement $60,000)

Pour ce qui est du passage de frontière, avec l’Équateur ou le Venezuela, privilégiez fortement les trajets de jour. De toute façon, la plupart des postes frontières ferment la nuit.

En voiture[modifier]

Attention pour les aventuriers de la route Panaméricaine !

Il n'existe actuellement aucune liaison routière entre Panamá et la Colombie. Ne pas essayer de passer la frontière à travers la forêt car les risques d'attaque ou de s'égarer sont sérieux !

Circuler[modifier]

La meilleure manière de circuler en Colombie est l'autobus (voir la catégorie "en autobus" dans la précédente rubrique). Il est aussi possible de circuler en voiture évidemment, mais ce n'est pas recommandé en dehors des villes pour des raisons de sécurité. De même, le trafic en ville est globalement très dense et les Colombiens ne respectent pas les priorités (à droite, piétons,...). Donc beaucoup de prudence est nécessaire si vous voulez circulez en voiture ou vélo en ville !
Concernant les taxis, il est conseillé de les appeler par téléphone plutôt que de les prendre dans la rue. À part Bogotá où ils sont équipés de compteurs, il est préférable demander/négocier le prix de la course avant de monter dans le taxi dans les autres villes colombiennes. Concernant les bus, chaque grande ville a son système de bus urbains et toutes ont des BUSETAS dont les prix sont autour de $1600 le trajet. Medellín a également un métro aérien en plus.

Parler[modifier]

Museo de Antioquia à Medellin

L'espagnol parlé en Colombie a un charme incomparable. L'intonation et le phrasé sont très clairs et caractéristiques. Les Colombiens ont un espagnol facilement compréhensible, même s'ils affectionnent quelques petits slams ou variantes de vocabulaire propres à leur pays...

Par exemple :

  • Qué hubo ? (prononcé kiubo) = Comment ça va ? (Relativement familier)
  • Chévere, Tan Chévere, Cheverisimo, cheverisisimo, etc. :) : Super, trop bien, génial
  • Bacano = identique à ci-dessus
  • Mi hijo (prononcé mijo) = terme amical (utilisé surtout par les commerçants :) (littéralement : fiston)
  • Dar papaya (littéralement "donner la papaye") tenter le diable en attirant les convoitises des voleurs ou de toute autre personne intéressée à vous léser (exhiber une montre en or dans un quartier ou rôdent des voleurs, "eso es dar papaya !")
  • Qué mamera ! = quelle flemme, quelle fatigue !
  • Papacito ! (beau gosse) Mamacita ! (jolie fille)
  • un tinto = un café noir

Acheter[modifier]

La monnaie officielle est le Peso, souvent abrégé en $ ou Col$. Le dollar américain est souvent accepté.

Taux de change COP actuel
Google Finance: CAD CHF EUR GBP USD
Yahoo! Finance: CAD CHF EUR GBP USD
XE.com: CAD CHF EUR GBP USD
OANDA.com: CAD CHF EUR GBP USD
fxtop.com: CAD CHF EUR GBP USD

Les distributeurs de billets sont très présents dans toutes les villes, mais limitent souvent les retraits à 400 000 Col$. Ceux de CityBank permettent des retraits supérieurs (jusqu'à 600 000 Col$).

Il est conseillé de visiter les marchés d'artisanat populaires ("Artesanias"). On en retrouve dans chaque grande ville ainsi que dans les villages touristiques. Les ARTESANIAS de Carthagène sont très célèbres et combleront les amateurs d'art populaire et de souvenirs très "couleur locale". Que ramener de Colombie ? Des hamacs tissés fait main (magnifiques), des imitations de statuettes d'art précolombien ou inspirées de BOTERO, des chemises « guayavera » (typique de la côte caraïbe), un sombrero « vueltiao » (chapeau de la côte et emblème national), des objets de cuir (la qualité du cuir colombien est extraordinaire), des chaussures, molas (étoffes décoratives), une « mochila » (sac typiquement colombien),... Les Artesanias de BOGOTÁ, situées à proximité de la Place Bolívar dans le centre-ville historique (la Candelaria) sont très intéressantes aussi à visiter. Attention cependant de ne pas s'y aventurer après 19 h, le quartier est moins sûr à la nuit tombée.

Sinon, il peut être intéressant de visiter les "San Andresito", sorte de labyrinthes commerçants grouillants de monde. Dans un San Andresito, on trouve de tout, absolument de tout, à des prix très attractifs. Si vous souhaitez vous y aventurer, faites-vous accompagner d'un habitué colombien pour négocier. Non que ces lieux soient risqués (les commerçants veillent à surveiller la moindre tentative de vol pour ne pas compromettre la réputation de l'endroit), mais parce qu'aucun prix n'étant affiché, votre statut d'étranger peut vous valoir de payer le prix fort.

Manger[modifier]

Le plat typique de la région de Bogotá est l'AJIACO, une soupe mélangeant trois variétés de pommes de terre, des morceaux de poulet, du mais, de la crème fraîche et des câpres. La ville de Medellín a pour spécialité la "Bandeja Paisa", un plat de viande hachée servie avec du riz, des haricots rouges, un boudin non piquant appelé "chorizo", un œuf, des tranches de bananes frites ("patacones") et un avocat. Le pain colombien consiste en de petites galettes de mais appelées "AREPAS". Sur la côte, les spécialités de fruits de mer sont nombreuses, notamment la "CAZUELA" sorte de bouillabaisse des Caraïbes, à goûter absolument !
La cuisine colombienne, contrairement à une idée répandue, n'est pas chargée en épices. Mais c'est une cuisine globalement simple (pas très élaborée) et basée sur le riz (pratiquement à chaque plat !). Les saveurs y sont subtiles, et le mélange sucré salé particulièrement présent ! Enfin, ne manquez pas de goûter les fabuleux jus de fruits tropicaux ("JUGOS NATURALES") servis à chaque repas digne de ce nom ! Si vous tenez absolument à boire du vin, laissez-vous tenter par les vins du Chili, excellents et abordables. Les vins français sont hors de prix et l'éventail de choix vous décevra ! Comme dessert, il y a une grande quantité de desserts de toutes sortes. Du fait de la topographie et donc du climat du pays, il est possible de trouver une quantité impressionnante de fruits et légumes en toutes saisons.

Pour le café, le choix est très varié. On trouve en Colombie le pire et le meilleur (un peu comme pour les cigares à Cuba). Le meilleur café est généralement exporté, donc il ne reste que celui de mauvaise qualité. On peut en trouver malgré tout. Si vous voulez déguster un excellent café typique, demandez un "tinto campesino con panela", aromatisé avec un sucre roux de canne brut très aromatique.

Boire / Sortir[modifier]

La vie nocturne à Bogotá se concentre autour de la "zona T" (la zona rosa de la capitale autour de la "calle 85") où se côtoient la jeunesse dorée de la ville, les artistes et les fêtards de tout bord. Un nombre incroyable de bars et discothèques de tout type vous combleront. Du côté du "parc de la 93", vous trouverez de nombreux bars bondés tout autour de la place, avec des animations très sympas. Sécurité bonne même s'il faut éviter de rester à proximité lorsqu'il y a une dispute violente entre fêtards ivres. Même à une heure tardive, les taxis vous attendent en nombre pour vous ramener à votre hôtel.

Il est aussi possible de sortir dans le centre (la Candelaria), ambiance plus typique avec des bars à salsa et discothèques et prix plus doux. Attention cependant à ne pas s'aventurer seul dans des rues obscures !

Se loger[modifier]

Chaque "grande" ville susceptible d'être "visitée" par des touristes a une chouette guesthouse : "El Papyrus Hostel" (http://hotelmicasabyb.com) à Bogotá, "La Iguana Perdida" à Cali, "La Casa Amarilla" à Cartagena, "Masaya" à Santa Marta, "Amazonas The Amazon Bed & Breakfast" (http://amazonbb.com) à Leticia,... À Bogotá, un hostal sort du lot : MASAYA (http://www.masaya-experience.com/fr). À Salento, l'hostal "Estrella Sin Fronteras" est bon marché avec une ambiance super sympa et dont les deux propriétaires sont Français.

Pour bien choisir son logement en voyage, le mieux est de regarder sur des sites comme Hostelworld (http://www.french.hostelworld.com/) ou Tripadvisor (http://www.tripadvisor.fr/).

Apprendre[modifier]

La majorité des collèges et universités de Colombie sont privés et sont globalement très coûteux. Ce qui explique en partie le peu de taux d'étudiants dans la population. Malgré cela, la Colombie compte de nombreuses universités prestigieuses. La plus célèbre est l'université "Los Andes" à Bogotá, qui forme une partie de l'élite du pays (c'est aussi la plus chère, avec un prix qui tourne autour de 11 000  pour seulement une année !). "L'Université Nacional de Colombia" est la plus grande université publique (elle possède 7 sièges régionaux) et est considérée comme la meilleure du pays (en concurrence avec "Los Andes"). Son campus à Bogotá vaut le détour. La UIS ("Universidad Industrial de Santander") à Bucaramanga est également l'une des meilleures universités publiques du pays et de toute l'Amérique Latine.

Communiquer[modifier]

Les Colombiens sont un peuple extraordinairement chaleureux et hospitalier. Ils souffrent tant de l'image négative que peut avoir leur pays dans le monde, qu'ils mettent un point d'honneur à accueillir les étrangers comme il se doit, afin de contribuer à changer cette image.

Sécurité[modifier]

Avertissement de voyage Numéro d'appel d'urgence :
Tous services d'urgence : 123

La sécurité est un sujet qui fait beaucoup causer en Colombie. Pour certains, le voyage se passe très bien, pour d'autres, il est marqué d'évènements graves (pour ne pas dire dramatiques), mais ces derniers cas sont quand même très rares aujourd'hui. En Colombie, plus qu'ailleurs sur le continent, on s'en remet à Dieu et la notion de hasard prend pleinement son sens... En tant qu'européen, on est susceptible d'être dérangé, et cela va de la curiosité très poussée des guérilleros pendant un contrôle de bus, à plus grave (ça reste des cas de figure très marginaux).

Rien n'étant prévisible, il vaut mieux prendre ses précautions :

  • circuler en ville de jour n'est pas plus problématique qu'ailleurs. De nuit, préférez les taxis (très économiques, une course vous coûtera rarement plus de de nuit), mais ne les prenez pas au hasard dans la rue (appelez ou demandez au personnel des bars)
  • se déplacer entre villes est un peu plus compliqué : quand c'est possible, privilégier l'avion. La compagnie nationale Avianca dispose d'une flotte d'avions très confortables. Il existe également depuis 2012 une compagnie low-cost : vivacolombia.co. Voyager en autobus ne pose pas de problème particulier entre les grandes villes (même si les voyages sont très longs). Meilleur voyager de jour dans les zones sensibles et préférez partir tôt pour arriver avant la tombée de la nuit lorsque les trajets n'excèdent pas 12 h. Pour les voyages entre Bogotá et la côte, le Santander et la zone caféière, les voyages de nuit sont envisageables. Même de jour, vous pouvez avoir le droit à des contrôles en tout genre, en particulier dans les zones de résistance (San Augustin et Popayan surtout, l'Amazonie de l'autre côté). Donc, avoir prévu déjà dans sa tête une petite phrase disant d'où vous venez (votre point de départ en Colombie, et non votre pays d'origine) et où vous allez, afin de répondre à l'habituelle question "De dónde vienes y a dónde vas ?"... Chercher ses mots dans le dico peut être embarrassant à ce moment... Avoir sur soi une photocopie de son passeport à dégainer dès que fuse le "Documentación ?". Le passeport original, lui, ne se montre qu'en ultime recours. Inutile cependant de dramatiser, vous risquez de vous faire fouiller comme à l'entrée de n'importe quelle discothèque en France, mais les militaires/policiers sont en général aimables et si vous discutez avec des Colombiens, vous vous rendrez compte que pour eux ces pratiques sont synonymes de sécurité sur les routes.
  • les treks sont également envisageables. De nouveau se renseigner sur la situation de la région. Par exemple, celui de la Ciudad Perdida dans la Sierra Nevada de Santa Marta est maintenant hyper-sécurisé, avec un campement militaire sur le site même et aucun problème tout au long du chemin.
  • la drogue est un réel problème en Colombie et devant quelqu'un en situation de manque ou un agresseur, mieux vaut accepter de donner le peu d'argent qu'on aura eu le bon sens de prendre sur soi (suffisamment pour satisfaire un éventuel agresseur, donc peu...). Ne tentez pas de résister, ce sont dans ces cas-là qu'il arrive y a des meurtres.


Pour résumer, la Colombie n'est pas un pays plus dangereux que certains de ses voisins dont on ne parle pratiquement pas (Venezuela, Honduras, Salvador, Mexique,...). Voyager là-bas nécessite des recommandations de sécurité plus élevées qu'en Europe (mais sans être celles d'un pays en guerre non-plus), avec quelques particularités. Ne pas montrer de signes extérieurs de richesses, ne pas s'aventurer tout seul dans les rues la nuit,...
La Colombie est un pays qui souffre beaucoup de sa mauvaise image due à la guerre interne entre guérillas et paramilitaires et à la cocaïne. Mais c'est une destination qui vaut vraiment le coup de connaître, avec une diversité de paysages, de cultures et d'habitants extraordinaires.

Conseils gouvernementaux aux voyageurs[modifier]

  • Belgique Belgique (Service Public Fédéral Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au développement) Logo indiquant un lien vers le site web
  • Canada Canada (Gouvernement du Canada) Logo indiquant un lien vers le site web
  • France France (Ministère des Affaires étrangères) Logo indiquant un lien vers le site web
  • Suisse Suisse (Département fédéral des Affaires étrangères) Logo indiquant un lien vers le site web

Santé[modifier]

Répulsif anti-moustiques nécessaire (mieux vaut l'acheter sur place, plus économique et plus efficace), voire traitement anti-paludisme à discuter avec son médecin traitant (uniquement pour l'Amazonie et la côte Pacifique).

Le vaccin contre la fièvre jaune n'est nécessaire que dans les régions en dessous de 1 000 m d'altitude (donc inutile à Bogotá). Possibilité de se faire vacciner à l'aéroport de Bogotá, mais attention : à faire 2 semaines avant d'aller dans une zone à risque.

Pensez également à un aspi-venin qui ne servira peut-être pas mais qui, s'il sert, évitera bien des déboires...

Au niveau de l'eau potable, il est impératif d'acheter des bouteilles d'eau et de ne pas boire au robinet pour toute la Colombie. Les seules exceptions sont Bogotá et Medellín où l'eau du robinet peut être bue (bien qu'elle ait un fort goût de chlore).

Respecter[modifier]

Les Colombiens d'une manière générale sont extrêmement respectueux de leurs concitoyens mais encore plus des étrangers. N'hésitez donc pas à utiliser les mots-clefs de la politesse colombienne : "que pena"-"permiso" (excusez-moi), "por favor" (svp), "muchas gracias" (merci beaucoup), "muy amable" (vous êtes très aimable), "que le vaya bien" (portez vous bien), "Hagame un favor" (pourriez-vous m'aider),...

Une attention toute particulière est à apporter à l'humour colombien : il demande une préparation de tout les instants pour savoir à quel moment vous devez rire pour ne pas vexer votre hôte : en effet, l'humour colombien est extrêmement caractéristique et relativement "élitiste". N'hésitez pas à chercher au préalable des recueils de "chistes" (blagues) pour vérifier ce point... D'une manière générale, évitez de vous moquer gentiment de quelqu'un ou de ses mésaventures, même d'un ami : ça peut être mal pris.

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